Rencontre avec Jésus le Christ : repères complémentaires pour le catéchiste

Rencontre avec Jésus le Christ : voici les repères complémentaires au document du catéchiste pour préparer les 31 rencontres avec les catéchumènes et confirmands.

les liens des rencontres proposés Pour aller plus loin ou Préparer les rencontres sont en cours de mise en ligne sur notre site.

Dans un encadré bleu disponible sur les fiches du document catéchiste (pochette bleue), des rubriques donnent des repères complémentaires :

Aller plus loin

Pour ceux qui voudraient poursuivre la réflexion, y compris les catéchumènes. Le QR code renvoie sur cette page et permet d’ouvrir les liens cités.

Préparer la rencontre

Présente des textes complémentaires ou des vidéos pour approfondir le thème avant de l’aborder avec les catéchumènes ou confirmands.

Repères complémentaires pour préparer les rencontres

Dieu vient à notre rencontre

Aller plus loin

Vidéo

Qui a envie d'être aimé ? Bande annonce

Thierry Bizot - Anne Giafferi 2010 - Citel Vidéo

Texte complémentaire

Le Buisson ardent, Ex 3, 1-10

Préparer la rencontre

Le Salut

Libération définitive du mal et du péché et communion complète avec Dieu. Dans l’Ancien Testament, le salut est espérance d’un sauveur annoncé. L’acte de salut par excellence est, pour la théologie et la vie spirituelle, la résurrection du Christ. Il se réalise sur la croix par le don total que Jésus fait de lui-même par amour. Ce salut n’est pas uniquement à venir, mais il est déjà accessible aujourd’hui, par la grâce de Dieu.

Pape Benoît XVI, Porta fidei, Lettre apostolique, 2011, n°10

D’autre part, nous ne pouvons pas oublier que dans notre contexte culturel de nombreuses personnes, bien que ne reconnaissant pas en soi le don de la foi, sont quand même dans une recherche sincère du sens ultime et de la vérité définitive sur leur existence et sur le monde. Cette recherche est un authentique préambule à la foi, parce qu’elle met en mouvement les personnes sur le chemin qui conduit au mystère de Dieu. La raison de l’homme elle-même, en effet, porte innée l’exigence de « ce qui a de la valeur et demeure toujours ». Cette exigence constitue une invitation permanente, inscrite de façon indélébile dans le cœur humain, à se mettre en chemin pour trouver Celui que nous ne chercherions pas s’il n’était pas déjà venu à notre rencontre. La foi nous invite justement à cette rencontre et nous y ouvre pleinement… Pour accéder à une connaissance systématique des contenus de la foi, tous peuvent trouver dans le Catéchisme de l’Eglise catholique une aide précieuse et indispensable. Il constitue un des fruits les plus importants du Concile Vatican II… C’est justement sur cet horizon que l’Année de la foi devra exprimer un engagement général pour la redécouverte et l’étude des contenus fondamentaux de la foi qui trouvent dans le Catéchisme de l’Eglise catholique leur synthèse systématique et organique… Le Catéchisme offre une mémoire permanente des nombreuses façons dans lesquelles l’Eglise a médité sur la foi et produit un progrès dans la doctrine pour donner certitude aux croyants dans leur vie de foi… En cette année, par conséquent, le Catéchisme de l’Eglise catholique, pourra être un véritable instrument pour soutenir la foi, surtout pour tous ceux qui ont à cœur la formation des chrétiens, si déterminante dans notre contexte culturel. Dans ce but, j’ai invité la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, en accord avec les Dicastères compétents du Saint-Siège, à rédiger une Note, par laquelle offrir à l’Eglise et aux croyants quelques indications pour vivre cette Année de la foi de manière plus efficace et appropriée, au service du croire et de l’évangélisation.

Directoire pour la Catéchèse n° 17,18,19

La foi en Jésus-Christ : la réponse à Dieu qui se révèle

  1. Chaque personne, passant de l’inquiétude qui habite son cœur à la recherche sincère du sens de sa propre existence en Christ parvient à se comprendre pleinement ; en le connaissant de manière familière, elle ressent l’envie d’emprunter les chemins de la vérité. La Parole de Dieu révèle la nature relationnelle de chacun et sa vocation filiale à se conformer au Christ : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en Toi »[6]. Lorsque l’homme est rejoint par Dieu, il est appelé à répondre avec l’obéissance de la foi et à adhérer avec le plein consentement de l’intelligence et de la volonté, en accueillant librement « l’évangile de la grâce de Dieu » (Ac 20, 24). Ainsi, le croyant « trouve ce qu’il a toujours cherché et l’obtient en abondance. La foi répond à cette “attente”, souvent inconsciente et toujours limitée, de connaître la vérité sur Dieu, sur l’homme et sur sa destinée »[7].
  2. La foi chrétienne, c’est d’abord l’acceptation de l’amour de Dieu révélé en Jésus-Christ, l’adhésion sincère à sa personne et la libre décision de marcher à sa suite. Ce oui à Jésus-Christ contient deux dimensions : l’abandon confiant à Dieu (fides qua) et l’assentiment aimant envers tout ce qu’il nous a révélé (fides quae). Effectivement, « saint Jean a exprimé l’importance de la relation personnelle avec Jésus pour notre foi à travers divers usages du verbe croire. Avec le “croire que” ce que Jésus nous dit est vrai (cf. Jn 14, 10 ; 20, 31), Jean utilise aussi les locutions “croire à” Jésus et “croire en” Jésus. “Nous croyons à” Jésus, quand nous acceptons sa Parole, son témoignage, parce qu’il est véridique (cf. Jn 6, 30). “Nous croyons en” Jésus, quand nous l’accueillons personnellement dans notre vie et nous nous en remettons à lui, adhérant à lui dans l’amour et le suivant au long du chemin (cf. Jn 2, 11 ; 6, 47 ; 12, 44) »[8], dans un parcours dynamique qui dure toute la vie. Croire entraîne donc une double adhésion : « à la personne et à la vérité ; à la vérité par confiance en la personne qui l’atteste »[9] et à la personne parce qu’elle est elle-même la vérité attestée. C’est une adhésion du cœur, de l’esprit et de l’agir.
  3. La foi est un don de Dieu et une vertu surnaturelle, qui peut naître intérieurement comme un fruit de la grâce et comme une réponse libre à l’Esprit Saint, qui amène le cœur à la conversion et le tourne vers Dieu, en lui donnant « la douce joie de consentir et de croire à la vérité » (DV 5). Guidé par la foi, l’homme en vient à contempler et à apprécier Dieu en tant qu’amour (cf. 1 Jn 4, 7-16). La foi, comme accueil personnel du don de Dieu, n’est ni irrationnelle ni aveugle. « La lumière de la raison et celle de la foi viennent toutes deux de Dieu, […] c’est pourquoi elles ne peuvent se contredire »[10]. La foi et la raison, en effet, sont l’une et l’autre complémentaires : si la raison évite à la foi de tomber dans le fidéisme ou le fondamentalisme, « seule la foi permet de pénétrer le mystère, dont elle favorise une compréhension cohérente »[11].

Le Rituel de l’Initiation chrétienne des Adultes : Le temps de la première évangélisation, Notes pastorales 65

RICA : Le temps de la première évangélisation, Notes pastorales 65

Dieu nous invite à croire en Lui

Aller plus loin

Vidéo

Brother - Bande annonce

Arnaud Fournier Montgieux - 2021

Vidéo

Rencontre avec un Dieu qui parle – Documentaire

Laurence Chartier – 2013

Préparer la rencontre

L'Oasis n°19, Parle Seigneur !

Dans l’article La révélation en catéchèse et catéchuménat | Un peu de théologie, page 10, se référer au § : « La réponse à la révélation par la vie de foi dans l’Église ».

La révélation divine en catéchèse et catéchuménat

Par sa parole, Dieu se révèle et invite à une réponse de foi. L’originalité de la révélation biblique : Depuis que l’homme est homme, il a cherché à comprendre le monde qui l’entourait, il a essayé de comprendre ce qui était au-delà des apparences.

Directoire pour la Catéchèse n° 34

La transmission de la révélation dans la foi de l’Église – Le processus d’évangélisation

34. L’action dinitiation catéchétique est au service de la profession de foi. Ceux qui ont déjà rencontré Jésus-Christ sentent croître le désir de le connaître plus intimement, rendant explicite une première option pour l’Évangile. Dans la communauté chrétienne, la catéchèse, avec les rites liturgiques, les œuvres de charité et l’expérience de la fraternité, « initie à la connaissance de la foi et à l’apprentissage de la vie chrétienne, en favorisant un itinéraire spirituel qui entraîne “un changement progressif de la mentalité et des mœurs” (AG 13) fait de renoncements et de luttes, mais aussi de joies que Dieu donne sans mesure »[27]. Le disciple de Jésus-Christ est alors prêt pour la profession de foi lorsque, par la célébration des sacrements de l’initiation, il est greffé au Christ. Cette étape correspond à la période du catéchuménat et à celle de la purification et de l’illumination de l’itinéraire catéchuménal[28].

Catéchisme pour Adultes des Evêques de France

Catéchisme pour Adultes des Evêques de France, chapitre 1, point 1, Croire en Dieu question vitale, n°12. Cf fiche catéchumène

Amen

Amen : Ce mot hébreu se rattache à une racine qui signifie: solidité, fermeté. Il était largement utilisé dans le culte juif, non seulement au sens d’un souhait : « Ainsi soit-il», mais beaucoup plus comme une affirmation : « C’est vrai, d’accord !». Jésus l’emploie souvent dans l’Évangile, parfois en le redoublant pour accentuer la solennité de l’affirmation : Amen, amen ; «En vérité». La tradition chrétienne a gardé le mot pour exprimer la pleine adhésion de foi.

La minute liturgique

Dieu donne la vie

Aller plus loin

Pape François, Laudato Si’ - Lettre encyclique

64. Par ailleurs, même si cette Encyclique s’ouvre au dialogue avec tous pour chercher ensemble des chemins de libération, je veux montrer dès le départ comment les convictions de la foi offrent aux chrétiens, et aussi à d’autres croyants, de grandes motivations pour la protection de la nature et des frères et sœurs les plus fragiles. Si le seul fait d’être humain pousse les personnes à prendre soin de l’environnement dont elles font partie, « les chrétiens, notamment, savent que leurs devoirs à l’intérieur de la création et leurs devoirs à l’égard de la nature et du Créateur font partie intégrante de leur foi ».[36] Donc, c’est un bien pour l’humanité et pour le monde que nous, les croyants, nous reconnaissions mieux les engagements écologiques qui jaillissent de nos convictions.

