Une idée : les soirées Portes Ouvertes dans les églises

Visite dans une paroisse autrichienne : St Johann Nepomuk. Quelques membres de l’équipe pastorale racontent.

Publication bulletin catéchuménat de juin 2009

« Notre paroisse est située dans le second arrondissement de Vienne qui est un des plus caractérisés par la diversité sociale et religieuse, par le fait d’un fort pourcentage d’habitants d’origine immigrée.

Une motivation

Nous avons une église réputée grâce à ses fresques (Chemin de croix, Joseph Von Führich-Kreuzweg). Mais nous voulons que les gens ne viennent pas ici seulement pour les peintures. Nous nous savons appelés de Dieu pour écouter sa voix aujourd’hui, dans les façons variées de vivre l’Evangile, d’en témoigner et de le transmettre. Nous cherchons toujours à frayer de nouveaux chemins avec les gens qui nous entourent, qu’ils soient chrétiens ou non, curieux ou sceptiques au dialogue. Ainsi la foi reste vivante car, en Dieu, les uns et les autres se font confiance pour se parler. Et c’est parce que nous sommes une communauté vivante de la foi que les initiatives concrètes s’y déploient.

Un point de départ

L’idée des soirées Porte Ouverte a commencé par une question : Qu’est-ce que les gens savent de notre paroisse et de l’Eglise ? Ne faut-il pas les inviter à entrer et prendre le temps du partage pour qu’ils sachent qu’ils sont toujours les bienvenus dans une paroisse « ouverte » ?

Une réalité pour le lien fraternel et la prière

Cela se passe tous les mercredis entre 16h30 et 19h.

Au préalable, nous aménageons l’église pour qu’elle soit accueillante et belle. Il y a au fond de l’église, une table ronde avec café, thé, jus de fruit… et quelques chaises. A côté, des bougies sont disposées, prêtes à être allumées… Le chœur, quant à lui est disposé suivant le temps liturgique, nous prenons soin de mettre en valeur un élément symbolique différent. Nous prévoyons aussi un fond musical pour aider à vivre un temps de prière, d’adoration.

Quand vient 16h30, nous ouvrons la grande porte qui donne sur la rue et nous la laissons ainsi. S’il fait froid, nous la rabattons juste un peu mais toujours de façon à ce que les passants voient qu’elle est ouverte, qu’il se passe quelque chose à l’intérieur.

Nous sommes plusieurs membres de l’équipe pastorale à rester pendant ces deux heures et demie. Quelques-uns sont dans le chœur et prient. Deux ou trois se tiennent sur le pas de la porte, ils disent à ceux qui passent : « Essayez, prenez quelques minutes pour les réserver tout simplement à Dieu. Vous pouvez déposer une bougie … Vous verrez, ce n’est jamais du temps perdu. Vous pouvez entrer, ne serait-ce que pour boire quelque chose … ».

La première fois, beaucoup entrent pour une conversation à notre table, puis repartent. Certains, qui sont déjà venus, ont remarqué l’espace de l’autel mis en valeur avec les bougies, l’ambiance recueillie. Alors ils allument une bougie et viennent la déposer. Ils portent ainsi, dans le silence de leur cœur, leur propre demande à Dieu. Nous leur indiquons qu’il y a une boite où ils peuvent prendre un papier où est écrit un verset de la bible. Souvent ils prennent un moment pour rester assis. Les autres membres de notre équipe, eux aussi sont là, présents. La seule chose que nous devons faire, c’est : être là. Comme le curé d’Ars à qui on demandait ce qu’était l’adoration et répondait : « Je le regarde et il me regarde ».

Dans la prière se réalise la rencontre entre Dieu et l’homme et quand on entre pour la première fois dans une église, la possibilité de cette rencontre existe car c’est l’Esprit qui agit.

A la suite

Ce projet est mis en œuvre depuis quelques années. L’expérience du dialogue et de la prière a conduit des personnes à exprimer le souhait de poursuivre le partage autour de la question : qu’est-ce que la présence de Dieu change dans la société contemporaine ? Ainsi plusieurs groupes, plus de sept actuellement, se retrouvent régulièrement et constituent un réseau de relations humaines pour approfondir la relation à Dieu. Ces groupes, nous les appelons : Recherche de traces. Il y a aussi ceux qui entament une démarche catéchuménale. »

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