Quelle attitude avec une personne atteinte d’IMC ?

Flyer PCS national recto 2016

Tout d’abord, il importe de bien connaître les capacités et la relation au monde de l’enfant ou du jeune. Attention aux idées fausses !

Il est préférable de lire d’abord l’article : le point sur l’infirmité motrice cérébrale.

Une personne peut en effet avoir une paralysie, des mouvements involontaires, des troubles de la parole, et avoir cependant des facultés intellectuelles tout à fait normales. C’est dans ce cas qu’est utilisé le terme IMC (infirmité motrice cérébrale) en différence avec l’IMOC (infirmité motrice d’origine cérébrale).

Pour d’autres enfants, les troubles visuels, auditifs, et les troubles de la parole peuvent avoir des conséquences lourdes sur la scolarisation même si les facultés intellectuelles n’ont pas été touchées. Dans tous les cas, il convient de vérifier auprès des éducateurs et des parents les aptitudes et les acquisitions en cours, et toutes les potentialités de l’enfant.

Eric, astronome, envers et contre tous

« Il est normal que les gens appréhendent de communiquer avec moi. C’est à moi d’aller au devant d’eux, toujours prouver de quoi je suis capable …puisqu’on me prend pour un demeure. C’est d’autant plus difficile vu mes problèmes d’élocution mais je dois le faire. »

Eric, astronome, envers et contre tous : témoignage paru dans «Déclic», Mon enfant est IMC, p. 13/14

 

Une vision déformée

Les troubles du regard sont importants à connaître, pas toujours faciles à détecter. Ils associent souvent des problèmes de représentation spatiale et des problèmes à la réalisation des gestes. L’acuité visuelle est normale, et pourtant l’enfant n’arrive pas à réaliser son idée. Les difficultés oculo motrices rencontrées entrainent une vision du monde déformée, un brouillage dans les informations reçues, une impossibilité à réaliser un dessin pourtant simple. Maintenir un regard fixe représente un effort considérable. L’enfant ne regarde pas ce qu’il est en train de faire, et peut donner l’impression fausse de ne pas s’intéresser. La rééducation orthoptique peut apporter des améliorations et donner des outils pour aider les enfants dans leurs apprentissages.

Une audition sans « relief »

Quand l’audition est perturbée, cela peut être à cause d’une mauvaise coordination entre l’oreille droite et la gauche. Cela produit pour la personne la disparition du relief sonore, et donc l’impossibilité d’identifier l’origine du son. Quand plusieurs personnes parlent en même temps, impossible de différencier d’où viennent les sons, et la compréhension est gênée. Il importe d’en tenir compte et de favoriser la discussion en dialogue, en tête à tête, plutôt que dans un groupe.

Faire et refaire

Pour l’enfant normal, l’acquisition des gestes automatiques se fait en confrontant les informations visuelles et auditives avec les sensations articulaires, cutanées, et musculaires. Le mouvement sera progressivement de mieux en mieux adapté, et s’automatisera au fur et à mesure des éléments déjà mémorisés.

Cet enchainement des acquisitions sera beaucoup plus difficile pour l’enfant atteint d’une IMC, car il aura beaucoup plus besoin de « penser » le mouvement qu’il veut faire, sans jamais réellement parvenir au but recherché. L’enfant aura besoin d’encouragements, car ses capacités seront d’autant plus développées qu’il aura un désir d’autonomie et de participation.

Le comportement psychoaffectif

En fonction de la gravité des troubles survenus autour de la naissance, l’enfant peut avoir été longuement hospitalisé. C’est une première cause de difficultés dans la relation parents-enfant, qui peut se trouver compliquée de sentiments de culpabilité.

L’enfant a rapidement conscience de son handicap. Ce dont il a besoin pour se développer au mieux de ses capacités est d’être valorisé, de se sentir en sécurité, et encouragé vers l’autonomie. Le handicap met l’enfant dans une situation de dépendance affective. Il a besoin que l’on soit attentif à ses désirs. Non reconnu dans les désirs qu’il manifeste, l’enfant pourra exprimer sa souffrance par la dépression ou par des manifestations agressives.

Pour aller plus loin :

Mon enfant est IMC, Guide Déclic, https://hizy.org/fr/boutique

L'article de référence

  • 16 octobre 2009 : 3 jours de l'OCH (Office Chrétien des Personnes Handicapées), Maison de la Mutualité, Paris, France.

    Points de vigilance pour aborder le handicap en catéchèse

    Pour aller à la rencontre, pour aimer ceux que nous sommes amenés à accompagner en « handicatéchèse » (PCS), il faut s’adapter aux personnes, à leurs capacités et à leurs attentes. Ce dossier réalisé en nous appuyant sur les travaux du Dr Marie-Jeanne Mattlinger, du Conseil national de la pastorale des personnes handicapées (pph), voudrait vous aider à apprendre à mieux connaître ces personnes et donc à connaître quelques données de leur(s) handicap(s). La bonne volonté ne suffit pas.