« La résurrection de la chair, ça me dépasse ! »

La question des lecteurs, L’Oasis n°7 : La résurrection de la chair.

Une question de Benoît, catéchiste à Colmar

Cher Benoît,

Tout récemment un jeune adulte qui se prépare à la confirmation me posait cette question : « puis-je vraiment demander ce sacrement alors que j’ai encore parfois des doutes sur la compréhension et sur mon adhésion à certains éléments du Credo ? ».

Combien de fois me suis-je interrogé sur le sens de cet article autour de la résurrection de la chair ? Comment cette matière si fragile et si périssable qui va inéluctablement vers sa fin avec ses marques de vieillesse inexorable, peut-elle ressusciter ? Mais qui suis-je aussi pour douter de la capacité de Dieu, qui m’a créé « à son image et à sa ressemblance », à transcender les lois biologiques ? Je ne comprends pas bien ce que la résurrection de ma chair signifie en terme de visibilité définitive et éternelle, dans son intégralité, (est-elle située dans un temps et un âge précis de ma vie : la chair de mes 20 ans, 40 ans ?) …

Mais la résurrection de la chair n’est-elle pas cohérente si l’on entend dans la foi cette parole biblique : « toute chair verra le salut de Dieu ! » (Luc 3,6). D’ailleurs, on discerne déjà des signes de cette résurrection dans notre vie. Je sais que la foi est fondamentalement un chemin, avec ses crises et ses remises en question. La force de l’Église est essentielle pour moi : c’est ensemble que nous poursuivons la route de la profession de foi initiale du baptême. Et chaque dimanche en redisant le Credo de manière personnelle et communautaire, je continue à grandir dans une foi plus assumée et plus enthousiaste.

P. Christophe Sperissen, directeur du service diocésain de l’enseignement de la religion et de la catéchèse en Alsace.

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