65. Sans répéter ici l’entière théologie de la création, nous nous demandons ce que disent les grands récits bibliques sur la création et sur la relation entre l’être humain et le monde. Dans le premier récit de l’œuvre de la création, dans le livre de la Genèse, le plan de Dieu inclut la création de l’humanité. Après la création de l’être humain, il est dit que « Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon » (Gn 1, 31). La Bible enseigne que chaque être humain est créé par amour, à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26). Cette affirmation nous montre la très grande dignité de toute personne humaine, qui « n’est pas seulement quelque chose, mais quelqu’un. Elle est capable de se connaître, de se posséder, et de librement se donner et entrer en communion avec d’autres personnes ».[37] Saint Jean-Paul II a rappelé que l’amour très particulier que le Créateur a pour chaque être humain lui confère une dignité infinie.[38] Ceux qui s’engagent dans la défense de la dignité des personnes peuvent trouver dans la foi chrétienne les arguments les plus profonds pour cet engagement. Quelle merveilleuse certitude de savoir que la vie de toute personne ne se perd pas dans un chaos désespérant, dans un monde gouverné par le pur hasard ou par des cycles qui se répètent de manière absurde ! Le Créateur peut dire à chacun de nous : « Avant même de te former au ventre maternel, je t’ai connu » (Jr 1, 5). Nous avons été conçus dans le cœur de Dieu, et donc, « chacun de nous est le fruit d’une pensée de Dieu. Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire ».[39]

66. Les récits de la création dans le livre de la Genèse contiennent, dans leur langage symbolique et narratif, de profonds enseignements sur l’existence humaine et sur sa réalité historique. Ces récits suggèrent que l’existence humaine repose sur trois relations fondamentales intimement liées : la relation avec Dieu, avec le prochain, et avec la terre. Selon la Bible, les trois relations vitales ont été rompues, non seulement à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur de nous. Cette rupture est le péché. L’harmonie entre le Créateur, l’humanité et l’ensemble de la création a été détruite par le fait d’avoir prétendu prendre la place de Dieu, en refusant de nous reconnaître comme des créatures limitées. Ce fait a dénaturé aussi la mission de « soumettre » la terre (cf. Gn 1, 28), de « la cultiver et la garder» (Gn 2, 15). Comme résultat, la relation, harmonieuse à l’origine entre l’être humain et la nature, est devenue conflictuelle (cf. Gn 3, 17-19). Pour cette raison, il est significatif que l’harmonie que vivait saint François d’Assise avec toutes les créatures ait été interprétée comme une guérison de cette rupture. Saint Bonaventure disait que par la réconciliation universelle avec toutes les créatures, d’une certaine manière, François retournait à l’état d’innocence.[40] Loin de ce modèle, le péché aujourd’hui se manifeste, avec toute sa force de destruction, dans les guerres, sous diverses formes de violence et de maltraitance, dans l’abandon des plus fragiles, dans les agressions contre la nature.

67. Nous ne sommes pas Dieu. La terre nous précède et nous a été donnée. Cela permet de répondre à une accusation lancée contre la pensée judéo-chrétienne : il a été dit que, à partir du récit de la Genèse qui invite à “dominer” la terre (cf. Gn 1, 28), on favoriserait l’exploitation sauvage de la nature en présentant une image de l’être humain comme dominateur et destructeur. Ce n’est pas une interprétation correcte de la Bible, comme la comprend l’Église. S’il est vrai que, parfois, nous les chrétiens avons mal interprété les Écritures, nous devons rejeter aujourd’hui avec force que, du fait d’avoir été créés à l’image de Dieu et de la mission de dominer la terre, découle pour nous une domination absolue sur les autres créatures. Il est important de lire les textes bibliques dans leur contexte, avec une herméneutique adéquate, et de se souvenir qu’ils nous invitent à “cultiver et garder” le jardin du monde (cf. Gn 2, 15). Alors que “cultiver” signifie labourer, défricher ou travailler, “garder” signifie protéger, sauvegarder, préserver, soigner, surveiller. Cela implique une relation de réciprocité responsable entre l’être humain et la nature. Chaque communauté peut prélever de la bonté de la terre ce qui lui est nécessaire pour survivre, mais elle a aussi le devoir de la sauvegarder et de garantir la continuité de sa fertilité pour les générations futures ; car, en définitive, « au Seigneur la terre » (Ps 24, 1), à lui appartiennent « la terre et tout ce qui s’y trouve » (Dt 10, 14). Pour cette raison, Dieu dénie toute prétention de propriété absolue : « La terre ne sera pas vendue avec perte de tout droit, car la terre m’appartient, et vous n’êtes pour moi que des étrangers et des hôtes » (Lv 25, 23).

68. Cette responsabilité vis-à-vis d’une terre qui est à Dieu implique que l’être humain, doué d’intelligence, respecte les lois de la nature et les délicats équilibres entre les êtres de ce monde, parce que « lui commanda, eux furent créés, il les posa pour toujours et à jamais sous une loi qui jamais ne passera » (Ps 148, 5b-6). C’est pourquoi la législation biblique s’attarde à proposer à l’être humain diverses normes, non seulement en relation avec ses semblables, mais aussi en relation avec les autres êtres vivants : « Si tu vois tomber en chemin l’âne ou le bœuf de ton frère, tu ne te déroberas pas […] Si tu rencontres en chemin un nid avec des oisillons ou des œufs, sur un arbre ou par terre, et que la mère soit posée sur les oisillons ou les œufs, tu ne prendras pas la mère sur les petits » (Dt 22, 4.6). Dans cette perspective, le repos du septième jour n’est pas proposé seulement à l’être humain, mais aussi « afin que se reposent ton âne et ton bœuf » (Ex 23, 12). Nous nous apercevons ainsi que la Bible ne donne pas lieu à un anthropocentrisme despotique qui se désintéresserait des autres créatures.

69. En même temps que nous pouvons faire un usage responsable des choses, nous sommes appelés à reconnaître que les autres êtres vivants ont une valeur propre devant Dieu et, « par leur simple existence ils le bénissent et lui rendent gloire »[41], puisque « le Seigneur se réjouit en ses œuvres » (Ps 104, 31). Précisément en raison de sa dignité unique et par le fait d’être doué d’intelligence, l’être humain est appelé à respecter la création avec ses lois internes, car « le Seigneur, par la sagesse, a fondé la terre » (Pr 3, 19). Aujourd’hui l’Église ne dit pas seulement que les autres créatures sont complètement subordonnées au bien de l’homme, comme si elles n’avaient aucune valeur en elles-mêmes et que nous pouvions en disposer à volonté. Pour cette raison, les Évêques d’Allemagne ont enseigné au sujet des autres créatures qu’« on pourrait parler de la priorité de l’être sur le fait d’être utile »[42]. Le Catéchisme remet en cause, de manière très directe et insistante, ce qui serait un anthropocentrisme déviant : « Chaque créature possède sa bonté et sa perfection propres […] Les différentes créatures, voulues en leur être propre, reflètent, chacune à sa façon, un rayon de la sagesse et de la bonté infinies de Dieu. C’est pour cela que l’homme doit respecter la bonté propre de chaque créature pour éviter un usage désordonné des choses ».[43]

70. Dans le récit concernant Caïn et Abel, nous voyons que la jalousie a conduit Caïn à commettre l’injustice extrême contre son frère. Ce qui a provoqué à son tour une rupture de la relation entre Caïn et Dieu, et entre Caïn et la terre dont il a été exilé. Ce passage est résumé dans la conversation dramatique entre Dieu et Caïn. Dieu demande : « Où est ton frère Abel ? ». Caïn répond qu’il ne sait pas et Dieu insiste : « Qu’as-tu fait ? Écoute le sang de ton frère crier vers moi du sol ! Maintenant, sois maudit et chassé du sol fertile » (Gn 4, 9-11). La négligence dans la charge de cultiver et de garder une relation adéquate avec le voisin, envers lequel j’ai le devoir d’attention et de protection, détruit ma relation intérieure avec moi-même, avec les autres, avec Dieu et avec la terre. Quand toutes ces relations sont négligées, quand la justice n’habite plus la terre, la Bible nous dit que toute la vie est en danger. C’est ce que nous enseigne le récit sur Noé, quand Dieu menace d’exterminer l’humanité en raison de son incapacité constante à vivre à la hauteur des exigences de justice et de paix : « La fin de toute chair est arrivée, je l’ai décidé, car la terre est pleine de violence à cause des hommes » (Gn 6, 13). Dans ces récits si anciens, emprunts de profond symbolisme, une conviction actuelle était déjà présente : tout est lié, et la protection authentique de notre propre vie comme de nos relations avec la nature est inséparable de la fraternité, de la justice ainsi que de la fidélité aux autres.

71. Même si « la méchanceté de l’homme était grande sur la terre » (Gn 6, 5) et que Dieu « se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre » (Gn 6, 6), il a cependant décidé d’ouvrir un chemin de salut à travers Noé qui était resté intègre et juste. Ainsi, il a donné à l’humanité la possibilité d’un nouveau commencement. Il suffit d’un être humain bon pour qu’il y ait de l’espérance ! La tradition biblique établit clairement que cette réhabilitation implique la redécouverte et le respect des rythmes inscrits dans la nature par la main du Créateur. Cela se voit, par exemple, dans la loi sur le Sabbat. Le septième jour, Dieu se reposa de toutes ses œuvres. Il ordonna à Israël que chaque septième jour soit un jour de repos, un Sabbat (cf. Gn 2, 2-3 ; Ex 16, 23 ; 20, 10). Par ailleurs, une année sabbatique fut également instituée pour Israël et sa terre, tous les sept ans (cf. Lv 25, 1-4), pendant laquelle un repos complet était accordé à la terre ; on ne semait pas, on moissonnait seulement ce qui était indispensable pour subsister et offrir l’hospitalité (cf. Lv 25, 4-6). Enfin, passées sept semaines d’années, c’est-à-dire quarante-neuf ans, le Jubilé était célébré, année de pardon universel et d’« affranchissement de tous les habitants » (Lv 25, 10). Le développement de cette législation a cherché à assurer l’équilibre et l’équité dans les relations de l’être humain avec ses semblables et avec la terre où il vivait et travaillait. Mais en même temps c’était une reconnaissance que le don de la terre, avec ses fruits, appartient à tout le peuple. Ceux qui cultivaient et gardaient le territoire devaient en partager les fruits, spécialement avec les pauvres, les veuves, les orphelins et les étrangers : « Lorsque vous récolterez la moisson de votre pays, vous ne moissonnerez pas jusqu’à l’extrême bout du champ. Tu ne glaneras pas ta moisson, tu ne grappilleras pas ta vigne et tu ne ramasseras pas les fruits tombés dans ton verger. Tu les abandonneras au pauvre et à l’étranger » (Lv 19, 9-10).

72. Les Psaumes invitent souvent l’être humain à louer le Dieu créateur : « qui affermit la terre sur les eaux, car éternel est son amour ! » (Ps 136, 6). Mais ils invitent aussi les autres créatures à le louer : « Louez-le Soleil et Lune, louez-le, tous les astres de lumière ; louez-le, cieux des cieux, et les eaux par-dessus les cieux ! Qu’ils louent le nom du Seigneur : lui commanda et ils furent créés » (Ps 148, 3-5). Nous existons non seulement par le pouvoir de Dieu, mais aussi face à lui et près de lui. C’est pourquoi nous l’adorons.

