4ème semaine du temps de l’Avent : A partir de la 2ème Préface du temps de l’Avent

Nous pouvons commencer notre temps de méditation en traçant le signe de la croix, puis entrer dans la louange avec le cantique « Humble servante du Seigneur », en allumant la 4ème bougie de la couronne de l’Avent.

Humble servante du Seigneur

1 Humble servante du Seigneur,
Amour éveillé par la grâce,
Dieu te choisit.
Heureuse, tu accueilles le message
Du Maître de la vie.

2 Terre féconde au vent de Dieu,
Ta glaise nourrit la semence,
Dieu te bénit.
Le Verbe peut germer dans ton silence.
Tu portes Jésus-Christ.

3 Joie de l’Église au long du temps,
Tu portes l’espoir du royaume :
Christ est vivant !
Eclaire notre route jusqu’à l’aube.
Etoile de l’Avent.

En demandant à l’Esprit Saint de nous éclairer sur ce que le Seigneur veut nous dire, prenons le temps de lire (ou de relire) la première lecture du 4ème dimanche de l’Avent C :

 

Première lecture (Michée 5, 1-4a)

Ainsi parle le Seigneur :
Toi, Bethléem Éphrata,
le plus petit des clans de Juda,
c’est de toi que sortira pour moi
celui qui doit gouverner Israël.
Ses origines remontent aux temps anciens,
aux jours d’autrefois.
Mais Dieu livrera son peuple
jusqu’au jour où enfantera…
celle qui doit enfanter,
et ceux de ses frères qui resteront
rejoindront les fils d’Israël.
Il se dressera et il sera leur berger
par la puissance du Seigneur,
par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu.
Ils habiteront en sécurité,
car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,
et lui-même, il sera la paix !
Parole du Seigneur

Laissons résonner cette parole dans nos cœurs en silence quelques instants.

 

Le Missel propose deux Préfaces pour les messes du temps de l’Avent. La première, que nous avons lue le premier dimanche de l’Avent, est utilisée jusqu’au 16 décembre. La deuxième Préface de l’Avent est utilisée du 17 au 24 décembre à toutes les messes qui n’ont pas une autre Préface propre.

 

La Préface se situe dans la troisième partie de la messe (Liturgie Eucharistique), après la présentation des dons au début de la prière eucharistique. Elle est introduite par le dialogue « Le Seigneur soit avec vous … » et ouvre au chant du Sanctus.

 

Nous vous proposons de lire la deuxième Préface de l’Avent en synopse : celle de gauche qui était proposée par l’ancien Missel et celle de droite proposée par le nouveau Missel.

2ème Préface de l’Avent : L’attente des deux avènements du Christ

Régulièrement, la célébration eucharistique peut se terminer par une « bénédiction solennelle » proposée par le Missel romain.

Voici en synopse celle du temps de l’Avent dans l’ancienne et la nouvelle version :

ANCIEN MISSEL

 

Vraiment il est juste et bon de te rendre gloire
de t’offrir notre action de grâce,
toujours et en tout lieu,
à toi, Père très saint,
Dieu éternel et tout-puissant,
par le Christ, notre Seigneur.

Il est celui que tous les prophètes avaient chanté,
celui que la Vierge attendait avec amour
celui dont Jean Baptiste a proclamé la venue
Et révélé la présence au milieu des hommes.

C’est lui qui nous donne la joie
d’entrer déjà dans le mystère de Noël,
pour qu’il nous trouve, quand il viendra,
vigilants dans la prière
celui dont Jean Baptiste a proclamé la venue
et manifesté la présence.

C’est lui qui nous donne la joie
d’entrer déjà dans le mystère de Noël,
pour qu’il nous trouve, quand il viendra,
vigilants dans la prière

NOUVEAU MISSEL

 

et remplis d’allégresse.

C’est pourquoi, avec les anges et les archanges,
Avec les puissances d’en haut et tous les esprits bienheureux,
Nous chantons l’hymne de ta gloire
Et sans fin nous proclamons :

Vraiment, il est juste et bon pour ta gloire et notre salut,
de t’offrir notre action de grâce,
toujours et en tout lieu,
Seigneur, Père très saint,
Dieu éternel et tout-puissant,
par le Christ, notre Seigneur.

Il est celui que tous les prophètes avaient annoncé,
celui que la Vierge Mère attendait dans le secret de son amour,
et remplis d’allégresse.

C’est pourquoi, avec les anges et les archanges,
avec les puissances d’en haut et tous les esprits bienheureux,
nous chantons l’hymne de ta gloire
et sans fin nous proclamons :

  • Observons les différences de vocabulaire, les mots qui changent, qui sont supprimés, qui sont ajoutés, les différences de formulation … : qu’est-ce qui nous frappe ? Qu’est-ce que ces changements provoquent en nous comme réactions, comme sentiments ?

 

  • La Préface porte le titre : « L’attente des deux avènements du Christ ». Quels sont ces deux avènements ?

 

  • La Préface évoque les Prophètes, Marie, Jean-Baptiste … Qu’est-ce que ces personnages évoquent en moi comme connaissance, comme sentiments, … ?

 

  • Il est décrit « la joie d’entrer déjà dans le mystère de Noël ». Comment comprenons-nous le mot « mystère » ?

 

  • Comment est-ce que je prends les moyens d’être « vigilant dans la prière et rempli d’allégresse ? »

 

  • Comment cette Préface rejoint-elle notre foi en la « communion des saints » comme nous la professons dans le Credo ?

 

  • Qu’est-ce que cette Préface me suggère très concrètement pour vivre cette quatrième semaine du temps de l’Avent, et particulièrement dans ma mission pour la catéchèse et le catéchuménat ?

 

Nous pouvons terminer en priant le « Notre Père » et en accueillant les mots de la prière d’ouverture de la messe du 4ème dimanche de l’Avent :

 

« Nous te prions, Seigneur, de répandre ta grâce en nos cœurs ;

par le message de l’Ange, tu nous as fait connaitre

l’incarnation de ton Fils bien-aimé ;

conduis-nous par sa passion et par sa croix

jusqu’à la gloire de la résurrection.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. » AMEN

Pour aller plus loin :

Wikipédia

En contemplant Marie, laissons résonner en nous le texte du prophète Michée. Rendons grâce à Dieu qui réalise sa promesse !

Nous croyons qu’elle est promesse de salut pour tous les hommes par la vie, la mort et la résurrection du Christ, Fils de Dieu, qui a pris l’humble condition des hommes.

Les lectures du jour

Évangile : « Est-il permis, le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ? » (Mc 3, 1-6)

Acclamation : (cf. Mt 4, 23) Alléluia. Alléluia. Jésus proclamait l’Évangile du Royaume et guérissait toute infirmité dans le peuple.Alléluia. Évangile de Jésus Christ selon saint Marc En ce temps-là,     Jésus entra dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée.     On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser.     Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi,…

Le Missel romain, nouvelle traduction

La collection « Célébrer »

Regards d'évêques

sur la prière du Notre Père

La prière du Notre Père

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