4ème dimanche de l’Avent – Un défi permanent
Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux… Lc 12, 33
L’amour et les convictions les plus profondes doivent être nourris, et cela se fait par des gestes. Rester dans le monde des idées et des discussions, sans gestes personnels, fréquents et sincères, sera la ruine de nos rêves les plus précieux. Pour cette simple raison, en tant que chrétiens, ne renonçons pas à l’aumône. Un geste qui peut être fait de différentes manières, et que nous pouvons essayer de faire de la manière la plus efficace possible, mais nous devons le faire. Et il vaudra toujours mieux faire quelque chose que ne rien faire. Dans tous les cas, cela touchera notre cœur. Ce ne sera pas la solution à la pauvreté dans le monde, qui doit être recherchée avec intelligence, lutte et engagement social. Mais nous avons besoin de nous exercer à l’aumône pour toucher la chair souffrante des pauvres (DT 119).


Cette œuvre, qui évoque tous les migrants de l’histoire humaine, est inspirée par un verset de la Lettre aux Hébreux (He 13,2) : N’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges.
Le dernier chapitre de Dilexi te exhorte l’Église, toutes les communautés et tous les chrétiens, à rester fidèle à Dieu en portant une attention préférentielle envers les pauvres (DT 103), une attention qui ne se réduise pas à celle d’une organisation humanitaire mais soit celle qu’on se porte dans une famille aimante.
Il nous appelle à être attentifs à toutes les formes de pauvreté : la pauvreté matérielle mais aussi morale et culturelle, l’exclusion, la vulnérabilité, l’oppression. Il est nécessaire aussi de lutter pour faire disparaitre les causes de la pauvreté et des injustices et changer les mentalités. Il souligne que les pauvres manquent aussi beaucoup d’attention spirituelle.
Il nous incite, dans les derniers paragraphes, à ne pas mépriser le geste de l’aumône, qui permet la proximité, le contact humain et le partage.
Comme Joseph, dont nous parle l’évangile de ce dernier dimanche avant Noël (Mt 1, 18-24), soyons toujours à l’écoute de la Parole de Dieu et accueillions sans bruit sa Volonté même si elle nous bouscule.
Prions avec sainte Teresa (1910-1997), qui répondit à l’appel du Seigneur d’établir une communauté religieuse, les Missionnaires de la Charité, dédiée au service des plus pauvres d’entre les pauvres dans les bidonvilles de Calcutta en Inde.
Seigneur, ouvre nos yeux, que nous te reconnaissions dans nos frères et sœurs. Seigneur, ouvre nos oreilles, que nous entendions les appels de ceux qui ont faim, de ceux qui ont froid, de ceux qui ont peur et que l’on opprime. Ô Seigneur, ouvre nos cœurs, que nous nous aimions les uns les autres comme tu nous aimes. Renouvelle en nous ton Esprit, Seigneur, rends-nous libres et unis.
Amen
Chaque semaine jusqu’à Noël, retrouvez un nouvel épisode de la série de l’Avent :



