Rencontre avec Jésus le Christ : repères complémentaires pour le catéchiste
Rencontre avec Jésus le Christ : voici les repères complémentaires au document du catéchiste pour préparer les 31 rencontres avec les catéchumènes et confirmands.

Dans un encadré bleu disponible sur les fiches du document catéchiste (pochette bleue), des rubriques donnent des repères complémentaires :
Aller plus loin
Pour ceux qui voudraient poursuivre la réflexion, y compris les catéchumènes. Le QR code renvoie sur cette page et permet d’ouvrir les liens cités.
Préparer la rencontre
Présente des textes complémentaires ou des vidéos pour approfondir le thème avant de l’aborder avec les catéchumènes ou confirmands.
Certains liens auront encore besoin d’être mis à jour.
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Repères complémentaires pour préparer les rencontres
Dieu vient à notre rencontre
Aller plus loin
Film
Qui a envie d'être aimé ?
Thierry Bizot et Anne Giafferi - 2010
Texte complémentaire
Le buisson ardent, Ex 3, 1-10
Préparer la rencontre
Le Salut
Libération définitive du mal et du péché et communion complète avec Dieu. Dans l’Ancien Testament, le salut est espérance d’un sauveur annoncé. L’acte de salut par excellence est, pour la théologie et la vie spirituelle, la résurrection du Christ. Il se réalise sur la croix par le don total que Jésus fait de lui-même par amour. Ce salut n’est pas uniquement à venir, mais il est déjà accessible aujourd’hui, par la grâce de Dieu.
Pape Benoît XVI, Porta fidei, Lettre apostolique, 2011
n°10. D’autre part, nous ne pouvons pas oublier que dans notre contexte culturel de nombreuses personnes, bien que ne reconnaissant pas en soi le don de la foi, sont quand même dans une recherche sincère du sens ultime et de la vérité définitive sur leur existence et sur le monde. Cette recherche est un authentique préambule à la foi, parce qu’elle met en mouvement les personnes sur le chemin qui conduit au mystère de Dieu. La raison de l’homme elle-même, en effet, porte innée l’exigence de « ce qui a de la valeur et demeure toujours ». Cette exigence constitue une invitation permanente, inscrite de façon indélébile dans le cœur humain, à se mettre en chemin pour trouver Celui que nous ne chercherions pas s’il n’était pas déjà venu à notre rencontre. La foi nous invite justement à cette rencontre et nous y ouvre pleinement… Pour accéder à une connaissance systématique des contenus de la foi, tous peuvent trouver dans le Catéchisme de l’Eglise catholique une aide précieuse et indispensable. Il constitue un des fruits les plus importants du Concile Vatican II… C’est justement sur cet horizon que l’Année de la foi devra exprimer un engagement général pour la redécouverte et l’étude des contenus fondamentaux de la foi qui trouvent dans le Catéchisme de l’Eglise catholique leur synthèse systématique et organique… Le Catéchisme offre une mémoire permanente des nombreuses façons dans lesquelles l’Eglise a médité sur la foi et produit un progrès dans la doctrine pour donner certitude aux croyants dans leur vie de foi… En cette année, par conséquent, le Catéchisme de l’Eglise catholique, pourra être un véritable instrument pour soutenir la foi, surtout pour tous ceux qui ont à cœur la formation des chrétiens, si déterminante dans notre contexte culturel. Dans ce but, j’ai invité la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, en accord avec les Dicastères compétents du Saint-Siège, à rédiger une Note, par laquelle offrir à l’Eglise et aux croyants quelques indications pour vivre cette Année de la foi de manière plus efficace et appropriée, au service du croire et de l’évangélisation.
Directoire pour la Catéchèse
La foi en Jésus-Christ : la réponse à Dieu qui se révèle
n°17. Chaque personne, passant de l’inquiétude qui habite son cœur à la recherche sincère du sens de sa propre existence en Christ parvient à se comprendre pleinement ; en le connaissant de manière familière, elle ressent l’envie d’emprunter les chemins de la vérité. La Parole de Dieu révèle la nature relationnelle de chacun et sa vocation filiale à se conformer au Christ : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en Toi ». Lorsque l’homme est rejoint par Dieu, il est appelé à répondre avec l’obéissance de la foi et à adhérer avec le plein consentement de l’intelligence et de la volonté, en accueillant librement « l’évangile de la grâce de Dieu » (Ac 20, 24). Ainsi, le croyant « trouve ce qu’il a toujours cherché et l’obtient en abondance. La foi répond à cette “attente”, souvent inconsciente et toujours limitée, de connaître la vérité sur Dieu, sur l’homme et sur sa destinée ».
n°18. La foi chrétienne, c’est d’abord l’acceptation de l’amour de Dieu révélé en Jésus-Christ, l’adhésion sincère à sa personne et la libre décision de marcher à sa suite. Ce oui à Jésus-Christ contient deux dimensions : l’abandon confiant à Dieu (fides qua) et l’assentiment aimant envers tout ce qu’il nous a révélé (fides quae). Effectivement, « saint Jean a exprimé l’importance de la relation personnelle avec Jésus pour notre foi à travers divers usages du verbe croire. Avec le “croire que” ce que Jésus nous dit est vrai (cf. Jn 14, 10 ; 20, 31), Jean utilise aussi les locutions “croire à” Jésus et “croire en” Jésus. “Nous croyons à” Jésus, quand nous acceptons sa Parole, son témoignage, parce qu’il est véridique (cf. Jn 6, 30). “Nous croyons en” Jésus, quand nous l’accueillons personnellement dans notre vie et nous nous en remettons à lui, adhérant à lui dans l’amour et le suivant au long du chemin (cf. Jn 2, 11 ; 6, 47 ; 12, 44) », dans un parcours dynamique qui dure toute la vie. Croire entraîne donc une double adhésion : « à la personne et à la vérité ; à la vérité par confiance en la personne qui l’atteste » et à la personne parce qu’elle est elle-même la vérité attestée. C’est une adhésion du cœur, de l’esprit et de l’agir.
