Dimanche de Pâques – Jésus est Ressuscité

Série de Carême #7
Une prière ancrée dans le kérygme

Un chant : De grand matin

1. De grand matin, les femmes vont au tombeau,
Porter les aromates, embaumer le Seigneur.
Elles voient la tombe, ouverte et sans personne,
Le soleil s’est levé, le Seigneur n’est plus là !

ALLE-LU, ALLELUIA, ALLE-LU, ALLELUIA,
ALLE-LU, ALLELUIA, ALLELUIA.

2. Elles qui disaient : « Qui roulera la pierre ? »,
Devant la tombe ouverte, la peur les envahit.
Ouvrant les yeux, elles entrent dans ce lieu,
Le soleil s’est levé, le Seigneur est parti !

3. Elles voient assis, un homme vêtu de blanc,
Qui dans la paix invite, à regarder plus loin :
« Ne cherchez pas, Jésus le crucifié,
Le soleil s’est levé, le Seigneur est vivant ! »

4. Il n’est plus là, celui qui était mort,
Matin de la promesse, victoire de la vie.
Il vous précède, là-bas en Galilée,
Le soleil s’est levé, le Seigneur est vainqueur !

5. Vous le verrez, Jésus ressuscité,
Proclamez à tout homme, la Pâque est accomplie.
N’ayez pas peur, en quittant le tombeau,
Le soleil s’est levé, le Seigneur est la Vie !

TEMPS BIBLIQUE : Lire l’Évangile (Jn 20, 1-9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

  • Il fait encore nuit … une nouvelle surprise pour Marie-Madeleine : on a déplacé la pierre … Elle court et cherche de l’aide. Pierre et l’autre disciple se mettent à courir également. Il y a de l’agitation, de l’émotion, de la course … une sorte de panique. Qu’est-ce que je perçois comme sentiments, comme « stress » chez ces trois disciples ?
  • Le tombeau est vide. L’évangéliste précise la place et la forme des linges, du suaire, … Comment est-ce que je comprends cette insistance sur ces « détails » ?
  • « Le disciple vit et crut » … « jusque là les disciples n’avaient pas compris … » … La foi en la résurrection est toujours une grâce. M’arrive-t-il de rendre grâce pour le don de la foi en la résurrection ? Pour les témoins de cette foi que j’ai déjà rencontrés dans ma vie ?
  • Dans ma pratique catéchétique, le cœur de la foi « Jésus mort et ressuscité, Seigneur et sauveur », le kérygme, est-il un élément incontournable, présent, essentiel ?
  • Comment est-ce que je formule aujourd’hui le kérygme avec mes mots et avec mon expérience de vie avec le Christ ? A qui aurais-je envie de la partager ?
TEMPS D’APPROFONDISSEMENT :

Je peux méditer à partir de cet extrait de l’homélie de Pâques du 4 avril 1995 du frère Christian de Chergé

« Rendons au Christ la primauté de la joie : c’est sa joie à lui de révéler le Père ; c’est sa joie à lui d’être le Prince et le principe de la Vie ; c’est sa joie d’être entré à cœur ouvert dans le jeu de nos existences, et d’avoir affronté toutes nos morts pour nous en délivrer ; c’est sa joie d’être le gage et l’artisan de toute résurrection ; c’est sa joie vive de savoir parler le langage de l’homme, et de pouvoir faire tressaillir pour chacun la lettre des Ecritures et le cœur des créatures ; c’est sa joie secrète de demeurer parmi nous par son Esprit, et d’être pour les siens le pain d’aujourd’hui ; c’est sa joie d’être ce Corps démultiplié à l’infini de l’espace et du temps où la communion avec tous peut se recevoir comme la vocation de chacun… Cette joie qui est sienne, elle nous est toute entière communiquée. Il ne retient rien pour lui. Et cette joie nul ne pourra nous la ravir ».

TEMPS SPIRITUEL :

A ce moment de la méditation, quels sont les mots de joie, d’espérance, de vie, de victoire, qui jaillissent de mon cœur et que j’ai envie d’adresser au Seigneur ?

Je peux prendre le temps de réécouter la magnifique pièce de l’Alleluia de Haendel en ce dimanche de Pâques :

Alleluia du Messie - Haendel

Je peux prendre un temps de silence et tracer un signe de la croix.

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