Comment se comporter avec un enfant atteint de Trisomie 21 ?

11 juillet 2010: Atelier dessin lors du festival Let's be different organisé par l'OCH, l'Arche, A bras ouverts et Foi et Lumière. Jambville (78), France. July 11rst, 2010: festival Let's be different organised by the OCH, the Arche, A bras ouverts and Foi et Lumière. Jambville (78), France.Un enfant atteint de trisomie 21 présente en général une lenteur à « traiter » une information et à fournir une réponse.

Il est souhaitable de lire d’abord : Le point sur la trisomie 21

Ce serait une erreur de penser trop vite que l’enfant ne répond pas parce qu’il ne comprend pas. Et si la réponse arrive de manière décalée dans le temps, elle peut être négligée. Attention donc à bien faire preuve de patience.

L’enfant aura souvent besoin d’aide pour décoder les règles de relation et de fonctionnement. L’installation d’un rituel dans le déroulement d’une rencontre va l’aider et le rassurer.

De même il est important de donner à l’enfant une seule consigne à la fois, car il peut présenter de grandes difficultés avec les consignes complexes, d’autant plus s’il a des problèmes de mémoire. L’enfant aura besoin de temps de pause fréquents, sa fatigabilité est grande.

En outre, l’enfant trisomique a très tôt conscience de son handicap. Il peut, par crainte de l’échec dans la communication, ne pas s’exprimer.

Pour l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, les enseignants s’appuient sur des méthodes utilisant les pictogrammes, les gestes, et divers supports de dessins et d’images. Dans certains cas, l’enfant peut bénéficier d’un support par le Français signé (langue des signes française très simplifiée). Si c’est le cas pour les enfants qui vous sont confiés, il peut être intéressant que vous y soyez initiés un minimum. Les éducateurs et les parents pourront vous y aider.

Puisque les compétences intellectuelles sont très variables d’un enfant à un autre, l’apprentissage de la lecture et les niveaux d’acquisition seront aussi très variables entre les uns et les autres. Tandis que certains ne pourront que décoder sans vraiment comprendre, d’autres auront une bonne compréhension de ce qu’ils lisent. D’autres enfin auront besoin d’un apprentissage jusqu’à un âge très avancé, nécessitant beaucoup de persévérance de la part de chacun. Tous les efforts ne seront pas automatiquement accompagnés de progrès, mais le développement intellectuel peut se poursuivre jusqu’à 30-35 ans.

Des troubles du comportement peuvent exister (de type autistique par exemple), mais d’autres troubles peuvent apparaître aussi en cas de douleur physique, de manque de sommeil, d’une situation conflictuelle, ou d’un mal-être consécutif à une inadaptation dans la situation ou l’action proposée. Y être attentif permet d’y remédier.

L’acquisition de la propreté peut-être retardée et il est nécessaire de proposer, jusqu’à un âge avancé, même à ceux qui sont propres, d’aller aux toilettes de façon régulière (toutes les heures et demi par exemple).

L’enfant aura souvent besoin d ‘aide pour décoder les règles de relation et de fonctionnement. Dans un groupe, il saura s’appuyer sur les autres enfants et jeunes pour identifier les lieux et les consignes valables pour tous. L’installation de la ritualité dans le déroulement d’une rencontre va l’aider et le rassurer. Il saura s’appuyer sur le contexte. Cependant, il faudra aussi prendre garde à ce que l’enfant ne s’enferme dans cette ritualité.

Pour aller plus loin :

  • La fédération Trisomie 21 et le Groupe d’Etude pour l’Insertion Sociale des personnes porteuses d’une Trisomie 21 (GEIST 21)
    Site web : http://www.trisomie21-france.org
  • Mon enfant est trisomique, Collection Déclic : Mon enfant, 28€ (hizy.org/boutique)
  • Accompagner l’enfant trisomique, Denis Vaginey, Éd Chronique sociale 2006

L'article de référence

  • 16 octobre 2009 : 3 jours de l'OCH (Office Chrétien des Personnes Handicapées), Maison de la Mutualité, Paris, France.

    Points de vigilance pour aborder le handicap en catéchèse

    Pour aller à la rencontre, pour aimer ceux que nous sommes amenés à accompagner en « handicatéchèse » (PCS), il faut s’adapter aux personnes, à leurs capacités et à leurs attentes. Ce dossier réalisé en nous appuyant sur les travaux du Dr Marie-Jeanne Mattlinger, du Conseil national de la pastorale des personnes handicapées (pph), voudrait vous aider à apprendre à mieux connaître ces personnes et donc à connaître quelques données de leur(s) handicap(s). La bonne volonté ne suffit pas.