73. Les écrits des prophètes invitent à retrouver la force dans les moments difficiles en contemplant le Dieu tout-puissant qui a créé l’univers. Le pouvoir infini de Dieu ne nous porte pas à fuir sa tendresse paternelle, parce qu’en lui affection et vigueur se conjuguent. De fait, toute saine spiritualité implique en même temps d’accueillir l’amour de Dieu, et d’adorer avec confiance le Seigneur pour sa puissance infinie. Dans la Bible, le Dieu qui libère et sauve est le même qui a créé l’univers, et ces deux modes divins d’agir sont intimement et inséparablement liés : « Ah Seigneur, voici que tu as fait le ciel et la terre par ta grande puissance et ton bras étendu. À toi, rien n’est impossible ! […] Tu fis sortir ton peuple Israël du pays d’Égypte par signes et prodiges » (Jr 32, 17.21). « Le Seigneur est un Dieu éternel, créateur des extrémités de la terre. Il ne se fatigue ni ne se lasse, insondable est son intelligence. Il donne la force à celui qui est fatigué, à celui qui est sans vigueur il prodigue le réconfort » (Is 40, 28b-29).

74. L’expérience de la captivité à Babylone a engendré une crise spirituelle qui a favorisé un approfondissement de la foi en Dieu, explicitant sa toute-puissance créatrice, pour exhorter le peuple à retrouver l’espérance dans sa situation malheureuse. Des siècles plus tard, en un autre moment d’épreuves et de persécution, quand l’Empire romain cherchait à imposer une domination absolue, les fidèles retrouvaient consolation et espérance en grandissant dans la confiance au Dieu tout-puissant, et ils chantaient : « Grandes et merveilleuses sont tes œuvres, Seigneur, Dieu Maître-de-tout ; justes et droites sont tes voies, ô Roi des nations » (Ap 15, 3). S’il a pu créer l’univers à partir de rien, il peut aussi intervenir dans ce monde et vaincre toute forme de mal. Par conséquent l’injustice n’est pas invincible.

75. Nous ne pouvons pas avoir une spiritualité qui oublie le Dieu tout-puissant et créateur. Autrement, nous finirions par adorer d’autres pouvoirs du monde, ou bien nous nous prendrions la place du Seigneur au point de prétendre piétiner la réalité créée par lui, sans connaître de limite. La meilleure manière de mettre l’être humain à sa place, et de mettre fin à ses prétentions d’être un dominateur absolu de la terre, c’est de proposer la figure d’un Père créateur et unique maître du monde, parce qu’autrement l’être humain aura toujours tendance à vouloir imposer à la réalité ses propres lois et intérêts.

Préparer la rencontre

Pape François, Laudato Si’ - Lettre encyclique

Laudato Si’ n° 64 à 75

Catéchisme de l'Église Catholique

CEC – La profession de foi chrétienne – Je crois en Dieu le Père n° 282 à 301

L'intelligence des écritures, Tome 5

Marie-Noëlle Thabut, L’intelligence des Ecritures, Tome 5, p 262s, Ed. Artège

L'Oasis n°16, Tout est lié !

L’Oasis n°16 : Tout est lié !

Avec ce numéro, partons de la Création pour percevoir que ce qui est le fondement de notre foi est au cœur de l’écologie intégrale. S’ouvrir à l’écologie est une manière de rencontrer le Christ, de nourrir sa relation au Christ. Le chemin de conversion écologique est un chemin Pascal (mourir à certaines choses pour renaître à d’autres, accepter de renoncer).

ZeBible

ZeBible, page 80-81

Dieu se propose, il fait alliance

Dieu se propose, il fait alliance dans l’histoire des hommes.

Dieu nous a créés à son image

Aller plus loin

PRIXM

Au septième jour de la Création, Dieu est-il paresseux ?

PRIXM

La Trinité et la création de l’Homme

Préparer la rencontre

Fiche du diocèse d'Aire et Dax

Dieu se propose, il fait alliance dans l’histoire des hommes

L'Oasis n°20, C'est trop beau

Dieu créateur de toute beauté

Que dit la Bible ? De la création à la rédemption, l'Écriture donne à voir la beauté de Dieu qui se révèle. [...] Le bon et le beau sont proches. Le bon fonctionnement de certaines réalités correspond à une perfection visible. Le bon est beau. C'est le cas de la création.

Dieu nous connaît et nous appelle à la vie

Aller plus loin

Podcast

Podcast à venir

Préparer la rencontre

L’Oasis n°14, La promesse

« La promesse de Dieu, c’est Jésus lui-même », article biblique p. 4-5

Détail de La Nativité de Noël Coypel

La promesse de Dieu, c’est Jésus lui-même !

La promesse de Dieu, c'est Jésus lui-même ! L'accueillir est un chemin de bonheur.

Constitution pastorale Gaudium et Spes

  1. Grandeur de la liberté

Mais c’est toujours librement que l’homme se tourne vers le bien. Cette liberté, nos contemporains l’estiment grandement et ils la poursuivent avec ardeur. Et ils ont raison. Souvent cependant ils la chérissent d’une manière qui n’est pas droite, comme la licence de faire n’importe quoi, pourvu que cela plaise, même le mal. Mais la vraie liberté est en l’homme un signe privilégié de l’image divine. Car Dieu a voulu le laisser à son propre conseil [19] pour qu’il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à lui, s’achever ainsi dans une bienheureuse plénitude. La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. L’homme parvient à cette dignité lorsque, se délivrant de toute servitude des passions, par le choix libre du bien, il marche vers sa destinée et prend soin de s’en procurer réellement les moyens par son ingéniosité. Ce n’est toutefois que par le secours de la grâce divine que la liberté humaine, blessée par le péché, peut s’ordonner à Dieu d’une manière effective et intégrale. Et chacun devra rendre compte de sa propre vie devant le tribunal de Dieu, selon le bien ou le mal accompli [20].

Pape François, Gaudete et exsultate – Exhortation apostolique

11. « Chacun dans sa route » dit le Concile. Il ne faut donc pas se décourager quand on contemple des modèles de sainteté qui semblent inaccessibles. Il y a des témoins qui sont utiles pour nous encourager et pour nous motiver, mais non pour que nous les copiions, car cela pourrait même nous éloigner de la route unique et spécifique que le Seigneur veut pour nous. Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui (cf. 1 Co 12, 7) et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui. Nous sommes tous appelés à être des témoins, mais il y a de nombreuses formes existentielles de témoignage[11]. De fait, quand le grand mystique saint Jean de la Croix écrivait son Cantique spirituel, il préférait éviter des règles fixes pour tout le monde et il expliquait que ses vers étaient écrits pour que chacun en tire profit à sa manière[12]. En effet, la vie divine se communique aux uns « d’une manière [et aux] autres d’une autre »[13].

14. Pour être saint, il n’est pas nécessaire d’être évêque, prêtre, religieuse ou religieux. Bien des fois, nous sommes tentés de penser que la sainteté n’est réservée qu’à ceux qui ont la possibilité de prendre de la distance par rapport aux occupations ordinaires, afin de consacrer beaucoup de temps à la prière. Il n’en est pas ainsi. Nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve. Es-tu une consacrée ou un consacré ? Sois saint en vivant avec joie ton engagement. Es-tu marié ? Sois saint en aimant et en prenant soin de ton époux ou de ton épouse, comme le Christ l’a fait avec l’Église. Es-tu un travailleur ? Sois saint en accomplissant honnêtement et avec compétence ton travail au service de tes frères. Es-tu père, mère, grand-père ou grand-mère ? Sois saint en enseignant avec patience aux enfants à suivre Jésus. As-tu de l’autorité ? Sois saint en luttant pour le bien commun et en renonçant à tes intérêts personnels[14].

Dieu n’a pas voulu le mal

Aller plus loin

Théodom

Le mal, pourquoi : série de 11 vidéos

Bande-annonce

PRIXM

La Bible et le mal

Préparer la rencontre

Rituel de l'Initiation Chrétienne des Adultes

RICA : Renonciation dans la liturgie baptismale – n°217-218

Le Directoire pour la catéchèse

La pédagogie de la foi dans l’Église – Critère historico-salvifique

173. L’annonce du Royaume de Dieu inclut un message de libération et de promotion humaine, intimement lié au soin et à la responsabilité vis-à-vis de la création. Le salut, donné par le Seigneur et annoncé par l’Église, concerne toutes les questions de la vie sociale. Il est donc nécessaire de prendre en considération la complexité du monde contemporain et le lien intime existant entre culture, politique, économie, travail, environnement, qualité de la vie, pauvreté, troubles sociaux, guerres[10]. « L’Évangile possède un critère de totalité qui lui est inhérent : il ne cesse pas d’être Bonne Nouvelle tant qu’il n’est pas annoncé à tous, tant qu’il ne féconde pas et ne guérit pas toutes les dimensions de l’homme, tant qu’il ne réunit pas tous les hommes à la table du Royaume »[11]. La vie éternelle sera donc l’horizon ultime de l’annonce du salut. Ce n’est qu’en cela que l’engagement en faveur de la justice et le désir de libération se réaliseront pleinement.

Catéchisme de l'Église Catholique

CEC : La vocation de l’homme, la vie dans l’Esprit – le salut de Dieu : la loi et la grâce

1949. Appelé à la béatitude, mais blessé par le péché, l’homme a besoin du salut de Dieu. Le secours divin lui parvient dans le Christ par la loi qui le dirige et dans la grâce qui le soutient :

Travaillez avec crainte et tremblement à accomplir votre salut : aussi bien, Dieu est là qui opère en vous à la fois le vouloir et l’opération même, au profit de ses bienveillants desseins (Ph 2, 12-13).

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Présentation de la Frise du frère Yves de la Pierre-qui-Vire

L'Oasis n°11, Libérés du péché

L’Oasis n°11 : Libérés du péché

Ressource pour les catéchistes & les accompagnateurs du catéchuménat, Printemps 2019. Le Seigneur ton Dieu t’a libéré, par sa main puissante et son bras tendu. Il t’a libéré de l’esclavage de l’Egypte, dans l’Ancienne Alliance, sans rien te demander.

Jésus nous sauve

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Mur du psalmiste avec la pédagogie de mise en œuvre

Catéchisme pour adultes des Evêques de France

  • N° 122 : L’apparition du mal – Une doctrine qui éclaire notre route

Nous sommes en quelque sorte précédés par le mal, du fait de notre appartenance à la famille humaine, représentée en son origine par Adam. Telle est la condition faite par le péché originel à tout fils et à toute fille d’homme.
Créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, l’homme a péché, en se détournant de son Créateur, pour se faire lui-même semblable à lui. Cette faute se situe dans l’histoire, aux origines de l’histoire humaine. La conséquence en est que l’homme a été blessé dans son amitié avec Dieu, dans son union aux autres hommes, dans l’unité avec lui-même et il a perdu le don de l’immortalité.
Tout homme qui vient à l’existence reçoit dès lors une humanité blessée. Le petit enfant n’est pas pécheur personnellement mais, du fait de son appartenance au genre humain, il est marqué par ce péché d’origine.