n°19. La foi est un don de Dieu et une vertu surnaturelle, qui peut naître intérieurement comme un fruit de la grâce et comme une réponse libre à l’Esprit Saint, qui amène le cœur à la conversion et le tourne vers Dieu, en lui donnant « la douce joie de consentir et de croire à la vérité » (DV 5). Guidé par la foi, l’homme en vient à contempler et à apprécier Dieu en tant qu’amour (cf. 1 Jn 4, 7-16). La foi, comme accueil personnel du don de Dieu, n’est ni irrationnelle ni aveugle. « La lumière de la raison et celle de la foi viennent toutes deux de Dieu, […] c’est pourquoi elles ne peuvent se contredire ». La foi et la raison, en effet, sont l’une et l’autre complémentaires : si la raison évite à la foi de tomber dans le fidéisme ou le fondamentalisme, « seule la foi permet de pénétrer le mystère, dont elle favorise une compréhension cohérente ».
Le Rituel de l’Initiation chrétienne des Adultes
Le temps de la première évangélisation – Notes pastorales 65
Dieu nous invite à croire en Lui
Aller plus loin
Film
Brother - Bande annonce
Arnaud Fournier Montgieux - 2021
Vidéo
Rencontre avec un Dieu qui parle – Documentaire
Laurence Chartier – 2013
Préparer la rencontre
L'Oasis n°19, Parle Seigneur !
Dans l’article La révélation en catéchèse et catéchuménat | Un peu de théologie, page 10, se référer au § : « La réponse à la révélation par la vie de foi dans l’Église ».
La révélation divine en catéchèse et catéchuménat
Par sa parole, Dieu se révèle et invite à une réponse de foi. L’originalité de la révélation biblique : Depuis que l’homme est homme, il a cherché à comprendre le monde qui l’entourait, il a essayé de comprendre ce qui était au-delà des apparences.
Directoire pour la Catéchèse
La transmission de la révélation dans la foi de l’Église – Le processus d’évangélisation
n°34. L’action d’initiation catéchétique est au service de la profession de foi. Ceux qui ont déjà rencontré Jésus-Christ sentent croître le désir de le connaître plus intimement, rendant explicite une première option pour l’Évangile. Dans la communauté chrétienne, la catéchèse, avec les rites liturgiques, les œuvres de charité et l’expérience de la fraternité, « initie à la connaissance de la foi et à l’apprentissage de la vie chrétienne, en favorisant un itinéraire spirituel qui entraîne “un changement progressif de la mentalité et des mœurs” (AG 13) fait de renoncements et de luttes, mais aussi de joies que Dieu donne sans mesure ». Le disciple de Jésus-Christ est alors prêt pour la profession de foi lorsque, par la célébration des sacrements de l’initiation, il est greffé au Christ. Cette étape correspond à la période du catéchuménat et à celle de la purification et de l’illumination de l’itinéraire catéchuménal.
Catéchisme pour Adultes des Evêques de France
chapitre 1, point 1, Croire en Dieu question vitale, n°12. Cf fiche catéchumène
Amen
Ce mot hébreu se rattache à une racine qui signifie : solidité, fermeté. Il était largement utilisé dans le culte juif, non seulement au sens d’un souhait : « Ainsi soit-il », mais beaucoup plus comme une affirmation : « C’est vrai, d’accord ! ». Jésus l’emploie souvent dans l’Évangile, parfois en le redoublant pour accentuer la solennité de l’affirmation : Amen, amen ; « En vérité ». La tradition chrétienne a gardé le mot pour exprimer la pleine adhésion de foi.
La minute liturgique
Dieu donne la vie
Aller plus loin
Pape François, Laudato Si’ - Lettre encyclique
n°64. Par ailleurs, même si cette Encyclique s’ouvre au dialogue avec tous pour chercher ensemble des chemins de libération, je veux montrer dès le départ comment les convictions de la foi offrent aux chrétiens, et aussi à d’autres croyants, de grandes motivations pour la protection de la nature et des frères et sœurs les plus fragiles. Si le seul fait d’être humain pousse les personnes à prendre soin de l’environnement dont elles font partie, « les chrétiens, notamment, savent que leurs devoirs à l’intérieur de la création et leurs devoirs à l’égard de la nature et du Créateur font partie intégrante de leur foi ». Donc, c’est un bien pour l’humanité et pour le monde que nous, les croyants, nous reconnaissions mieux les engagements écologiques qui jaillissent de nos convictions.
