Pour savoir qui on est, il est bon de connaître d’où on vient et où on va !

Merci à l’Eglise de nous proposer chaque année ce temps du carême pour nous préparer à célébrer le mystère pascal, cœur de la foi des baptisés. La pédagogie proposée, avec les moyens que sont la prière, le jeûne et le partage, sont des leviers puissants pour nous renouveler dans le désir de la conversion de manière personnelle et en communauté rassemblée autour du Seigneur.

 

En cette période, nous sommes unis de manière très particulière aux jeunes et aux adultes catéchumènes dans l’ultime combat vers ces jours de grâces qu’ils vont vivre dans les cathédrales et les paroisses de nos diocèses.
Avec eux, nous goûterons au trésor de la liturgie qui nous initiera aux mystères de la foi par les rites, les scrutins, les célébrations de la grande semaine sainte. Une fois de plus nous ferons l’expérience du lien étroit et constitutif entre la religion juive et la religion chrétienne : Comment comprendre les rites de l’eau, du feu, de la lumière, des onctions, de la liturgie eucharistique, … sans aller puiser dans nos racines juives ?
Pour savoir qui on est, il est bon de connaître d’où on vient et où on va ! C’est ce que voudrait nous aider à percevoir le dernier numéro de la revue l’Oasis : « Jésus, un juif ? ». À la lecture de ces pages il me semble qu’un baptisé n’aura pas assez d’une vie pour comprendre la portée des racines juives de la foi chrétienne, dans l’Ecriture, dans la liturgie … Comme catéchistes et accompagnateurs en catéchuménat, nous proposons et déployons une catéchèse enracinée dans le mystère du Christ qui ne vient pas abolir les Écritures mais les accomplir. Cela évitera bien des écueils …

 

Alors que notre monde a les yeux tournés vers la guerre en Ukraine, plus que jamais les baptisés en route vers Pâques sont invités à être des signes de fraternité, de paix, de solidarité, de pardon. Le procès autour de l’assassinat du père Hammel début mars, donne à voir – à lire la déclaration de Mgr LEBRUN, archevêque de Rouen – ce que peut apporter au monde le témoignage de croyants face au mystère du mal et de l’intégrisme religieux. Le signe de la journée mémorielle du 3ème dimanche de carême instituée par les évêques de France devant le cataclysme des abus dans l’Eglise contribue aussi à œuvrer pour la justice et la conversion, la réconciliation et la vérité.

 

Invoquons saint Turibe de Mogrovejo, évêque et catéchiste, fêté ce 23 mars, sous le patronage duquel le Directoire pour la catéchèse de 2020 est placé, lequel le , afin qu’il nous aide à poursuivre notre mission comme de joyeux serviteurs du Christ, laissant résonner sa Parole dans le monde aujourd’hui !

 

P. Christophe Spérissen, Responsable pastoral de la catéchèse dans le monde du handicap (PCS) au SNCC

Pour aller plus loin

L’Oasis n°23 : Jésus, un juif ?

« La vie est un grand stage d'amour » disait un évêque à un groupe de jeunes confirmands. Il voulait susciter en eux cette conviction que la foi chrétienne est d'abord et avant tout une Bonne Nouvelle comme le rappelle si souvent le pape François : Dieu nous aime, chacun, de manière inconditionnelle ! Et être disciple du Christ c'est goûter tout au long de sa vie cette présence d'un Dieu qui toujours relève, toujours met debout.

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