  • N°132 : L’apparition du mal – La promesse de Salut

Devant les assauts du mal, au sein même des obscurités dans lesquelles il jette, la foi puise sa résistance et son courage dans la promesse du salut.
Ce salut est annoncé dans la victoire remportée sur le serpent par la descendance de la femme (cf. Gn 3,15), victoire effectivement acquise par le Fils de Marie.
Jésus, nouvel Adam, apporte l’assurance de la victoire définitive sur le péché et sur la mort.
« Si Dieu est pour nous, s’exclame saint Paul, qui sera contre nous? Il n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous: comment pourrait-il avec lui ne pas nous donner tout? Qui accusera ceux que Dieu a choisis? Puisque c’est Dieu qui justifie. Qui pourra condamner? Puisque Jésus Christ est mort; plus encore: il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous. Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ? La détresse? L’angoisse? La persécution? La faim? Le dénuement? Le danger? Le supplice? L’Écriture dit en effet: C’est pour toi qu’on nous massacre sans arrêt, on nous prend pour des moutons d’abattoir. Oui, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. J’en ai la certitude: ni la mort, ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l’avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur » (Rm
8,31-39).

Catéchisme de l'Église Catholique

CEC – la vie dans le Christ – La liberté de l’homme

1739. Liberté et péché. La liberté de l’homme est finie et faillible. De fait, l’homme a failli. Librement, il a péché. En refusant le projet d’amour de Dieu, il s’est trompé lui-même ; il est devenu esclave du péché. Cette aliénation première en a engendré une multitude d’autres. L’histoire de l’humanité, depuis ses origines, témoigne des malheurs et des oppressions nés du cœur de l’homme, par suite d’un mauvais usage de la liberté.

Texte pontifical sur le Salut : Audience du pape François

Revue Lumen Vitae 2005-2 Bible sans Parole, Bible sans paroles ?

Ingo Baldermann, « Les enfants se découvrent eux-mêmes dans la Bible »

Par son pardon, Dieu nous libère

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Actes 9, 1-18 : conversion de Paul

Jean 8, 1-11 : la femme adultère

PRIXM

Jésus et la femme adultère

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Présentation de la Frise Yves de la Pierre-qui-Vire

L'Oasis n°11, Libertés du péché

Les sacrements, des actes libérateurs du Christ !

Tous les sacrements donnent de vivre en Christ des passages de la mort à la vie. Le temps du carême est un temps de conversion, d’orientation de nos vies vers le Salut qui nous est offert à Pâques.

Pape François, Amoris Laetitia, Le pardon, n°106 ; 107 ; 108

106. Quand on a été offensé ou déçu, le pardon est possible et souhaitable, mais personne ne dit qu’il est facile. La vérité est que « seul un grand esprit de sacrifice permet de sauvegarder et de perfectionner la communion familiale. Elle exige en effet une ouverture généreuse et prompte de tous et de chacun à la compréhension, à la tolérance, au pardon, à la réconciliation. Aucune famille n’ignore combien l’égoïsme, les dissensions, les tensions, les conflits font violence à la communion familiale et peuvent même parfois l’anéantir : c’est là que trouvent leur origine les multiples et diverses formes de division dans la vie familiale ».

107. Nous savons aujourd’hui que pour pouvoir pardonner, il nous faut passer par l’expérience libératrice de nous comprendre et de nous pardonner à nous-mêmes. Souvent nos erreurs, ou le regard critique des personnes que nous aimons, nous ont conduit à perdre l’amour de nous-mêmes. Cela fait que nous finissons par nous méfier des autres, fuyant l’affection, nous remplissant de peur dans les relations interpersonnelles. Alors, pouvoir accuser les autres devient un faux soulagement. Il faut prier avec sa propre histoire, s’accepter soi-même, savoir cohabiter avec ses propres limites, y compris se pardonner, pour pouvoir avoir cette même attitude envers les autres.

108. Mais cela suppose l’expérience d’être pardonné par Dieu, justifié gratuitement et non pour nos mérites. Nous avons été touchés par un amour précédant toute œuvre de notre part, qui donne toujours une nouvelle chance, promeut et stimule. Si nous acceptons que l’amour de Dieu est inconditionnel, que la tendresse du Père n’est ni à acheter ni à payer, alors nous pourrons aimer par-dessus tout, pardonner aux autres, même quand ils ont été injustes contre nous. Autrement, notre vie en famille cessera d’être un lieu de compréhension, d’accompagnement et de stimulation ; et elle sera un espace de tension permanente et de châtiment mutuel.

Dieu est miséricorde

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Vidéo

Le serviteur impitoyable

L'Oasis n°1 : La miséricorde

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Pape Benoît XVI, Cartias in veritate, 2009, n°5

5. La charité est amour reçu et donné. Elle est « grâce » (cháris). Sa source est l’amour jaillissant du Père pour le Fils, dans l’Esprit Saint. C’est un amour qui, du Fils, descend sur nous. C’est un amour créateur, qui nous a donné l’existence; c’est un amour rédempteur, qui nous a recréés. Un amour révélé et réalisé par le Christ (cf. Jn 13, 1) et « répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5). Objets de l’amour de Dieu, les hommes sont constitués sujets de la charité, appelés à devenir eux-mêmes les instruments de la grâce, pour répandre la charité de Dieu et pour tisser des liens de charité.

La doctrine sociale de l’Église répond à cette dynamique de charité reçue et donnée. Elle est « caritas in veritate in re sociali »: annonce de la vérité de l’amour du Christ dans la société. Cette doctrine est un service de la charité, mais dans la vérité. La vérité préserve et exprime la force de libération de la charité dans les événements toujours nouveaux de l’histoire. Elle est, en même temps, une vérité de la foi et de la raison, dans la distinction comme dans la synergie de ces deux modes de connaissance. Le développement, le bien-être social, ainsi qu’une solution adaptée aux graves problèmes socio-économiques qui affligent l’humanité, ont besoin de cette vérité. Plus encore, il est nécessaire que cette vérité soit aimée et qu’il lui soit rendu témoignage. Sans vérité, sans confiance et sans amour du vrai, il n’y a pas de conscience ni de responsabilité sociale, et l’agir social devient la proie d’intérêts privés et de logiques de pouvoir, qui ont pour effets d’entrainer la désagrégation de la société, et cela d’autant plus dans une société en voie de mondialisation et dans les moments difficiles comme ceux que nous connaissons actuellement.

Pape François, Bulle d'indiction du jubilé de la Miséricorde, n°15

15. Au cours de cette Année Sainte, nous pourrons faire l’expérience d’ouvrir le coeur à ceux qui vivent dans les périphéries existentielles les plus différentes, que le monde moderne a souvent créées de façon dramatique. Combien de situations de précarité et de souffrance n’existent-elles pas dans le monde d’aujourd’hui ! Combien de blessures ne sont-elles pas imprimées dans la chair de ceux qui n’ont plus de voix parce que leur cri s’est évanoui et s’est tu à cause de l’indifférence des peuples riches ! Au cours de ce Jubilé, l’Eglise sera encore davantage appelée à soigner ces blessures, à les soulager avec l’huile de la consolation, à les panser avec la miséricorde et à les soigner par la solidarité et l’attention. Ne tombons pas dans l’indifférence qui humilie, dans l’habitude qui anesthésie l’âme et empêche de découvrir la nouveauté, dans le cynisme destructeur. Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme.

J’ai un grand désir que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Ce sera une façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de l’Evangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine. La prédication de Jésus nous dresse le tableau de ces œuvres de miséricorde, pour que nous puissions comprendre si nous vivons, oui ou non, comme ses disciples. Redécouvrons les œuvres de miséricorde corporelles : donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts. Et n’oublions pas les œuvres de miséricorde spirituelles : conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts.

Nous ne pouvons pas échapper aux paroles du Seigneur et c’est sur elles que nous serons jugés : aurons-nous donné à manger à qui a faim et à boire à qui a soif ? Aurons-nous accueilli l’étranger et vêtu celui qui était nu ? Aurons-nous pris le temps de demeurer auprès de celui qui est malade et prisonnier ? (cf. Mt 25, 31-45). De même, il nous sera demandé si nous avons aidé à sortir du doute qui engendre la peur, et bien souvent la solitude; si nous avons été capable de vaincre l’ignorance dans laquelle vivent des millions de personnes, surtout des enfants privés de l’aide nécessaire pour être libérés de la pauvreté, si nous nous sommes faits proches de celui qui est seul et affligé; si nous avons pardonné à celui qui nous offense, si nous avons rejeté toute forme de rancœur et de haine qui porte à la violence, si nous avons été patients à l’image de Dieu qui est si patient envers nous; si enfin, nous avons confié au Seigneur, dans la prière nos frères et sœurs. C’est dans chacun de ces « plus petits » que le Christ est présent. Sa chair devient de nouveau visible en tant que corps torturé, blessé, flagellé, affamé, égaré… pour être reconnu par nous, touché et assisté avec soin. N’oublions pas les paroles de Saint Jean de la Croix : « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour ».

La miséricorde nous saisit aux tripes

La miséricorde, le vrai visage de Dieu, Cahier Croire n°03, p 6-9, 2016

Jésus est vivant !

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Pèlerinages

Sainte Marie-Madeleine à Vézelay – tous les 22 juillet

Sainte Baume

Théodom

La résurrection selon Tolkien

Vidéo

La Résurrection du Christ - Bande annonce

film de Kévin Reynolds -2016

PRIXM

La Résurrection de Jésus : Comment ça « le troisième jour » ?

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L'Oasis n°7, La résurrection de la chair

L'Oasis n°7 couverture

L’Oasis n°7 : La résurrection de la chair

« Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » (Genèse 3,19). Le mercredi des cendres, nous avons commencé ainsi notre carême. Le texte hébreu originel fait plus écho à la « terre » qu’à la poussière. Il se réfère à cette terre que Dieu, grâce à son souffle, a modelé en homme et femme, à la différence de tous les autres êtres créés. Donc au début de la création, face au péché originel, la Parole de Dieu n’était pas une menace de vengeance mais plutôt une promesse et une révélation inouïe.

L'Oasis n°21, Et après ?

L’Oasis n°21 : Et après ?

« La vie est un grand stage d'amour » disait un évêque à un groupe de jeunes confirmands. Il voulait susciter en eux cette conviction que la foi chrétienne est d'abord et avant tout une Bonne Nouvelle comme le rappelle si souvent le pape François : Dieu nous aime, chacun, de manière inconditionnelle ! Et être disciple du Christ c'est goûter tout au long de sa vie cette présence d'un Dieu qui toujours relève, toujours met debout.