n°65. Sans répéter ici l’entière théologie de la création, nous nous demandons ce que disent les grands récits bibliques sur la création et sur la relation entre l’être humain et le monde. Dans le premier récit de l’œuvre de la création, dans le livre de la Genèse, le plan de Dieu inclut la création de l’humanité. Après la création de l’être humain, il est dit que « Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon » (Gn 1, 31). La Bible enseigne que chaque être humain est créé par amour, à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26). Cette affirmation nous montre la très grande dignité de toute personne humaine, qui « n’est pas seulement quelque chose, mais quelqu’un. Elle est capable de se connaître, de se posséder, et de librement se donner et entrer en communion avec d’autres personnes ». Saint Jean-Paul II a rappelé que l’amour très particulier que le Créateur a pour chaque être humain lui confère une dignité infinie. Ceux qui s’engagent dans la défense de la dignité des personnes peuvent trouver dans la foi chrétienne les arguments les plus profonds pour cet engagement. Quelle merveilleuse certitude de savoir que la vie de toute personne ne se perd pas dans un chaos désespérant, dans un monde gouverné par le pur hasard ou par des cycles qui se répètent de manière absurde ! Le Créateur peut dire à chacun de nous : « Avant même de te former au ventre maternel, je t’ai connu » (Jr 1, 5). Nous avons été conçus dans le cœur de Dieu, et donc, « chacun de nous est le fruit d’une pensée de Dieu. Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire ».
n°66. Les récits de la création dans le livre de la Genèse contiennent, dans leur langage symbolique et narratif, de profonds enseignements sur l’existence humaine et sur sa réalité historique. Ces récits suggèrent que l’existence humaine repose sur trois relations fondamentales intimement liées : la relation avec Dieu, avec le prochain, et avec la terre. Selon la Bible, les trois relations vitales ont été rompues, non seulement à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur de nous. Cette rupture est le péché. L’harmonie entre le Créateur, l’humanité et l’ensemble de la création a été détruite par le fait d’avoir prétendu prendre la place de Dieu, en refusant de nous reconnaître comme des créatures limitées. Ce fait a dénaturé aussi la mission de « soumettre » la terre (cf. Gn 1, 28), de « la cultiver et la garder» (Gn 2, 15). Comme résultat, la relation, harmonieuse à l’origine entre l’être humain et la nature, est devenue conflictuelle (cf. Gn 3, 17-19). Pour cette raison, il est significatif que l’harmonie que vivait saint François d’Assise avec toutes les créatures ait été interprétée comme une guérison de cette rupture. Saint Bonaventure disait que par la réconciliation universelle avec toutes les créatures, d’une certaine manière, François retournait à l’état d’innocence. Loin de ce modèle, le péché aujourd’hui se manifeste, avec toute sa force de destruction, dans les guerres, sous diverses formes de violence et de maltraitance, dans l’abandon des plus fragiles, dans les agressions contre la nature.
n°67. Nous ne sommes pas Dieu. La terre nous précède et nous a été donnée. Cela permet de répondre à une accusation lancée contre la pensée judéo-chrétienne : il a été dit que, à partir du récit de la Genèse qui invite à “dominer” la terre (cf. Gn 1, 28), on favoriserait l’exploitation sauvage de la nature en présentant une image de l’être humain comme dominateur et destructeur. Ce n’est pas une interprétation correcte de la Bible, comme la comprend l’Église. S’il est vrai que, parfois, nous les chrétiens avons mal interprété les Écritures, nous devons rejeter aujourd’hui avec force que, du fait d’avoir été créés à l’image de Dieu et de la mission de dominer la terre, découle pour nous une domination absolue sur les autres créatures. Il est important de lire les textes bibliques dans leur contexte, avec une herméneutique adéquate, et de se souvenir qu’ils nous invitent à “cultiver et garder” le jardin du monde (cf. Gn 2, 15). Alors que “cultiver” signifie labourer, défricher ou travailler, “garder” signifie protéger, sauvegarder, préserver, soigner, surveiller. Cela implique une relation de réciprocité responsable entre l’être humain et la nature. Chaque communauté peut prélever de la bonté de la terre ce qui lui est nécessaire pour survivre, mais elle a aussi le devoir de la sauvegarder et de garantir la continuité de sa fertilité pour les générations futures ; car, en définitive, « au Seigneur la terre » (Ps 24, 1), à lui appartiennent « la terre et tout ce qui s’y trouve » (Dt 10, 14). Pour cette raison, Dieu dénie toute prétention de propriété absolue : « La terre ne sera pas vendue avec perte de tout droit, car la terre m’appartient, et vous n’êtes pour moi que des étrangers et des hôtes » (Lv 25, 23).
n°68. Cette responsabilité vis-à-vis d’une terre qui est à Dieu implique que l’être humain, doué d’intelligence, respecte les lois de la nature et les délicats équilibres entre les êtres de ce monde, parce que « lui commanda, eux furent créés, il les posa pour toujours et à jamais sous une loi qui jamais ne passera » (Ps 148, 5b-6). C’est pourquoi la législation biblique s’attarde à proposer à l’être humain diverses normes, non seulement en relation avec ses semblables, mais aussi en relation avec les autres êtres vivants : « Si tu vois tomber en chemin l’âne ou le bœuf de ton frère, tu ne te déroberas pas […] Si tu rencontres en chemin un nid avec des oisillons ou des œufs, sur un arbre ou par terre, et que la mère soit posée sur les oisillons ou les œufs, tu ne prendras pas la mère sur les petits » (Dt 22, 4.6). Dans cette perspective, le repos du septième jour n’est pas proposé seulement à l’être humain, mais aussi « afin que se reposent ton âne et ton bœuf » (Ex 23, 12). Nous nous apercevons ainsi que la Bible ne donne pas lieu à un anthropocentrisme despotique qui se désintéresserait des autres créatures.
