« Mon handicap … et si on en parlait ? » : Astrapi donne la parole à des enfants porteurs d’un handicap

Astrapi n°970 : Mon handicap … et si on en parlait ?

Le numéro 970 d’Astrapi du 15 mai 2021 porte le titre « Mon handicap … et si on en parlait ? ». En page de couverture du magazine dédié aux 7-11 ans, on découvre les trois visages souriants de Hannah, Nathan et Thomas qui occupent le dossier central du numéro. Tous les trois ont un point en commun : ils sont porteurs d’un handicap. Ils racontent leur vie, leurs passions. Ils osent des conseils pour permettre aux lecteurs de faciliter leurs vies d’enfants porteurs de handicaps.

Ainsi, Nathan, polyhandicapé, adopté dans une famille où vivaient déjà 4 grands enfants raconte sa vie en fauteuil roulant et souligne combien il est sensible aux attentions à son égard. Il dit aussi ses souffrances et ses joies ; l’importance d’une AVS à ses côtés et la nécessité de pouvoir bénéficier d’un ordinateur pour travailler … Son conseil : « Si tu rencontres un enfant handicapé ou malade, évite de lui parler de son handicap en premier. Demande-lui d’abord son prénom, fais connaissance. Après, si vous êtes copains, vous pourrez en parler » (p.21). Hannah « déteste qu’on parle de son handicap ». Elle a des passions, comme le dessin, la pâtisserie et le chant. Malgré sa maladie des yeux elle est catégorique : « j’ai une vie tout à fait comme les autres enfants » (p.22). Quant à Thomas, qui a un trouble du spectre autistique » partage : « j’ai appris à parler plus tard que les autres, avec un classeur de vignettes à cratchs ». Il n’aime pas aller chez le coiffeur : « pour moi c’est horrible ».

Dans les pages qui suivent, ces sont des enfants scolarisés avec des camarades porteurs de handicaps qui donnent leurs témoignages. Il est donc intéressant de découvrir le regard des deux côtés …

On découvrira avec intérêt pour la PCS la bibliographie qui accompagne ce numéro à la page 27 ainsi que la page centrale avec le jeu intitulé « Tes mains ont la parole » qui initie à la langue des signes initiée par l’abbé l’Epée.

Approfondir votre lecture

  • « Comment reconnaître la beauté de toute personne ? »

    La question des lecteurs : « Comment parler de la beauté de toute personne ? » C’est la question de Clémence, 15 ans, qui vient de rencontrer une personne porteuse de handicap lourd.

  • Messe LSF, la chaîne des lectures de la messe dominicale en langue des signes

    Voici une initiative portée par une interprète en Langue des Signes Française (LSF) du diocèse d’Albi. Corinne Farré a créé sa chaîne YouTube Messe LSF via laquelle elle diffuse chaque semaine les 4 lectures du prochain dimanche, traduites en langue des signes.

  • Les célébrations dominicales en LSF pour les sourds et malentendants

    Le site internet du diocèse de Paris recense les propositions de célébrations eucharistiques dominicales signées en LSF à Paris et en Île de France. Par ailleurs, en ce temps de crise sanitaire, la Coordination Pastorale des Sourds de France a mis en place des célébrations « signées » retransmises en direct afin que les personnes sourdes et malentendantes puissent suivre depuis chez eux, sur ordinateur, la liturgie dominicale doublée en Langue des Signes Française (LSF).