Quatre Français canonisés ou béatifiés

César de Bus (1544-1607), Marie Rivier (1768-1838) et Charles de Foucauld (1858-1916) seront canonisés à Rome le dimanche 15 mai 2022 et le dimanche suivant, Pauline Jaricot (1799-1862) sera déclarée bienheureuse à Lyon.

Tous ont suivi le Christ dans un engagement radical de leur vie, au service des plus petits, des plus pauvres, de la fraternité, de l’éducation, de l’évangélisation, de la catéchèse. Tous ont répondu à leur manière à l’appel à la sainteté à laquelle chacun de nous est appelé par le Seigneur pour que nous soyons « saints et immaculés en sa présence, dans l’amour » (Ep 1, 4).

La catéchèse trouve une de ses sources dans le témoignage des saints : « leurs témoignages ont été « des passages d’Évangile capables d’annoncer le Christ et de susciter et d’alimenter la foi en lui » (DpC 99). Ce sont leurs multiples pas et aussi leurs difficultés qui entrent en écho avec notre propre expérience spirituelle. C’est pour cela qu’il est important en catéchèse de ne pas choisir quelques épisodes de la vie des saints mais d’en faire le récit dans lequel nous pouvons entrer. (cf. DpC 207-208 sur le langage narratif).

Faut-il être un Charles, un César, une Marie, une Pauline ? Oui, d’une certaine façon, chacun selon les charismes dont l’Esprit Saint nous a dotés. Le pape François le rappelle dans Gaudete et exsultate : « Chacun dans sa route » dit le Concile. Il ne faut donc pas se décourager quand on contemple des modèles de sainteté qui semblent inaccessibles. Il y a des témoins qui sont utiles pour nous encourager et pour nous motiver, mais non pour que nous les copiions, car cela pourrait même nous éloigner de la route unique et spécifique que le Seigneur veut pour nous. Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui (cf. 1 Co 12, 7) et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui. Nous sommes tous appelés à être des témoins, mais il y a de nombreuses formes existentielles de témoignage. » (GE §11)

N’ayons donc pas peur de la sainteté qui est à notre portée, celle ‘‘ de la porte d’à côté ’’, comme dit le pape François, « de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu, ou, pour employer une autre expression, ‘‘la classe moyenne de la sainteté’’ » (GE §7) et réjouissons-nous avec l’Eglise de connaître le témoignage de ceux qui nous ont précédés.

Pauline Dawance, directrice du SNCC

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