n°69. En même temps que nous pouvons faire un usage responsable des choses, nous sommes appelés à reconnaître que les autres êtres vivants ont une valeur propre devant Dieu et, « par leur simple existence ils le bénissent et lui rendent gloire », puisque « le Seigneur se réjouit en ses œuvres » (Ps 104, 31). Précisément en raison de sa dignité unique et par le fait d’être doué d’intelligence, l’être humain est appelé à respecter la création avec ses lois internes, car « le Seigneur, par la sagesse, a fondé la terre » (Pr 3, 19). Aujourd’hui l’Église ne dit pas seulement que les autres créatures sont complètement subordonnées au bien de l’homme, comme si elles n’avaient aucune valeur en elles-mêmes et que nous pouvions en disposer à volonté. Pour cette raison, les Évêques d’Allemagne ont enseigné au sujet des autres créatures qu’« on pourrait parler de la priorité de l’être sur le fait d’être utile ». Le Catéchisme remet en cause, de manière très directe et insistante, ce qui serait un anthropocentrisme déviant : « Chaque créature possède sa bonté et sa perfection propres […] Les différentes créatures, voulues en leur être propre, reflètent, chacune à sa façon, un rayon de la sagesse et de la bonté infinies de Dieu. C’est pour cela que l’homme doit respecter la bonté propre de chaque créature pour éviter un usage désordonné des choses ».
n°70. Dans le récit concernant Caïn et Abel, nous voyons que la jalousie a conduit Caïn à commettre l’injustice extrême contre son frère. Ce qui a provoqué à son tour une rupture de la relation entre Caïn et Dieu, et entre Caïn et la terre dont il a été exilé. Ce passage est résumé dans la conversation dramatique entre Dieu et Caïn. Dieu demande : « Où est ton frère Abel ? ». Caïn répond qu’il ne sait pas et Dieu insiste : « Qu’as-tu fait ? Écoute le sang de ton frère crier vers moi du sol ! Maintenant, sois maudit et chassé du sol fertile » (Gn 4, 9-11). La négligence dans la charge de cultiver et de garder une relation adéquate avec le voisin, envers lequel j’ai le devoir d’attention et de protection, détruit ma relation intérieure avec moi-même, avec les autres, avec Dieu et avec la terre. Quand toutes ces relations sont négligées, quand la justice n’habite plus la terre, la Bible nous dit que toute la vie est en danger. C’est ce que nous enseigne le récit sur Noé, quand Dieu menace d’exterminer l’humanité en raison de son incapacité constante à vivre à la hauteur des exigences de justice et de paix : « La fin de toute chair est arrivée, je l’ai décidé, car la terre est pleine de violence à cause des hommes » (Gn 6, 13). Dans ces récits si anciens, emprunts de profond symbolisme, une conviction actuelle était déjà présente : tout est lié, et la protection authentique de notre propre vie comme de nos relations avec la nature est inséparable de la fraternité, de la justice ainsi que de la fidélité aux autres.
n°71. Même si « la méchanceté de l’homme était grande sur la terre » (Gn 6, 5) et que Dieu « se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre » (Gn 6, 6), il a cependant décidé d’ouvrir un chemin de salut à travers Noé qui était resté intègre et juste. Ainsi, il a donné à l’humanité la possibilité d’un nouveau commencement. Il suffit d’un être humain bon pour qu’il y ait de l’espérance ! La tradition biblique établit clairement que cette réhabilitation implique la redécouverte et le respect des rythmes inscrits dans la nature par la main du Créateur. Cela se voit, par exemple, dans la loi sur le Sabbat. Le septième jour, Dieu se reposa de toutes ses œuvres. Il ordonna à Israël que chaque septième jour soit un jour de repos, un Sabbat (cf. Gn 2, 2-3 ; Ex 16, 23 ; 20, 10). Par ailleurs, une année sabbatique fut également instituée pour Israël et sa terre, tous les sept ans (cf. Lv 25, 1-4), pendant laquelle un repos complet était accordé à la terre ; on ne semait pas, on moissonnait seulement ce qui était indispensable pour subsister et offrir l’hospitalité (cf. Lv 25, 4-6). Enfin, passées sept semaines d’années, c’est-à-dire quarante-neuf ans, le Jubilé était célébré, année de pardon universel et d’« affranchissement de tous les habitants » (Lv 25, 10). Le développement de cette législation a cherché à assurer l’équilibre et l’équité dans les relations de l’être humain avec ses semblables et avec la terre où il vivait et travaillait. Mais en même temps c’était une reconnaissance que le don de la terre, avec ses fruits, appartient à tout le peuple. Ceux qui cultivaient et gardaient le territoire devaient en partager les fruits, spécialement avec les pauvres, les veuves, les orphelins et les étrangers : « Lorsque vous récolterez la moisson de votre pays, vous ne moissonnerez pas jusqu’à l’extrême bout du champ. Tu ne glaneras pas ta moisson, tu ne grappilleras pas ta vigne et tu ne ramasseras pas les fruits tombés dans ton verger. Tu les abandonneras au pauvre et à l’étranger » (Lv 19, 9-10).