Femmes du nouveau testament

Yves-Marie Blanchard, Femmes du nouveau testament, pp 86-92, Salvator 2020

Douze femmes dans la vie de Jésus

Anne Soupa, Douze femmes dans la vie de Jésus, « Marie de Magdala, la femme sans aromates » pp 203-228, Salvator, 2014

Hommes et femmes du Nouveau Testament, 50 portraits bibliques

Claude Flipo, Hommes et femmes du Nouveau Testament, 50 portraits bibliques, page 231, Le Seuil, 2006

Directoire pour la Catéchèse n° 113 et n°171

Le catéchiste – L’identité et la vocation du catéchiste

113. En vertu de la foi et de l’onction baptismale, en collaboration avec le Magistère du Christ et en tant que serviteur de l’action de l’Esprit Saint, le catéchiste est :
a.témoin de la foi et gardien de la mémoire de Dieu ; en expérimentant la bonté et la vérité de l’Évangile dans sa rencontre avec la personne de Jésus, le catéchiste préserve, nourrit la nouvelle vie qui en découle, en témoigne, et devient un signe pour les autres. La foi contient la mémoire de l’histoire de Dieu avec les hommes. Garder cette mémoire, l’éveiller chez les autres et la mettre au service de l’annonce est la vocation spécifique du catéchiste. Le témoignage de la vie est nécessaire à la crédibilité de la mission. Reconnaissant ses propres fragilités face à la miséricorde de Dieu, le catéchiste ne cesse pas d’être le signe de l’espérance pour ses frères[117];
b.enseignant et mystagogue qui introduit dans le mystère de Dieu, révélé dans la Pâque du Christ ; en tant qu’icône de Jésus Maître, le catéchiste a la double mission de transmettre le contenu de la foi et de conduire au mystère de la foi elle-même. Le catéchiste est appelé à s’ouvrir à la vérité sur l’homme et sur sa vocation ultime, en communiquant la connaissance du Christ et, en même temps, à introduire dans les diverses dimensions de la vie chrétienne, en révélant les mystères du salut contenus dans le dépôt de la foi et actualisés dans la liturgie de l’Église ;
c.accompagnateur et éducateur de ceux qui lui sont confiés par l’Église ; le catéchiste est un expert dans lart de laccompagnement[118], il possède des compétences pédagogiques, il sait écouter et entrer dans la dynamique de la maturation humaine, se fait compagnon de voyage avec patience et sens de la gradualité, dans la docilité à l’action de l’Esprit, dans un processus de formation, en aidant les frères à mûrir dans la vie chrétienne et à cheminer vers Dieu. Le catéchiste, expert en humanité, connaît les joies et les espérances de l’homme, ses tristesses et ses angoisses (cf. GS 1) et sait les relier à l’Évangile de Jésus.

La pédagogie de la foi – Critère historico-salvifique

171. La signification du nom de Jésus, « Dieu sauve », rappelle que tout ce qui se réfère à lui est salvifique. La catéchèse ne peut ignorer le mystère pascal avec lequel le salut a été donné à l’humanité et qui est le fondement de tous les sacrements et la source de toute grâce. La rédemption, la justification, la libération, la conversion et la filiation divine sont des aspects essentiels du grand don du salut. « L’économie du salut a […] un caractère historique puisqu’elle se réalise dans le temps. […] L’Église, en transmettant aujourd’hui le message chrétien à partir de la vive conscience qu’elle en a, fait sans cesse mémoire des événements salvifiques du passé, et les raconte. Elle interprète à leur lumière les événements actuels de l’histoire humaine dans lesquels l’Esprit de Dieu renouvelle la face de la terre, et elle demeure dans l’attente croyante de la venue du Seigneur »[9]. La présentation de la foi prendra donc en considération les faits et les paroles avec lesquels Dieu s’est révélé à l’homme à travers les grandes étapes de l’Ancien Testament, la vie de Jésus le Fils de Dieu et l’histoire de l’Église.

Jésus nous apprend à prier

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Lire Matthieu 6, 5-13

Découvrir d’autres formes de prières personnelles :

  • Prière d’alliance : merci, pardon, s’il te plaît. Plusieurs sites diocésains expliquent cette prière.
  • Prière silencieuse
  • La méditation d’un texte
  • Prière du cœur : « Seigneur Jésus- Christ, Fils de Dieu, prends pitié de moi pécheur ! »
  • Chapelet
  • Adoration
  • La prière de rumination d’une parole

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L'Oasis n°5

  • Le Notre Père, prière du Seigneur et de l’Église

    Que dit la Bible ? Le Notre Père est la prière que Jésus a enseignée à ses disciples. L’Église la transmet. Elle guide la prière de tout croyant. Prier, c’est quoi ? Est-ce une option quand j’ai le temps ?

  • Le Notre Père, une prière à vivre

    Un peu de théologie. Le Notre Père n’appartient à personne. Tous, nous l’avons reçu d’un parent, d’un proche, d’une communauté, de l’Église. Même le Christ ne l’a pas gardé pour lui puisqu’il nous l’a donné. Qu’en faisons-nous ? Que nous donne-t-il à vivre ?

Initiales n°235

Silence ? On prie… – Initiales n°235

Le silence peut faire peur dans un monde envahi par le bruit et l’agitation. Des sonneries de téléphone, aux conversations à haute voix, des bruits de la rue à la musique sortant à fond des oreillettes, des agendas remplis, aux choix que l’on ne sait plus faire. Le silence peut faire peur car il implique de se retrouver face à soi-même, à sa conscience, à ses choix de vie, face à son humanité.

Directoire pour la Catéchèse n° 86, 87

Tâches de la catéchèse - Apprendre à prier

86. La prière est avant tout un don de Dieu ; en fait, dans toute personne baptisée « l’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables » (Rm 8, 26). La catéchèse a pour mission d’éduquer à la prière et dans la prière, en développant la dimension contemplative de l’expérience chrétienne. Il faut éduquer à prier avec Jésus-Christ et comme lui : « Apprendre à prier avec Jésus c’est prier avec les mêmes sentiments qu’il exprimait lorsqu’il s’adressait au Père : d’adoration, de louange, d’action de grâce, de confiance filiale, de supplication, d’admiration pour sa gloire. Ces sentiments se reflètent dans le Notre Père, la prière que Jésus enseigna à ses disciples et qui est le modèle de toute prière chrétienne. […] Lorsque la catéchèse est donnée dans un climat de prière, l’apprentissage de toute la vie chrétienne atteint toute sa profondeur »[97].

87. Cette tâche implique une éducation à la prière personnelle, liturgique et communautaire, en initiant aux formes permanentes de prière : bénédiction et adoration, question, intercession, action de grâces et louange[98]. Pour atteindre ces objectifs, il existe des moyens : la lecture priante de l’Écriture sainte, notamment à travers la liturgie des heures et la lectio divina ; la prière du cœur appelée prière de Jésus[99], la vénération de la Bienheureuse Vierge Marie grâce aux pratiques de piété comme le Saint Rosaire, les prières de supplication, les processions, etc.

Fiche « Croire » : Comment dire le Notre Père ?

Vidéo Théodom

Série sur le Notre Père par frère Ph. Lefèvre

Le Rituel de l’Initiation chrétienne des Adultes : Tradition de l’Oraison dominicale (Notre Père)

RICA n°182 à 186

Jésus nous invite à prier ensemble

Aller plus loin

Découvrir des formes de prières communautaires :

  • Prière familiale
  • Groupes de prières type charismatique
  • Chapelet / Rosaire
  • Liturgie des heures : site AELF
  • Prière monastique
  • Pèlerinage
  • Intercession des saints : collection « Prier 15 jours avec… » (Nouvelle Cité)

Prier chaque jour avec la communauté de Taizé

La liturgie des heures

YOUCAT

  • YOUCAT : La prière chrétienne – page 469 à 527, Ed. du Cerf, 2011
  • YOUCAT, le livre de Prière, Ed. du Cerf, 2012

Pourquoi aller à la messe ?

L’année liturgique

Dans le livret du catéchumène p.14,15

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L'Oasis n°4

L’Oasis n°4 : Le Temps

Peut-être avez-vous semé des graines de basilic en prévision de l’été et des salades de tomates ? Et peut-être comme moi, surveillez- vous la croissance des plants en trouvant que ça ne va pas assez vite, regrettant de ne pas pouvoir tirer sur la tige pour accélérer le processus ?

Directoire pour la Catéchèse n° 88, 89

Tâches de la catéchèse - Introduire à la vie communautaire

  1. La foi se professe, se célèbre, s’exprime et se vit surtout au sein de la communauté : « La dimension communautaire n’est pas seulement un “cadre”, un “contour”, mais elle est partie intégrante de la vie chrétienne, du témoignage et de l’évangélisation »[100]. Cela est tout à fait bien exprimé dans le principe classique : « Idem velle atque idem nolle – vouloir la même chose et ne pas vouloir la même chose ; voilà ce que les anciens ont reconnu comme l’authentique contenu de l’amour : devenir l’un semblable à l’autre, ce qui conduit à une communauté de volonté et de pensée »[101]. Tout cela est possible en cultivant une spiritualité de communion. Celle-ci permet de capter la lumière de la Trinité également sur le visage du frère, en le ressentant dans l’unité profonde du Corps mystique comme une partie de soi-même ; en partageant ses joies et ses souffrances pour deviner ses désirs ; en se préoccupant de ses besoins ; en offrant une amitié profonde et authentique. Voir en l’autre avant tout ce qui est positif pour le valoriser en tant que don de Dieu contribue à rejeter les tentations égoïstes qui engendrent la compétition, le carriérisme, la méfiance et la jalousie.
  2. La catéchèse, en ce qui concerne l’éducation à la vie communautaire, a donc pour mission de développer un sentiment d’appartenance à l’Église ; d’éduquer au sens de la communion ecclésiale, tout en promouvant l’accueil du Magistère, la communion avec les pasteurs, le dialogue fraternel ; de former au sentiment de coresponsabilité ecclésiale, tout en contribuant en tant que sujets actifs à l’édification de la communauté, et en tant que disciples missionnaires, à sa croissance.

Directoire pour la Catéchèse n° 95, 96

Sources de la catéchèse - La liturgie

  1. La liturgie est l’une des sources essentielles et indispensables de la catéchèse de l’Église, non seulement parce que la catéchèse peut y puiser du contenu, des langages, des gestes et des paroles de la foi, mais surtout parce qu’elles appartiennent mutuellement à l’acte même de croire. La liturgie et la catéchèse, comprises à la lumière de la Tradition de l’Église, bien qu’ayant chacune sa propre spécificité, ne sont pas juxtaposées, mais doivent être entendues dans le contexte de la vie chrétienne et ecclésiale et sont toutes deux orientées pour faire vivre l’expérience de l’amour de Dieu. L’ancien principe lex orandi lex credendi rappelle, en effet, que la liturgie est un élément constitutif de la Tradition.
  2. La liturgie est « le lieu privilégié de la catéchèse du peuple de Dieu »[105]. Cela ne signifie pas que la liturgie doit perdre son caractère propre et transformer en catéchèse le mystère qu’elle célèbre ou que la catéchèse est superflue. S’il est vrai que les deux contributions conservent leur spécificité, il faut reconnaître que la liturgie est le point culminant et la source de la vie chrétienne. La catéchèse, en effet, part d’une première rencontre effective du catéchisé avec la communauté qui célèbre le mystère, ce qui revient à dire que la catéchèse est pleinement accomplie quand il prend part à la vie liturgique de la communauté. La catéchèse ne peut donc être seulement envisagée comme une préparation aux sacrements, mais elle doit être appréhendée par rapport à l’expérience liturgique. « La catéchèse est intrinsèquement reliée à toute l’action liturgique et sacramentelle, car c’est dans les sacrements, et surtout dans l’Eucharistie, que le Christ Jésus agit en plénitude pour la transformation des hommes »[106]. Par conséquent, la liturgie et la catéchèse sont inséparables et se nourrissent mutuellement.

