Oser, le verbe de la première annonce

Oser est un verbe dérangeant pour tous ceux qui aiment la tranquillité, pour tous ceux qui sont capables de s’adapter sans souci à n’importe quelle situation. Ce n’est pas un hasard qu’« oser » soit le verbe central de la Première Annonce et un des fils rouges qui guide la réflexion et les indications de tout le Texte National pour l’orientation de la catéchèse en France :

« Cette annonce est appelée « première » parce qu’elle appelle à croire et conduit au seuil où va être possible une conversion. Elle travaille à éveiller le désir, elle invite à un chemin de foi, elle suscite de l’intérêt, mais sans attendre que la personne à qui elle s’adresse ait déjà choisi de devenir disciple. Elle s’affronte aux questions que la société pose à l’Eglise et ose une véritable apologétique. » (TNOC, p. 29)

Il me semble intéressant que le Texte national oriente la Première Annonce aux défis des questions que la société pose à l’Église, afin d’instaurer un dialogue sincère et constructif.

Le paragraphe cité est décisif parce qu’il ouvre le Texte à une série de développements imprévisibles, que l’on n’aurait osé imaginer, comme sont imprévisibles les questions sur lesquelles le contexte social se focalise. Cette vision dynamique de la Première Annonce, à partir du Texte National, cherche à rejoindre de nouveaux développements, de nouveaux contextes, de nouveaux lieux de vie.

Je crois que l’actuelle mission de la Première Annonce se joue ici : huit ans après la publication du TNOC, les orientations des évêques pour la catéchèse sont a priori connues, et nombreuses sont les expériences pastorales dans toute la France. Nous devons alors recueillir les questions qui proviennent de tous les lieux de vie, ceux cités dans le Texte National et ceux qui émergent de situations nouvelles.

Les interventions du pape François, en particulier sa dernière exhortation apostolique « La joie de l’Évangile » participent de cette vision dynamique et ouverte de la Première Annonce. La session « Parole de Dieu et Première Annonce » du mois prochain contribuera à l’approfondissement de ces chemins nouveaux que seul l’Évangile est capable de révéler dans le respect de la liberté de chacun.

P. Pietro Biaggi Directeur adjoint du SNCC
Kérygme et première annonce : des éléments partagés lors d’une session
« Le kérygme est trinitaire. C’est le feu de l’Esprit qui se donne sous forme de langues et nous fait croire en Jésus Christ, qui par sa mort et sa résurrection nous révèle et nous communique l’innie miséricorde du Père. Sur la bouche du catéchiste revient toujours la Première Annonce : “Jésus Christ t’aime, il a donné sa vie pour te sauver, et maintenant il est vivant à tes côtés chaque jour pour t’éclairer, pour te fortifier, pour te libérer”. » (EG 164)

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