n°72. Les Psaumes invitent souvent l’être humain à louer le Dieu créateur : « qui affermit la terre sur les eaux, car éternel est son amour ! » (Ps 136, 6). Mais ils invitent aussi les autres créatures à le louer : « Louez-le Soleil et Lune, louez-le, tous les astres de lumière ; louez-le, cieux des cieux, et les eaux par-dessus les cieux ! Qu’ils louent le nom du Seigneur : lui commanda et ils furent créés » (Ps 148, 3-5). Nous existons non seulement par le pouvoir de Dieu, mais aussi face à lui et près de lui. C’est pourquoi nous l’adorons.
n°73. Les écrits des prophètes invitent à retrouver la force dans les moments difficiles en contemplant le Dieu tout-puissant qui a créé l’univers. Le pouvoir infini de Dieu ne nous porte pas à fuir sa tendresse paternelle, parce qu’en lui affection et vigueur se conjuguent. De fait, toute saine spiritualité implique en même temps d’accueillir l’amour de Dieu, et d’adorer avec confiance le Seigneur pour sa puissance infinie. Dans la Bible, le Dieu qui libère et sauve est le même qui a créé l’univers, et ces deux modes divins d’agir sont intimement et inséparablement liés : « Ah Seigneur, voici que tu as fait le ciel et la terre par ta grande puissance et ton bras étendu. À toi, rien n’est impossible ! […] Tu fis sortir ton peuple Israël du pays d’Égypte par signes et prodiges » (Jr 32, 17.21). « Le Seigneur est un Dieu éternel, créateur des extrémités de la terre. Il ne se fatigue ni ne se lasse, insondable est son intelligence. Il donne la force à celui qui est fatigué, à celui qui est sans vigueur il prodigue le réconfort » (Is 40, 28b-29).
n°74. L’expérience de la captivité à Babylone a engendré une crise spirituelle qui a favorisé un approfondissement de la foi en Dieu, explicitant sa toute-puissance créatrice, pour exhorter le peuple à retrouver l’espérance dans sa situation malheureuse. Des siècles plus tard, en un autre moment d’épreuves et de persécution, quand l’Empire romain cherchait à imposer une domination absolue, les fidèles retrouvaient consolation et espérance en grandissant dans la confiance au Dieu tout-puissant, et ils chantaient : « Grandes et merveilleuses sont tes œuvres, Seigneur, Dieu Maître-de-tout ; justes et droites sont tes voies, ô Roi des nations » (Ap 15, 3). S’il a pu créer l’univers à partir de rien, il peut aussi intervenir dans ce monde et vaincre toute forme de mal. Par conséquent l’injustice n’est pas invincible.
n°75. Nous ne pouvons pas avoir une spiritualité qui oublie le Dieu tout-puissant et créateur. Autrement, nous finirions par adorer d’autres pouvoirs du monde, ou bien nous nous prendrions la place du Seigneur au point de prétendre piétiner la réalité créée par lui, sans connaître de limite. La meilleure manière de mettre l’être humain à sa place, et de mettre fin à ses prétentions d’être un dominateur absolu de la terre, c’est de proposer la figure d’un Père créateur et unique maître du monde, parce qu’autrement l’être humain aura toujours tendance à vouloir imposer à la réalité ses propres lois et intérêts.
Préparer la rencontre
Pape François, Laudato Si’ - Lettre encyclique
n° 64 à 75
Catéchisme de l'Église Catholique
La profession de foi chrétienne – Je crois en Dieu le Père n° 282 à 301
L'intelligence des écritures, Tome 5
Marie-Noëlle Thabut, L’intelligence des Ecritures, Tome 5, p 262s, Ed. Artège
L'Oasis n°16, Tout est lié !
L’Oasis n°16 : Tout est lié !
Avec ce numéro, partons de la Création pour percevoir que ce qui est le fondement de notre foi est au cœur de l’écologie intégrale. S’ouvrir à l’écologie est une manière de rencontrer le Christ, de nourrir sa relation au Christ. Le chemin de conversion écologique est un chemin Pascal (mourir à certaines choses pour renaître à d’autres, accepter de renoncer).
ZeBible
Thème Ecologie ; pages 80-81
Dieu se propose, il fait alliance dans l’histoire des hommes
Dieu nous a créés à son image
Aller plus loin
PRIXM
Au septième jour de la Création, Dieu est-il paresseux ?
PRIXM
La Trinité et la création de l’Homme
Préparer la rencontre
Dieu se propose, il fait alliance dans l’histoire des hommes
L'Oasis n°20, C'est trop beau
Dieu créateur de toute beauté
Que dit la Bible ? De la création à la rédemption, l'Écriture donne à voir la beauté de Dieu qui se révèle. [...] Le bon et le beau sont proches. Le bon fonctionnement de certaines réalités correspond à une perfection visible. Le bon est beau. C'est le cas de la création.
Dieu nous connaît et nous appelle à la vie
Aller plus loin
Podcast
Choisis la vie !
Préparer la rencontre
L’Oasis n°14, La promesse
« La promesse de Dieu, c’est Jésus lui-même », article biblique p. 4-5
La promesse de Dieu, c’est Jésus lui-même !
La promesse de Dieu, c'est Jésus lui-même ! L'accueillir est un chemin de bonheur.