Sacrosantum concilium

8. Liturgie terrestre et liturgie céleste

Dans la liturgie terrestre, nous participons par un avant-goût à cette liturgie céleste qui se célèbre dans la sainte cité de Jérusalem à laquelle nous tendons comme des voyageurs, où le Christ siège à la droite de Dieu, comme ministre du sanctuaire et du vrai tabernacle [22] ; avec toute l’armée de la milice céleste, nous chantons au Seigneur l’hymne de gloire ; en vénérant la mémoire des saints, nous espérons partager leur communauté ; nous attendons comme Sauveur notre Seigneur Jésus Christ, jusqu’à ce que lui-même se manifeste, lui qui est notre vie, et alors nous serons manifestés avec lui dans la gloire [23].

10. La liturgie, sommet et source de la vie de l’Église

Toutefois, la liturgie est le sommet vers lequel tend l’action de l’Église, et en même temps la source d’où découle toute sa vertu. Car les labeurs apostoliques visent à ce que tous, devenus enfants de Dieu par la foi et le baptême, se rassemblent, louent Dieu au milieu de l’Église, participent au sacrifice et mangent la Cène du Seigneur.

En retour, la liturgie elle-même pousse les fidèles rassasiés des « mystères de la Pâque » à n’avoir plus « qu’un seul cœur dans la piété [26] » ; elle prie pour « qu’ils gardent dans leur vie ce qu’ils ont saisi par la foi [27] » ; et le renouvellement dans l’Eucharistie de l’alliance du Seigneur avec les hommes attire et enflamme les fidèles à la charité pressante du Christ. C’est donc de la liturgie, et principalement de l’Eucharistie, comme d’une source, que la grâce découle en nous et qu’on obtient avec le maximum d’efficacité cette sanctification des hommes, et cette glorification de Dieu dans le Christ, que recherchent, comme leur fin, toutes les autres œuvres de l’Église.

Dieu nous ouvre à sa volonté

Aller plus loin

Testament de Christian de Chergé

Vidéo, faire un choix selon Saint Ignace

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L'Oasis n°2

L’Oasis n°2 : Pas facile de choisir

Choisir, c’est toujours risqué ! Ce numéro 2 de L’Oasis va-t-il vous intéresser ? Parmi toutes nos propositions, que lirez-vous d’abord, sur quoi allez-vous cliquer ? Allez-vous décider de vous abonner à notre page Facebook où nous posterons encore plus de vidéos, d’outils pour développer ce thème du choix ?

Catéchisme de l'Église Catholique

  • CEC – La vocation de l’homme : la vie dans l’Esprit – La conscience morale
  1. Présente au cœur de la personne, la conscience morale (cf. Rm 2, 14-16), lui enjoint, au moment opportun, d’accomplir le bien et d’éviter le mal. Elle juge aussi les choix concrets, approuvant ceux qui sont bons, dénonçant ceux qui sont mauvais (cf. Rm 1, 32) … Quand il écoute la conscience morale, l’homme prudent peut entendre Dieu qui parle.
  2. L’homme est quelquefois affronté à des situations qui rendent le jugement moral moins assuré et la décision difficile. Mais il doit toujours rechercher ce qui est juste et bon et discerner la volonté de Dieu exprimée dans la loi divine.

Laudato’Si – Pape François n° 74

74. L’expérience de la captivité à Babylone a engendré une crise spirituelle qui a favorisé un approfondissement de la foi en Dieu, explicitant sa toute-puissance créatrice, pour exhorter le peuple à retrouver l’espérance dans sa situation malheureuse. Des siècles plus tard, en un autre moment d’épreuves et de persécution, quand l’Empire romain cherchait à imposer une domination absolue, les fidèles retrouvaient consolation et espérance en grandissant dans la confiance au Dieu tout-puissant, et ils chantaient : « Grandes et merveilleuses sont tes œuvres, Seigneur, Dieu Maître-de-tout ; justes et droites sont tes voies, ô Roi des nations » (Ap 15, 3). S’il a pu créer l’univers à partir de rien, il peut aussi intervenir dans ce monde et vaincre toute forme de mal. Par conséquent l’injustice n’est pas invincible.

Jésus nous provoque à choisir

Aller plus loin

DVD « Pourquoi demander le baptême » (Série « Tout à la foi », prod. CFRT/France Télévision, 2010)

Témoignage des catéchumènes

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« Voici le moment favorable » : « Voici le moment favorable » : l’entrée en Carême et l’appel décisif des catéchumènes

« C’est dans une épreuve négative que ma foi est née » : témoignages de catéchumènes appelés au baptême.

Catéchisme de l'Église Catholique

  • CEC – Deuxième section : les dix commandements – Maître que dois-je faire… ? : § 2052 à 2055.
  1. Lorsqu’on lui pose la question :  » Quel est le plus grand commandement de la Loi ?  » (Mt 22, 36), Jésus répond :  » Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit ; voilà le plus grand et le premier commandement. Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

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10 paroles pour la vie

André Wenin

Dieu nous appelle à la sainteté

Aller plus loin

Entendre l'appel de Dieu

Œuvre des vocations diocèses d’Ile de France – témoignages :

L'Oasis n°5

L’Oasis n°5 : Notre Père

Un numéro consacré au Notre Père, la prière enseignée par le Christ à ses disciples.

Quelle est ma vocation ?

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L'Oasis n°9

L’Oasis n°9 : Tous saints !

Ressource pour les catéchistes & les accompagnateurs du catéchuménat, Automne 2018. Les artistes du passé ont trouvé deux façons différentes de représenter la sainteté d’une personne : une auréole ronde et l’autre carrée. Une auréole ronde (le cercle indique le ciel) pour les anges et les saints déjà au Paradis ; une auréole carrée (les quatre points cardinaux) pour ceux qui sont considérés comme des « saints » mais qui sont encore sur terre.

Gaudate et exultate, Pape François n° 6-7-8

6. Ne pensons pas uniquement à ceux qui sont déjà béatifiés ou canonisés. L’Esprit Saint répand la sainteté partout, dans le saint peuple fidèle de Dieu, car « le bon vouloir de Dieu a été que les hommes ne reçoivent pas la sanctification et le salut séparément, hors de tout lien mutuel ; il a voulu en faire un peuple qui le connaîtrait selon la vérité et le servirait dans la sainteté »[3]. Le Seigneur, dans l’histoire du salut, a sauvé un peuple. Il n’y a pas d’identité pleine sans l’appartenance à un peuple. C’est pourquoi personne n’est sauvé seul, en tant qu’individu isolé, mais Dieu nous attire en prenant en compte la trame complexe des relations interpersonnelles qui s’établissent dans la communauté humaine : Dieu a voulu entrer dans une dynamique populaire, dans la dynamique d’un peuple.

7. J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire. Dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté de l’Église militante. C’est cela, souvent, la sainteté ‘‘de la porte d’à côté’’, de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu, ou, pour employer une autre expression, ‘‘la classe moyenne de la sainteté’’[4].

8. Laissons-nous encourager par les signes de sainteté que le Seigneur nous offre à travers les membres les plus humbles de ce peuple qui « participe aussi de la fonction prophétique du Christ ; il répand son vivant témoignage avant tout par une vie de foi et de charité »[5]. Pensons, comme nous le suggère sainte Thérèse Bénédicte de la Croix, que par l’intermédiaire de beaucoup d’entre eux se construit la vraie histoire : « Dans la nuit la plus obscure surgissent les plus grandes figures de prophètes et de saints. Mais le courant de la vie mystique qui façonne les âmes reste en grande partie invisible. Certaines âmes dont aucun livre d’histoire ne fait mention, ont une influence déterminante aux tournants décisifs de l’histoire universelle. Ce n’est qu’au jour où tout ce qui est caché sera manifesté que nous découvrirons aussi à quelles âmes nous sommes redevables des tournants décisifs de notre vie personnelle »[6].

Jésus nous envoie dans le monde

Aller plus loin

S’engager dans la société

Eglise verte

S’engager en Eglise

Faire connaître les différents services et mouvements présents sur la paroisse.

S’engager en politique

Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique, CEF 2017

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Directoire pour la Catéchèse n° 260

la catéchèse processus d’apprentissage … visant à acquérir une manière de vivre en croyant

260. La catéchèse avec les adultes est donc configurée comme un processus d’apprentissage personnel et communautaire, visant à acquérir une manière de vivre en croyant « jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble […] à la stature du Christ dans sa plénitude » (Ep 4, 13). Par conséquent, elle a pour objectif principal la formation et la maturation de la vie dans l’Esprit, selon les principes de gradualité et de progressivité, afin que le message évangélique soit accueilli dans sa dynamique transformative et qu’il soit donc en mesure d’avoir une incidence sur la vie personnelle et sociale. En ultime analyse, la catéchèse avec les adultes atteint son objectif lorsqu’elle rend ceux-ci capables de prendre en main leur propre expérience de foi et désireux de continuer à cheminer et à grandir.

Christifideles laici, Jean-Paul II - n° 15 Les fidèles laïcs et le caractère séculier

