« J’ai peur de ne pas réussir à tenir la promesse de mon baptême »

« S'engager, c'est d'abord accepter de recevoir l'appel et le don de Dieu. »

« S’engager, c’est d’abord accepter de recevoir l’appel et le don de Dieu. »

Question des lecteurs, L’Oasis n°14 : La promesse.

Samy, lecteur de L’Oasis, fait part de son inquiétude vis-à-vis de l’engagement que représente le baptême : « J’ai peur de ne pas réussir à tenir la promesse de mon baptême. C’est un problème pour moi. Puis-je m’engager sans être certain de tenir ? ». Nous avons demandé à Florence et Patrick Danset, accompagnateurs en catéchuménat dans le diocèse de Nanterre d’y répondre.

Dans un sens, cette peur est un bon signe : le signe de l’importance de cet engagement à la suite du Christ. Jésus lui-même nous demande d’être conscients de ce que nous faisons. Comme dit saint Paul : être baptisé, c’est être animé par le désir de mener une vie digne de ce que nous avons reçu de Dieu (cf. Ep 4, 1). C’est parfois un combat.

Mais nous ne sommes pas seuls pour mener ce combat. Ce qui compte le plus, dans cette promesse du baptême, c’est ce que Dieu nous donne. S’engager, c’est d’abord accepter de recevoir l’appel et le don de Dieu ; c’est d’abord lui qui s’engage et qui sera fidèle : « Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole » (2 Tm 2, 13). Dieu est fidèle en nous donnant l’Église : pour « tenir », il faut rester lié à nos frères et sœurs chrétiens, en paroisse, dans une équipe de partage, au service des autres, et en vivant les sacrements. Et si, certains jours, « notre cœur nous accuse », et bien « Dieu est plus grand que notre cœur » (1 Jn 3, 20). Laissons parler la foi, plutôt que la peur, car « rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu » (Rm 8, 39), « Celui qui peut réaliser, par la puissance qu’il met à l’œuvre en nous, infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même concevoir » (Ep 3, 20).

Florence et Patrick Danset, accompagnateurs en catéchuménat, diocèse de Nanterre

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