Constitution pastorale Gaudium et Spes
n° 17 – Grandeur de la liberté
Mais c’est toujours librement que l’homme se tourne vers le bien. Cette liberté, nos contemporains l’estiment grandement et ils la poursuivent avec ardeur. Et ils ont raison. Souvent cependant ils la chérissent d’une manière qui n’est pas droite, comme la licence de faire n’importe quoi, pourvu que cela plaise, même le mal. Mais la vraie liberté est en l’homme un signe privilégié de l’image divine. Car Dieu a voulu le laisser à son propre conseil pour qu’il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à lui, s’achever ainsi dans une bienheureuse plénitude. La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. L’homme parvient à cette dignité lorsque, se délivrant de toute servitude des passions, par le choix libre du bien, il marche vers sa destinée et prend soin de s’en procurer réellement les moyens par son ingéniosité. Ce n’est toutefois que par le secours de la grâce divine que la liberté humaine, blessée par le péché, peut s’ordonner à Dieu d’une manière effective et intégrale. Et chacun devra rendre compte de sa propre vie devant le tribunal de Dieu, selon le bien ou le mal accompli.
Pape François, Gaudete et exsultate – Exhortation apostolique
n°11. « Chacun dans sa route » dit le Concile. Il ne faut donc pas se décourager quand on contemple des modèles de sainteté qui semblent inaccessibles. Il y a des témoins qui sont utiles pour nous encourager et pour nous motiver, mais non pour que nous les copiions, car cela pourrait même nous éloigner de la route unique et spécifique que le Seigneur veut pour nous. Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui (cf. 1 Co 12, 7) et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui. Nous sommes tous appelés à être des témoins, mais il y a de nombreuses formes existentielles de témoignage. De fait, quand le grand mystique saint Jean de la Croix écrivait son Cantique spirituel, il préférait éviter des règles fixes pour tout le monde et il expliquait que ses vers étaient écrits pour que chacun en tire profit à sa manière. En effet, la vie divine se communique aux uns « d’une manière [et aux] autres d’une autre ».
n°14. Pour être saint, il n’est pas nécessaire d’être évêque, prêtre, religieuse ou religieux. Bien des fois, nous sommes tentés de penser que la sainteté n’est réservée qu’à ceux qui ont la possibilité de prendre de la distance par rapport aux occupations ordinaires, afin de consacrer beaucoup de temps à la prière. Il n’en est pas ainsi. Nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve. Es-tu une consacrée ou un consacré ? Sois saint en vivant avec joie ton engagement. Es-tu marié ? Sois saint en aimant et en prenant soin de ton époux ou de ton épouse, comme le Christ l’a fait avec l’Église. Es-tu un travailleur ? Sois saint en accomplissant honnêtement et avec compétence ton travail au service de tes frères. Es-tu père, mère, grand-père ou grand-mère ? Sois saint en enseignant avec patience aux enfants à suivre Jésus. As-tu de l’autorité ? Sois saint en luttant pour le bien commun et en renonçant à tes intérêts personnels.
Dieu n’a pas voulu le mal
Aller plus loin
Théodom
Le mal, pourquoi : série de 11 vidéos
PRIXM
La Bible et le mal
Préparer la rencontre
Rituel de l'Initiation Chrétienne des Adultes
Renonciation dans la liturgie baptismale – n°217-218
Le Directoire pour la catéchèse
La pédagogie de la foi dans l’Église – Critère historico-salvifique
n°173. L’annonce du Royaume de Dieu inclut un message de libération et de promotion humaine, intimement lié au soin et à la responsabilité vis-à-vis de la création. Le salut, donné par le Seigneur et annoncé par l’Église, concerne toutes les questions de la vie sociale. Il est donc nécessaire de prendre en considération la complexité du monde contemporain et le lien intime existant entre culture, politique, économie, travail, environnement, qualité de la vie, pauvreté, troubles sociaux, guerres. « L’Évangile possède un critère de totalité qui lui est inhérent : il ne cesse pas d’être Bonne Nouvelle tant qu’il n’est pas annoncé à tous, tant qu’il ne féconde pas et ne guérit pas toutes les dimensions de l’homme, tant qu’il ne réunit pas tous les hommes à la table du Royaume ». La vie éternelle sera donc l’horizon ultime de l’annonce du salut. Ce n’est qu’en cela que l’engagement en faveur de la justice et le désir de libération se réaliseront pleinement.
Catéchisme de l'Église Catholique
La vocation de l’homme, la vie dans l’Esprit – le salut de Dieu : la loi et la grâce
n°1949. Appelé à la béatitude, mais blessé par le péché, l’homme a besoin du salut de Dieu. Le secours divin lui parvient dans le Christ par la loi qui le dirige et dans la grâce qui le soutient :
Travaillez avec crainte et tremblement à accomplir votre salut : aussi bien, Dieu est là qui opère en vous à la fois le vouloir et l’opération même, au profit de ses bienveillants desseins (Ph 2, 12-13).
Jésus nous sauve
Préparer la rencontre
Mur du psalmiste avec la pédagogie de mise en œuvre
Catéchisme pour adultes des Evêques de France
- L’apparition du mal – Une doctrine qui éclaire notre route
n°122 – Nous sommes en quelque sorte précédés par le mal, du fait de notre appartenance à la famille humaine, représentée en son origine par Adam. Telle est la condition faite par le péché originel à tout fils et à toute fille d’homme.
Créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, l’homme a péché, en se détournant de son Créateur, pour se faire lui-même semblable à lui. Cette faute se situe dans l’histoire, aux origines de l’histoire humaine. La conséquence en est que l’homme a été blessé dans son amitié avec Dieu, dans son union aux autres hommes, dans l’unité avec lui-même et il a perdu le don de l’immortalité.
Tout homme qui vient à l’existence reçoit dès lors une humanité blessée. Le petit enfant n’est pas pécheur personnellement mais, du fait de son appartenance au genre humain, il est marqué par ce péché d’origine.