15. La nouveauté chrétienne est le fondement et le titre de l’égalité de tous ceux qui sont les baptisés dans le Christ, de tous les membres du Peuple de Dieu: «Commune est la dignité des membres du fait de leur régénération dans le Christ; commune la grâce d’adoption filiale; commune la vocation à la perfection; il n’y a qu’un salut, une espérance, une charité sans division»(28). En vertu de cette dignité baptismale commune, le fidèle laïc est co-responsable, avec tous les ministres ordonnés et avec les religieux et les religieuses, de la mission de l’Eglise.
Mais cette dignité baptismale commune revêt chez le fidèle laïc une modalité qui le distingue, sans toutefois l’en séparer, du prêtre, du religieux, de la religieuse. Le Concile Vatican II a indiqué que cette modalité se trouve dans le caractère séculier: «Le caractère séculier est le caractère propre et particulier des laïcs»(29).
Pour saisir de façon complète, adaptée et spécifique, la condition ecclésiale du fidèle laïc, il faut approfondir la portée théologique du caractère séculier, à la lumière du dessein salvifique de Dieu et du mystère de l’Eglise.
Comme l’affirme Paul VI, l’Eglise «a une authentique dimension séculière, inhérente à sa nature intime et à sa mission, dont la racine plonge dans le mystère du Verbe Incarné, et qui s’est réalisée sous des formes diverses pour ses membres»(30).
L’Eglise, en effet, vit dans ce monde, même si elle n’est pas de ce monde (cf. Jn 17, 16), et elle est envoyée pour continuer l’oeuvre rédemptrice de Jésus-Christ; cette oeuvre, «qui concerne essentiellement le salut des hommes, embrasse aussi le renouvellement de tout l’ordre temporel»(31).
Il est certain que tous les membres de l’Eglise participent à sa dimension séculière; mais cela de façons diverses. En particulier la participation des fidèles laïcs a une modalité de réalisation et de fonction, qui, selon le Concile, leur est «propre et particulière»: c’est cette modalité que l’on désigne du nom de «caractère séculier»(32).
Dans le concret, le Concile parle de la condition des fidèles laïcs en la désignant, avant tout, comme le lieu où leur est adressé l’appel de Dieu: «C’est là qu’ils sont appelés»(33). Il s’agit ici d’un «lieu» présenté en termes dynamiques: les fidèles laïcs «vivent au milieu du siècle, c’est-à-dire engagés dans tous les divers devoirs et travaux du monde, dans les conditions ordinaires de la vie familiale et sociale dont leur existence est comme tissée»(34). Ce sont des personnes qui vivent une vie normale dans le monde, étudient, travaillent, créent des rapports amicaux, sociaux, professionnels, culturels. Le Concile ne considère pas simplement leur condition comme un cadre extérieur et un environnement, mais bien comme une réalité destinée à trouver en Jésus-Christ la plénitude de son sens(35). Il va même jusqu’à affirmer que «le Verbe Incarné en personne a voulu entrer dans le jeu de cette solidarité… Il a sanctifié les liens humains, notamment ceux de la famille, source de la vie sociale. Il s’est volontairement soumis aux lois de sa patrie. Il a voulu mener la vie même d’un artisan de son temps et de sa région»(36).
Le «monde» devient ainsi le milieu et le moyen de la vocation chrétienne des fidèles laïcs, parce qu’il est lui-même destiné à glorifier Dieu le Père dans le Christ. Le Concile peut dès lors indiquer le sens propre et particulier de l’appel de Dieu qui s’adresse aux fidèles laïcs. Ils ne sont pas invités à abandonner la position qu’ils occupent dans le monde. Le baptême, en effet, ne les retire pas du monde (comme le souligne l’apôtre Paul: «Que chacun, mes frères, reste devant Dieu dans la condition où il se trouvait quand il a été appelé» [1 Co 7, 24]); mais il leur confie une vocation qui concerne justement leur situation dans le monde: les fidèles laïcs, en effet, sont «appelés par Dieu à travailler comme du dedans à la sanctification du monde, à la façon d’un ferment, en exerçant leurs propres charges sous la conduite de l’esprit évangélique, et pour manifester le Christ aux autres avant tout par le témoignage de leur vie, rayonnant de foi, d espérance et de charité»(37). Ainsi, l’être et l’agir dans le monde sont pour les fidèles laïcs une réalité non seulement anthropologique et sociologique, mais encore et spécifiquement théologique et ecclésiale. Dans leur situation au milieu du monde, en effet, Dieu manifeste son dessein et leur communique leur vocation particulière de «chercher le règne de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles qu’ils ordonnent selon Dieu»(38).
C’est précisément dans cette optique que les Pères du Synode ont déclaré: «Le caractère séculier du fidèle laïc n’est donc pas à définir seulement dans un sens sociologique, mais surtout en un sens théologique. Le caractère séculier doit s’entendre à la lumière de l’acte créateur et rédempteur de Dieu, qui a confié le monde aux hommes et aux femmes, pour qu’ils participent à l’oeuvre de la création, qu’ils libèrent la création elle-même de l’influence du péché et qu’ils se sanctifient dans le mariage ou dans le célibat, dans la famille, dans la profession et dans les différentes activités sociales»(39).
La condition ecclésiale des fidèles laïcs est définie dans sa racine à partir de la nouveauté chrétienne et caractérisée par son caractère séculier(40).
Les images évangéliques du sel, de la lumière et du levain, bien qu’elles s’adressent indistinctement à tous les disciples de Jésus, s’appliquent de façon toute spéciale aux fidèles laïcs. Ce sont des images merveilleusement significatives, parce qu’elles traduisent non seulement l’insertion profonde et la participation totale des fidèles laïcs sur la terre, dans le monde, dans la communauté humaine, mais surtout la nouveauté et l’originalité d’une insertion et d’une participation destinées à la diffusion de l’Evangile qui sauve.

Evangeli Gaudium, François - n°14 La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi

14. À l’écoute de l’Esprit, qui nous aide à reconnaître, communautairement, les signes des temps, du 7 au 28 octobre 2012, a été célébrée la XIIIème Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques sur le thème La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne. On y a rappelé que la nouvelle évangélisation appelle chacun et se réalise fondamentalement dans trois domaines.[10] En premier lieu, mentionnons le domaine de la pastorale ordinaire, « animée par le feu de l’Esprit, pour embraser les cœurs des fidèles qui fréquentent régulièrement la Communauté et qui se rassemblent le jour du Seigneur pour se nourrir de sa Parole et du Pain de la vie éternelle ».[11] Il faut aussi inclure dans ce domaine les fidèles qui conservent une foi catholique intense et sincère, en l’exprimant de diverses manières, bien qu’ils ne participent pas fréquemment au culte. Cette pastorale s’oriente vers la croissance des croyants, de telle sorte qu’ils répondent toujours mieux et par toute leur vie à l’amour de Dieu. En second lieu, rappelons le domaine des « personnes baptisées qui pourtant ne vivent pas les exigences du baptême »,[12] qui n’ont pas une appartenance du cœur à l’Église et ne font plus l’expérience de la consolation de la foi. L’Église, en mère toujours attentive, s’engage pour qu’elles vivent une conversion qui leur restitue la joie de la foi et le désir de s’engager avec l’Évangile.

Enfin, remarquons que l’évangélisation est essentiellement liée à la proclamation de l’Évangile à ceux qui ne connaissent pas Jésus Christ ou l’ont toujours refusé. Beaucoup d’entre eux cherchent Dieu secrètement, poussés par la nostalgie de son visage, même dans les pays d’ancienne tradition chrétienne. Tous ont le droit de recevoir l’Évangile. Les chrétiens ont le devoir de l’annoncer sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable. L’Église ne grandit pas par prosélytisme mais « par attraction ».[13]

Fratelli tutti, François - n° 86 et n° 278

86. Parfois, je m’étonne que, malgré de telles motivations, il ait fallu si longtemps à l’Église pour condamner avec force l’esclavage et les diverses formes de violence. Aujourd’hui, avec le développement de la spiritualité et de la théologie, nous n’avons plus d’excuses. Cependant, il s’en trouve encore qui semblent se sentir encouragés, ou du moins autorisés, par leur foi à défendre diverses formes de nationalismes, fondés sur le repli sur soi et violents, des attitudes xénophobes, le mépris, voire les mauvais traitements à l’égard de ceux qui sont différents. La foi, de par l’humanisme qu’elle renferme, doit garder un vif sens critique face à ces tendances et aider à réagir rapidement quand elles commencent à s’infiltrer. C’est pourquoi il est important que la catéchèse et la prédication incluent plus directement et clairement le sens social de l’existence, la dimension fraternelle de la spiritualité, la conviction de la dignité inaliénable de chaque personne et les motivations pour aimer et accueillir tout le monde.

278. Appelée à s’incarner en tout lieu et présente pendant des siècles partout sur la terre – c’est le sens de “catholique” – l’Église peut comprendre, à partir de son expérience de grâce et de péché, la beauté de l’invitation à l’amour universel. Car « tout ce qui est humain nous regarde. […] Partout où les assemblées des peuples se réunissent pour établir les droits et les devoirs de l’homme, nous sommes honorés quand ils nous permettent de nous asseoir au milieu d’eux ».[274] Pour de nombreux chrétiens, ce chemin de fraternité a aussi une Mère, appelée Marie. Elle a reçu au pied de la Croix cette maternité universelle (cf. Jn 19, 26) et elle est pleine de sollicitude, non seulement pour Jésus, mais aussi pour le « reste de ses enfants » (Ap 12, 17). Forte du pouvoir du Ressuscité, elle veut enfanter un monde nouveau où nous serons tous frères, où il y aura de la place pour chacun des exclus de nos sociétés, où resplendiront la justice et la paix.

Avec Jésus, s’engager dans le mariage

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Le mariage en questions

Toute la vie pour se découvrir

Vivre et aimer, des couples témoignent

  • Si des catéchumènes se posent la question du mariage, les inviter par exemple à participer à une soirée St Valentin, à rencontrer des couples chrétiens sur la paroisse.
  • Inviter ceux qui se sont unis dans l’année à une rencontre conviviale.
  • Si le projet se précise, leur proposer la préparation au mariage.

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Télécharger sur le site du SNCC des propositions de mots qui disent l’amour. Le catéchiste peut compléter

Amoris laetitia, François n°72

72. Le sacrement de mariage n’est pas une convention sociale, un rite vide ni le simple signe extérieur d’un engagement. Le sacrement est un don pour la sanctification et le salut des époux, car « s’appartenant l’un à l’autre, ils représentent réellement, par le signe sacramentel, le rapport du Christ à son Église. Les époux sont donc pour l’Église le rappel permanent de ce qui est advenu sur la croix. Ils sont l’un pour l’autre et pour leurs enfants des témoins du salut dont le sacrement les rend participants ».[64] Le mariage est une vocation, en tant qu’il constitue une réponse à l’appel spécifique à vivre l’amour conjugal comme signe imparfait de l’amour entre le Christ et l’Église. Par conséquent, la décision de se marier et de fonder une famille doit être le fruit d’un discernement vocationnel.

La Maison-Dieu n° 289 : Le sacrement de mariage, recherches théologiques et pastorales Une théologie en tension, Hélène Bricout

pp. 20-21, extraits :

(…) Le mariage célébré construit l’Église et l’Église aide les couples à se construire et se développer.

La liturgie (…) désigne l’engagement des époux comme une vocation à la sequela Christi baptismale

Parce qu’il est référé au mystère de l’amour infini et inégalable de Dieu, le mariage est un lieu d’actualisation du mystère pascal.

Par leur baptême, les conjoints sont appelés à participer à l’avènement du Royaume et à faire de leur cheminement, dans et par le mariage, un lieu de bonheur, de sainteté, un itinéraire vers l’amour en plénitude.

Annexe VIII du Rituel du mariage

Prière pour deux catéchumènes, ou une partie catéchumène et une partie non-chrétienne après leur mariage civil - n°340-344

341. Lorsque deux catéchumènes, ou une partie catéchumène et une partie non-chrétienne ont contracté un mariage civil, il est important de souligner que leur union est un vrai mariage qui deviendra sacramentel dès la réception du baptême.

Jésus proclame le Royaume de Dieu

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1ère lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,12-20

Théodom

Prière du « Notre Père » – Que ton règne vienne

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KTO

C'est quoi le Royaume de Dieu ?

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KTO

Son Royaume est-il de ce monde ? Qu'est ce que le Royaume de Dieu ? Comment le comprendre ?

