Le point sur… l’Infirmité motrice cérébrale / d’origine cérébrale (IMC et IMOC)

Flyer PCS national recto 2016

Les enfants présentant une infirmité motrice d’origine cérébrale représentent 2/1000 nouveaux nés.

Les enfants atteints d’infirmité motrice cérébrale au sens strict représentent 0,6/1000 des nouveaux nés.

Définitions de l’IMC et l’IMOC

L’ infirmité motrice cérébrale (IMC) est liée à des lésions cérébrales précoces (vie intra utérine, ou période péri natale), et non évolutives. Elle est caractérisée par des troubles moteurs prédominants, qui entraîneront des déficiences au niveau de la posture et du mouvement. Les facultés intellectuelles peuvent être préservées et permettre la scolarisation.

L’infirmité motrice d’origine cérébrale (IMOC) est le terme utilisé quand le retard mental est associé aux troubles moteurs, entrainant souvent une situation de polyhandicap.

IMC et IMOC : Origine

Les lésions cérébrales apparaissent quand les cellules nerveuses sont privées d’oxygène. Les accouchements difficiles ne sont plus aujourd’hui que très rarement responsables de cette pathologie. En revanche, la souffrance fœtale aigüe peut s’observer dans les cas de prématurité, de grossesse multiple, d’anomalie du placenta ou du cordon, d’hémorragie cérébrale.

Malgré l’amélioration du suivi des grossesses, et l’amélioration des soins aux nouveaux nés, l’incidence des IMC a peu évolué durant les dernières décennies, vraisemblablement en lien avec le fait que l’évolution des prématurités n’a pas franchement diminué sur cette même période. La prématurité représente en effet 1/3 des causes des IMC/IMOC .

IMC et IMOC : Symptômes

Selon la gravité des lésions cérébrales, les symptômes peuvent apparaitre dès les premiers mois, dans tous les cas avant deux ans. Les premiers signes peuvent être des troubles du tonus (le bébé ne tient pas sa tête), une hyperexcitabilité neuromusculaire (sursauts,

secousses et trémulations), des convulsions. Plus tard, on peut voir apparaître une raideur des jambes, des troubles de la préhension (le bébé ne peut tenir un objet entre le pouce et l’index).Les troubles neuro psychiques sont d’autant plus fréquents que la souffrance cérébrale a été profonde et précoce. L’épilepsie survient dans un cas sur quatre. Les troubles visuels, auditifs, et les troubles du langage sont fréquents.

Les troubles de la motricité sont souvent les premiers qui sont observés et repérés. L’association avec les difficultés neuro psychologiques n’est pas proportionnelle à la gravité des troubles moteurs.

IMC et IMOC : évolution

Les lésions cérébrales qui causent les IMC et IMOC sont stables. Pour autant, le retentissement sur le développement du squelette est évolutif. Pendant la petite enfance, de nombreux soins orthopédiques veillent à limiter les déformations articulaires et les rétractions musculaires pour permettre à l’enfant d’acquérir la marche et des positions correctes. Pendant l’adolescence, la croissance osseuse peut aggraver les déformations, et occasionner des douleurs.

La marche qui a été acquise dans l’enfance peut être limitée ou devenir impossible.

A l’âge adulte, les risques de douleur articulaire sont élevés, avec une arthrose précoce et des contractures invalidantes.

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