- L’apparition du mal – La promesse de Salut
n°132 – Ce salut est annoncé dans la victoire remportée sur le serpent par la descendance de la femme (cf. Gn 3,15), victoire effectivement acquise par le Fils de Marie.
Jésus, nouvel Adam, apporte l’assurance de la victoire définitive sur le péché et sur la mort.
« Si Dieu est pour nous, s’exclame saint Paul, qui sera contre nous? Il n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous: comment pourrait-il avec lui ne pas nous donner tout? Qui accusera ceux que Dieu a choisis? Puisque c’est Dieu qui justifie. Qui pourra condamner? Puisque Jésus Christ est mort; plus encore: il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous. Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ? La détresse? L’angoisse? La persécution? La faim? Le dénuement? Le danger? Le supplice? L’Écriture dit en effet: C’est pour toi qu’on nous massacre sans arrêt, on nous prend pour des moutons d’abattoir. Oui, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. J’en ai la certitude: ni la mort, ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l’avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur » (Rm 8,31-39).
Catéchisme de l'Église Catholique
La vie dans le Christ – La liberté de l’homme
n°1739. Liberté et péché. La liberté de l’homme est finie et faillible. De fait, l’homme a failli. Librement, il a péché. En refusant le projet d’amour de Dieu, il s’est trompé lui-même ; il est devenu esclave du péché. Cette aliénation première en a engendré une multitude d’autres. L’histoire de l’humanité, depuis ses origines, témoigne des malheurs et des oppressions nés du cœur de l’homme, par suite d’un mauvais usage de la liberté.
Texte pontifical sur le Salut : Audience du pape François
Revue Lumen Vitae 2005/2 Bible sans Parole, Bible sans paroles ?
Ingo Baldermann « Les enfants se découvrent eux-mêmes dans la Bible » p 165-177
Par son pardon, Dieu nous libère
Aller plus loin
Actes 9, 1-18 : conversion de Paul
Jean 8, 1-11 : la femme adultère
PRIXM
Jésus et la femme adultère
Préparer la rencontre
Présentation de la Frise du Frère Yves de La Pierre-qui-Vire
L'Oasis n°1
L’Oasis n°1 : La Miséricorde
Ressource pour les catéchistes & les accompagnateurs du catéchuménat, Automne 2016. Cette revue est destinée aux catéchistes et accompagnateurs en catéchuménat pour leur permettre d’approfondir les fondamentaux de la foi, nourrir leur vie spirituelle et les soutenir dans[...]
L'Oasis n°11
L’Oasis n°11 : Libérés du péché
Ressource pour les catéchistes & les accompagnateurs du catéchuménat, Printemps 2019. Le Seigneur ton Dieu t’a libéré, par sa main puissante et son bras tendu. Il t’a libéré de l’esclavage de l’Egypte, dans l’Ancienne Alliance, sans rien te demander.
Amoris Laetitia, pape François, Le pardon
106. Quand on a été offensé ou déçu, le pardon est possible et souhaitable, mais personne ne dit qu’il est facile. La vérité est que « seul un grand esprit de sacrifice permet de sauvegarder et de perfectionner la communion familiale. Elle exige en effet une ouverture généreuse et prompte de tous et de chacun à la compréhension, à la tolérance, au pardon, à la réconciliation. Aucune famille n’ignore combien l’égoïsme, les dissensions, les tensions, les conflits font violence à la communion familiale et peuvent même parfois l’anéantir : c’est là que trouvent leur origine les multiples et diverses formes de division dans la vie familiale ».
107. Nous savons aujourd’hui que pour pouvoir pardonner, il nous faut passer par l’expérience libératrice de nous comprendre et de nous pardonner à nous-mêmes. Souvent nos erreurs, ou le regard critique des personnes que nous aimons, nous ont conduit à perdre l’amour de nous-mêmes. Cela fait que nous finissons par nous méfier des autres, fuyant l’affection, nous remplissant de peur dans les relations interpersonnelles. Alors, pouvoir accuser les autres devient un faux soulagement. Il faut prier avec sa propre histoire, s’accepter soi-même, savoir cohabiter avec ses propres limites, y compris se pardonner, pour pouvoir avoir cette même attitude envers les autres.
108. Mais cela suppose l’expérience d’être pardonné par Dieu, justifié gratuitement et non pour nos mérites. Nous avons été touchés par un amour précédant toute œuvre de notre part, qui donne toujours une nouvelle chance, promeut et stimule. Si nous acceptons que l’amour de Dieu est inconditionnel, que la tendresse du Père n’est ni à acheter ni à payer, alors nous pourrons aimer par-dessus tout, pardonner aux autres, même quand ils ont été injustes contre nous. Autrement, notre vie en famille cessera d’être un lieu de compréhension, d’accompagnement et de stimulation ; et elle sera un espace de tension permanente et de châtiment mutuel.
Dieu est miséricorde
Aller plus loin
L'Oasis n°1
L’Oasis n°1 : La Miséricorde
Ressource pour les catéchistes & les accompagnateurs du catéchuménat, Automne 2016. Cette revue est destinée aux catéchistes et accompagnateurs en catéchuménat pour leur permettre d’approfondir les fondamentaux de la foi, nourrir leur vie spirituelle et les soutenir dans[...]
