Troisième semaine de Carême : Evangile de la Samaritaine – Journée mémorielle et 1er scrutin

Au cœur du Carême, le 3ème dimanche renouvelle l’appel à la conversion.
Il est également l’occasion de célébrer le 1er scrutin avec les catéchumènes qui se préparent à recevoir les sacrements de Pâques, en méditant les textes de la messe de la Samaritaine (de l’année A).

Nous sommes aussi invités à vivre ce jour là un temps mémoriel pour les personnes victimes d’abus. Nous devons entendre l’appel à la lucidité devant notre péché personnel et collectif, ne pas refuser le chemin de conversion comme itinéraire de retour vers Dieu, accueillir la grâce de devenir témoin pour une vie nouvelle.

 

Nous pouvons commencer notre temps de méditation en traçant le signe de la croix, puis écouter l’un des chants proposés en cette journée mémorielle pour l’acte pénitentiel :

Jésus, don de Dieu,
Source vive :
Tu apaises notre soif de la vie véritable.
Ecoute-nous et sauve-nous !

Jésus, patience du Père,
Qui donnes aux hommes le temps du repentir :
Garde-nous de tomber en chemin.
Ecoute-nous et sauve-nous !

Jésus, miséricorde du Père,
Qui ne veux pas la mort du pécheur :
Pardonne-nous et relève-nous.
Ecoute-nous et sauve-nous !

En demandant à l’Esprit Saint de nous éclairer sur ce que le Seigneur veut nous dire, prenons le temps de lire (ou de relire) l’évangile du troisième dimanche de Carême (Année A : Jn 4, 5-42, lecture brève )

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.
Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions.
La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,
à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »
Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »
La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. Seigneur, je vois que tu es un prophète !…

Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. »

 

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,
ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours.
Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

 

Laissons résonner cette parole dans nos cœurs en silence quelques instants.

Nous vous proposons ensuite de lire la Préface en synopse : à gauche telle qu’elle était proposée par l’ancien Missel et à droite telle qu’elle figure dans le nouveau Missel.

ANCIEN MISSEL

 

Vraiment, il est juste et bon de te rendre
gloire
, de t’offrir notre action de grâce,
toujours et en tout lieu,

à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant, par le Christ notre Seigneur.

En demandant à la Samaritaine de lui donner à boire, Jésus faisait á cette femme le don de la foi.

Il avait un si grand désir d’éveiller la
foi dans son coeur
, qu’il fit naître en elle
l’amour même de Dieu.

Voilà pourquoi le ciel et la terre t’adorent; ils te chantent leur hymne toujours nouvelle, et nous-mêmes, unissant notre voix à celle des anges, nous t’acclamons :

NOUVEAU MISSEL

 

Vraiment, il est juste et bon, pour ta gloire et notre salut, de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu,

Seigneur, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant, par le Christ, notre Seigneur.

Quand il demandait à la Samaritaine de lui donner à boire, il lui faisait déjà le don de la foi;

de cette foi, il manifesta une telle soif qu’il fit naître en elle le feu de l’amour de Dieu.

C’est pourquoi nous te rendons grâce et, avec les anges, nous chantons tes merveilles en proclamant:

 

  • Observons les différences de vocabulaire, les mots qui changent, qui sont supprimés, qui sont ajoutés, les différences de formulation … : Qu’est-ce qui nous frappe ? Qu’est-ce que ces changements provoquent en nous comme réactions, comme sentiments ?

 

  • La nouvelle Préface insiste sur la « soif » de Jésus de faire naître la foi dans le cœur de la Samaritaine. Que cela nous dit-il pour notre mission de catéchiste ou d’accompagnateur de catéchuménat ?

 

  • Comment répondons-nous à ce don de la foi que nous fait Jésus ?

 

  • Comment sommes-nous témoins de notre rencontre avec le Christ ?

 

  • En cette journée mémorielle, reconnaissons-nous ce qui nous empêche de nous laisser convertir par la parole de Jésus-Christ ?

Nous pouvons terminer en faisant nôtres les mots prononcés lors de la prière eucharistique en cette journée mémorielle pour les personnes victimes d’abus puis en priant le « Notre Père » :

Souviens-toi des personnes abusées ou victimes de violence
dont nous faisons mémoire aujourd’hui.
Répands sur elles ton esprit de douceur et de tendresse
afin qu’elles puissent devenir des témoins de ta vérité et de ta charité.

Pour aller plus loin :

Il cherche à lui faire comprendre que l’eau qu’il lui demandait n’était pas celle qu’elle entendait, mais qu’il avait soif de sa foi et qu’elle eût soif elle-même de l’Esprit saint qu’il désirait lui donner. Car cette eau vive, si nous la comprenons bien, c’est le don de Dieu, comme le Sauveur dit expressément : « Si vous connaissiez le don de Dieu. »

Saint Augustin, Livre des 83 Questions, question 64 « De la Samaritaine »

 

 

Carême et Pâques : Se préparer à vivre le mystère de la mort et de la résurrection

Journée mémorielle

Témoins pour une vie nouvelle, 20 mars 2022

Journée mémorielle pour les victimes de violence et d’agressions sexuelles et d’abus de pouvoir et de conscience au sein de l’Eglise. En mars 2021, les évêques réunis en Assemblée plénière ont voté une série de 11 résolutions, dont la 8ème répond à l’invitation du pape François à vivre une journée de prière pour les victimes de violences et agressions sexuelles et d’abus de pouvoir et de conscience au sein de l’Église.

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