Crise sanitaire, confinement et vie spirituelle : en famille, faire une pause pour relire ce temps

Un temps de pause, en famille, pour revenir sur ce qui a été vécu à la maison depuis le début du confinement…

Un temps de pause, en famille, pour revenir sur ce qui a été vécu à la maison depuis le début du confinement…

Le service diocésain de la catéchèse de Lille nous donne des éléments de réflexion et de compréhension sur le temps difficile que nous vivons en ce moment et une proposition pour une relecture de cette période en famille et/ou en catéchèse.

Une proposition de relecture à vivre en famille

Un temps de pause, en famille, pour revenir sur ce qui a été vécu à la maison depuis le début du confinement…

Pendant ces 4 semaines de confinement, nous avons voulu garder le lien avec vous tous de différentes manières : en prenant des nouvelles mais aussi en vous envoyant des propositions de catéchèse que vous avez peut-être pu vivre à la maison… La vie a bien changé ! Vous avez aussi certainement vécu des choses inédites en famille… Cette semaine nous vous proposons de prendre un petit temps de pause pour regarder tout ce qu’il s’est passé depuis le début du confinement, pour y découvrir des trésors mais aussi prendre conscience de nos limites, pour donner du sens à cette période si particulière, pour y percevoir peut être la présence de Dieu…

Eclairage théologique pour le temps de confinement

La pandémie du Covid-19 affecte la terre entière… En tant que croyant, nous nous posons peut-être la question du pourquoi… Pourquoi Dieu permet-il cela ? Dieu est-il responsable de ce mal ?

Pour la foi chrétienne, Dieu est absolument innocent du mal qui frappe l’humanité. Ce que le chrétien croit, c’est que Dieu est le premier à souffrir du mal qui frappe l’homme. Dieu n’est pas un spectateur de la souffrance du monde.

Mais, il est vrai que le mal nous fait mal. Il frappe notre intelligence qui essaie de comprendre : nous ne comprenons pas. Il interroge notre foi et nous en arrivons à douter de Dieu. J’aime bien dire à ces moments-là que le doute fait partie de la foi : je crois, donc je doute.

Il est vrai que la question du mal est un mystère et devant celui-ci, il faut savoir de temps en temps rester dans le silence. Personnellement, j’aime me rappeler cette parole de Paul Claudel qui dit : “Le Christ n’est pas venu supprimer la souffrance ou le mal. Il n’est pas non plus venu l’expliquer, mais il vient l’habiter de sa présence”.

Mais aussi cette question de la souffrance redonne à l’homme toute sa place dans la Création. Dieu a créé l’homme libre par amour , il n’y a pas d’amour sans liberté. La manière d’appréhender le mal est donc à penser dans un rapport avec la liberté donnée à l’homme. Le chrétien ne vit pas dans un état de résignation et de désespoir, mais de combat et d’espérance.

Si le chrétien souffre du mal qu’il voit autour de lui, il est appelé à combattre ce mal en apportant plus de justice, en se mettant au service des plus fragilisés. Le chrétien est un disciple de Jésus. Tout ce qu’il fait pour rendre cette terre plus fraternelle, il le fait au nom de Jésus-Christ. Dans le visage de Jésus, nous voyons Dieu. Désormais, nous chrétiens, nous n’avons plus à imaginer Dieu : il est Jésus-Christ.

En s’incarnant dans la personne de Jésus, Dieu vient partager nos souffrances et nos questions. Dieu le Père nous montre son amour pour nous.

Pour avancer sur la question de la présence de Dieu au cœur des épreuves, il faut sans cesse découvrir la vie de Jésus : ce qu’il a fait tout au long de sa vie, la manière dont il a été attentif aux plus petits et aux personnes fragiles… la manière dont il s’est donné par amour pour le monde en mourant sur une croix. Le livre des évangiles est là pour nous y aider.

Grâce à Jésus, le mal n’aura jamais le dernier mot. Dieu ne nous laisse jamais seul . La foi apporte au chrétien une espérance qui vient au cœur même des combats qu’il mène contre le mal et la souffrance. Il n’y a jamais de dimanche de Pâques sans vendredi saint. C’est le même homme qui connaît la mort sur la croix et la gloire de la Résurrection. La résurrection nous invite à prendre le parti pris de l’Espérance. Dans la victoire de Jésus sur la mort, le chrétien entrevoit que quelque chose est toujours en train de naître. Il se souvient qu’au matin de Pâques une tombe est trouvée vide. Ce vide n’est pas une ouverture sur le néant, mais il devient une absence féconde. Dieu compte sur moi pour le rendre présent au nom de Jésus. Aux chrétiens donc de continuer le combat de l’Evangile à la suite de Jésus. La vie de Jésus engage le chrétien, nourrit son espérance et donne sens à sa vie, une vie qui restera toujours menacée par l’absurdité du mal.

P. Bertrand LENER, prêtre accompagnateur du SDC de Lille
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Crise sanitaire et catéchèse

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