Vidéo
Le serviteur impitoyable
Préparer la rencontre
Caritas in veritate, Benoît XVI, 2009, encyclique
5. La charité est amour reçu et donné. Elle est « grâce » (cháris). Sa source est l’amour jaillissant du Père pour le Fils, dans l’Esprit Saint. C’est un amour qui, du Fils, descend sur nous. C’est un amour créateur, qui nous a donné l’existence; c’est un amour rédempteur, qui nous a recréés. Un amour révélé et réalisé par le Christ (cf. Jn 13, 1) et « répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5). Objets de l’amour de Dieu, les hommes sont constitués sujets de la charité, appelés à devenir eux-mêmes les instruments de la grâce, pour répandre la charité de Dieu et pour tisser des liens de charité.
La doctrine sociale de l’Église répond à cette dynamique de charité reçue et donnée. Elle est « caritas in veritate in re sociali »: annonce de la vérité de l’amour du Christ dans la société. Cette doctrine est un service de la charité, mais dans la vérité. La vérité préserve et exprime la force de libération de la charité dans les événements toujours nouveaux de l’histoire. Elle est, en même temps, une vérité de la foi et de la raison, dans la distinction comme dans la synergie de ces deux modes de connaissance. Le développement, le bien-être social, ainsi qu’une solution adaptée aux graves problèmes socio-économiques qui affligent l’humanité, ont besoin de cette vérité. Plus encore, il est nécessaire que cette vérité soit aimée et qu’il lui soit rendu témoignage. Sans vérité, sans confiance et sans amour du vrai, il n’y a pas de conscience ni de responsabilité sociale, et l’agir social devient la proie d’intérêts privés et de logiques de pouvoir, qui ont pour effets d’entrainer la désagrégation de la société, et cela d’autant plus dans une société en voie de mondialisation et dans les moments difficiles comme ceux que nous connaissons actuellement.
Pape François, Bulle d’indiction du Jubilé de la Miséricorde
15. Au cours de cette Année Sainte, nous pourrons faire l’expérience d’ouvrir le coeur à ceux qui vivent dans les périphéries existentielles les plus différentes, que le monde moderne a souvent créées de façon dramatique. Combien de situations de précarité et de souffrance n’existent-elles pas dans le monde d’aujourd’hui ! Combien de blessures ne sont-elles pas imprimées dans la chair de ceux qui n’ont plus de voix parce que leur cri s’est évanoui et s’est tu à cause de l’indifférence des peuples riches ! Au cours de ce Jubilé, l’Eglise sera encore davantage appelée à soigner ces blessures, à les soulager avec l’huile de la consolation, à les panser avec la miséricorde et à les soigner par la solidarité et l’attention. Ne tombons pas dans l’indifférence qui humilie, dans l’habitude qui anesthésie l’âme et empêche de découvrir la nouveauté, dans le cynisme destructeur. Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme.
J’ai un grand désir que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Ce sera une façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de l’Evangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine. La prédication de Jésus nous dresse le tableau de ces œuvres de miséricorde, pour que nous puissions comprendre si nous vivons, oui ou non, comme ses disciples. Redécouvrons les œuvres de miséricorde corporelles : donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts. Et n’oublions pas les œuvres de miséricorde spirituelles : conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts.
Nous ne pouvons pas échapper aux paroles du Seigneur et c’est sur elles que nous serons jugés : aurons-nous donné à manger à qui a faim et à boire à qui a soif ? Aurons-nous accueilli l’étranger et vêtu celui qui était nu ? Aurons-nous pris le temps de demeurer auprès de celui qui est malade et prisonnier ? (cf. Mt 25, 31-45). De même, il nous sera demandé si nous avons aidé à sortir du doute qui engendre la peur, et bien souvent la solitude; si nous avons été capable de vaincre l’ignorance dans laquelle vivent des millions de personnes, surtout des enfants privés de l’aide nécessaire pour être libérés de la pauvreté, si nous nous sommes faits proches de celui qui est seul et affligé; si nous avons pardonné à celui qui nous offense, si nous avons rejeté toute forme de rancœur et de haine qui porte à la violence, si nous avons été patients à l’image de Dieu qui est si patient envers nous; si enfin, nous avons confié au Seigneur, dans la prière nos frères et sœurs. C’est dans chacun de ces « plus petits » que le Christ est présent. Sa chair devient de nouveau visible en tant que corps torturé, blessé, flagellé, affamé, égaré… pour être reconnu par nous, touché et assisté avec soin. N’oublions pas les paroles de Saint Jean de la Croix : « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour ».
La miséricorde nous saisit aux tripes
Jésus est vivant !
Aller plus loin
Pèlerinage Sainte Marie-Madeleine à Vézelay et à Sainte Baume
Tous les 22 juillet
Vidéo
La résurrection selon Tolkien
Film
La Résurrection du Christ
Kévin Reynolds
PRIXM
La Résurrection de Jésus : comment ça « le troisième jour » ?
Préparer la rencontre
L'Oasis n°7
Livre d' Yves-Marie Blanchard - Femmes du Nouveau Testament
pp 86-92, Salvator 2020
Livre d'Anne Soupa - Douze femmes dans la vie de Jésus
« Marie de Magdala, la femme sans aromates » pp 203-228, Salvator, 2014
Livre de Claude Flipo - Hommes et femmes du Nouveau Testament, 50 portraits bibliques
page 231, Le Seuil, 2006
Le catéchiste – L’identité et la vocation du catéchiste
Directoire pour la Catéchèse
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