« Je trouve les textes du jour trop difficiles… puis-je en prendre d’autres ? »

En ouvrant la Bible, demandons toujours à l’Esprit Saint de nous éclairer : « Ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission » (Isaïe 55,11).

Question des lecteurs, L’Oasis n°19 : Parle Seigneur !

« Je trouve le texte biblique d’aujourd’hui trop difficile pour les catéchumènes que j’accompagne. Puis-je en prendre un autre ? », voici la question de Gaëtan.

Sébastien Vereckeen, responsable du service diocésain du catéchuménat d’Arras, lui propose une réponse.

Quand un texte biblique nous apparaît comme difficile, sans doute est-ce parce que nous ne disposons pas de toutes les clés qui nous permettent de l’éclairer. Il peut nous arriver de penser qu’un passage biblique ne soit pas approprié à la situation de vie actuelle de la personne qu’on accompagne ; qu’il ne puisse pas être reçu ou entendu. Vraiment ? Et si nous projetions sur l’autre nos propres craintes ? Finalement ne serait-ce pas à moi que le texte apparaît comme inaudible, décapant, dérangeant ?

La question du choix d’un texte biblique interroge notre rapport à l’Ecriture. Soit je l’accueille comme un don et je cherche ce qu’elle a à me révéler dans mon aujourd’hui. Soit je choisis un texte que je pense connaître, avec lequel je me sens particulièrement à l’aise et pour lequel j’ai déjà anticipé toutes les réponses aux questions des catéchumènes. Alors je risque de lui faire dire ce qu’il ne dit pas en le colorant trop de mon expérience personnelle.

Or, mon rapport à l’Ecriture, la manière dont elle interpelle mon agir et mon être chrétien, la manière dont elle me fait rencontrer le Christ doit nourrir mon témoignage. Il existe bien des pédagogies et méthodes pour y parvenir : la lectio divina, la lecture en groupe, la Parole incarnée, la lecture pas à pas…

En ouvrant la Bible, demandons toujours à l’Esprit Saint de nous éclairer : « Ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission » (Isaïe 55,11).

Sébastien Vereecken, responsable du service diocésain du catéchuménat d’Arras

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