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Préparer des photographies représentant ce qu’il y a de bon dans le monde

(dans des magazines par exemple ou à télécharger)

L'Oasis n°19, Heureux les doux

L’Oasis n°17 : Heureux les doux

Certains évoquent l’avènement du ‘monde d’après’. Pourtant, au moment où je rédige ces lignes le virus de la COVID-19 circule toujours et personne ne sait ce que l’avenir nous réserve. Bien des choses ont changé, c’est vrai. Nos rencontres en catéchuménat et en catéchèse se cherchent : comment faire ? comment continuer ? Parfois, l’angoisse est réelle.

Catéchisme de l'Église Catholique

  • CEC – La profession de foi chrétienne – Les mystères de la vie du Christ
  1. Jésus appelle à entrer dans le Royaume à travers les paraboles, trait typique de son enseignement. Par elles, il invite au festin du Royaume mais il demande aussi un choix radical : pour acquérir le Royaume, il faut tout donner ; les paroles ne suffisent pas, il faut des actes Il faut entrer dans le Royaume, c’est-à-dire devenir disciple du Christ pour « connaître les mystères du Royaume des cieux » (Mt 13, 11). Pour ceux qui restent « dehors » (Mc 4, 11), tout demeure énigmatique (cf. Mt 13, 10-15).

Jésus fait de nous son Eglise

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Lire 1 CO 12

Série Vidéos - Théodom

Apocalypse (7 lettres aux Eglises) – Les rouages de l’Eglise

Quand l'Eglise est-elle née ?

Que signifie vivre en communauté chrétienne ?

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Catéchisme de l'Église Catholique

  • CEC – La profession de foi chrétienne – Je crois à la Sainte Église catholique

Paragraphe 2 ; L’Église – Peuple de Dieu, Corps du Christ, Temple de l’Esprit Saint. N°781 et suivant

Aperuit illis, Pape François n°4 et 8

4. Le retour du peuple d’Israël dans sa patrie, après l’exil babylonien, fut marqué de façon significative par la lecture du livre de la Loi. La Bible nous offre une description émouvante de ce moment dans le livre de Néhémie. Le peuple est rassemblé à Jérusalem sur la place de la Porte des Eaux à l’écoute de la Loi. Dispersé par la déportation, il se retrouve maintenant rassemblé autour de l’Écriture Sainte comme s’il était « un seul homme » (Ne 8, 1). À la lecture du livre sacré, le peuple « écoutait » (Ne 8, 3), sachant qu’il retrouvait dans cette parole le sens des événements vécus. La réaction à la proclamation de ces paroles fut l’émotion et les pleurs : « Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. […] Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! » (Ne 8, 8-10).

Ces mots contiennent un grand enseignement. La Bible ne peut pas être seulement le patrimoine de quelques-uns et encore moins une collection de livres pour quelques privilégiés. Elle appartient, avant tout, au peuple convoqué pour l’écouter et se reconnaître dans cette Parole. Souvent, il y a des tendances qui tentent de monopoliser le texte sacré en le reléguant à certains cercles ou groupes choisis. Il ne peut en être ainsi. La Bible est le livre du peuple du Seigneur qui, dans son écoute, passe de la dispersion et de la division à l’unité. La Parole de Dieu unit les croyants et les rend un seul peuple.

8. Le « voyage » du Ressuscité avec les disciples d’Emmaüs se termine par le repas. Le mystérieux Voyageur accepte l’insistante demande que lui adressent les deux compagnons : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse » (Lc 24, 29). S’assoyant à table avec eux, Jésus prend le pain, récite la bénédiction, le rompt et le leur donne. Alors, leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent. (cf. v. 31)

Nous comprenons de cette scène, combien est inséparable le rapport entre l’Écriture Sainte et l’Eucharistie. Le Concile Vatican II enseigne : « L’Église a toujours vénéré les divines Écritures comme elle le fait aussi pour le Corps même du Seigneur, elle qui ne cesse pas, surtout dans la sainte liturgie, de prendre le pain de vie de la table de la Parole de Dieu et de celle du Corps du Christ, pour l’offrir aux fidèles » (Dei Verbum, n. 21).

La fréquentation constante de l’Écriture Sainte et la célébration de l’Eucharistie rendent possible la reconnaissance entre personnes qui s’appartiennent. En tant que chrétiens, nous sommes un seul peuple qui marche dans l’histoire, fort de la présence du Seigneur parmi nous qui nous parle et nous nourrit. Ce jour consacré à la Bible veut être non pas « une seule fois par an », mais un événement pour toute l’année, parce que nous avons un besoin urgent de devenir familiers et intimes de l’Écriture Sainte et du Ressuscité, qui ne cesse de rompre la Parole et le Pain dans la communauté des croyants. C’est pourquoi nous avons besoin d’entrer constamment en confiance avec l’Écriture Sainte, sinon le cœur restera froid et les yeux resteront fermés, frappés comme par d’innombrables formes de cécité.

Écriture et Sacrements sont donc inséparables. Lorsque les sacrements sont introduits et illuminés par la Parole, ils se manifestent plus clairement comme le but d’un chemin où le Christ lui-même ouvre l’esprit et le cœur pour reconnaître son action salvifique. Il est nécessaire, dans ce contexte, de ne pas oublier l’enseignement qui vient du livre de l’Apocalypse. Il est dit ici que le Seigneur est à la porte et qu’Il frappe. Si quelqu’un entend sa voix et lui ouvre, Il entre pour dîner avec lui (cf. 3, 20). Le Christ Jésus, à travers l’Écriture Sainte, frappe à notre porte; si nous écoutons et ouvrons la porte de notre esprit et celle de notre cœur, alors Il entrera dans notre vie et demeurera avec nous.

Dieu nous unit à son Fils

Aller plus loin

Vidéo - Jour du Seigneur

Par le baptême, devenir enfant de Dieu

Ils étaient loin de Dieu, supportaient une vie qui ne leur convenait pas totalement. Et ils ont rencontré Dieu. Adultes, Florence, Evelyne et Joël ont vécu l’expérience extraordinaire de la conversion qui les a naturellement menés à recevoir le sacrement du baptême.

Chanson

Papa

Bigflo et Oli

Livre d'Arthur Kermalvezen - Le fils

« Arthur devait admettre que son père n’était pas son géniteur, qu’il n’était pas la chair de sa chair. C’était là un renoncement douloureux. D’autant plus cruel quand on ne sait pas de quelle autre chair on vient. »
Quand il se regarde dans le miroir, il ne se reconnaît pas. Arthur est né d’un don de gamètes. Il grandit dans une famille aimante mais, adolescent, il n’a qu’une obsession : savoir d’où il vient. Or, selon la loi, l’identité du donneur est tenue secrète.
Un jour, il se décide à faire un test ADN à l’étranger. L’espoir est bien mince. Pourtant, les résultats le lient à ceux d’une jeune femme de l’autre côté de la Manche… Il se lance alors dans une incroyable enquête.

Le Fils est l’histoire d’un homme à la recherche de ses origines. Un récit bouleversant, au cœur des questions actuelles sur la procréation. Arthur est le premier en France à avoir retrouvé l’inconnu à qui il doit la vie. Et à briser ainsi la loi de l’anonymat.

Edition. Poche – 2021

Préparer la rencontre

Vidéo - KTO

Le baptême du Christ de Giotto

Catéchèse du pape François sur le baptême

Le baptême au cœur de la vie

Dieu nous fait renaître

Aller plus loin

Témoignages et prières de catéchumènes, confirmands, accompagnateurs

Catéchèse de Cyrille de Jérusalem (IVe siècle) : Catéchèse II- mystagogie du baptême

Catéchèse de Cyrille de Jérusalem (extrait)

Sitôt entrés, vous avez ôté votre tunique ; c’était l’image de votre dépouillement du vieil homme et de ses actions. Vous vous êtes alors trouvés nus, imitant encore par-là la nudité du Christ sur la croix ; c’est par cette nudité qu’il a dépouillé les principautés et les puissances et qu’il a ouvertement triomphé d’elles du haut de ce bois. Puisque les puissances adverses s’étaient installées dans vos membres, il ne vous est plus permis de porter cette vieille tunique, homme corrompu par les convoitises trompeuses. Que l’âme qui l’a une fois dépouillée ne s’en revête jamais plus, mais qu’elle dise avec l’épouse du Christ dans le Cantique des cantiques : J’ai ôté ma tunique, comment la remettrai-je ? […]

Ainsi dépouillés vous avez été frottés d’huile consacrée, depuis le haut des cheveux jusqu’au bas du corps, et vous êtes entrés en communion avec l’olivier franc qui est Jésus-Christ. Détachés du sauvageon vous avez été entés sur l’olivier franc et vous avez eu part à la sève du Christ : elle chasse toutes les traces de la puissance adverse. De même, en effet, que le souffle des saints et l’invocation du nom de Dieu, à la manière d’une flamme violente brûlent et mettent en fuite les démons, de même cette huile consacrée reçoit par l’invocation de Dieu et par la prière, le pouvoir, non seulement de cautériser les traces de péché mais encore de faire fuir toutes les puissances invisibles du malin.

On vous a menés ensuite à la sainte piscine du divin baptême comme on a jadis porté le Christ, de la croix au sépulcre voisin. Et on a demandé à chacun de vous s’il croyait au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Vous avez fait alors la confession salutaire, puis vous vous êtes plongés trois fois dans l’eau et vous en êtes ressortis c’était un symbole des trois jours que le Christ a passés dans le tombeau. […]

De même en effet que notre Sauveur est resté trois jours et trois nuits dans le sein de la terre, de même vous aussi, en sortant pour la première fois, vous avez représenté le premier jour que le Christ a passé en terre et en vous replongeant dans l’eau, la nuit qui l’a suivi. De même que celui qui est dans la nuit ne voit plus, tandis que celui qui est dans le jour vit en pleine lumière, de même pendant votre immersion, comme dans la nuit, vous ne voyiez rien, mais à votre sortie de l’eau, vous vous trouviez comme en plein jour.

Catéchèse II : Du baptême (extrait)

Avec lecture de l’Epitre aux Romains de : « Ignorez-vous que tous, tant que nous sommes, baptisés dans le Christ Jésus, nous avons été baptisés dans sa mort ? » – jusqu’à : « Vous n’êtes plus en effet sous la loi, mais sous la grâce » (Rm 6, 3-14)

Sitôt entrés, vous avez ôté votre tunique ; c’était l’image de votre dépouillement du vieil homme et de ses actions. Vous vous êtes alors trouvés nus, imitant encore par là la nudité du Christ sur la croix ; c’est par cette nudité qu’il a dépouillé les principautés et les puissances et qu’il a ouvertement triomphé d’elles du haut de ce bois. Puisque les puissances adverses s’étaient installées dans vos membres, il ne vous est plus permis de porter cette vieille tunique, homme corrompu par les convoitises trompeuses. Que l’âme qui l’a une fois dépouillée ne s’en revête jamais plus, mais qu’elle dise avec l’épouse du Christ dans le Cantique des cantiques : J’ai ôté ma tunique, comment la remettrai-je ?

[…]

Ainsi dépouillés vous avez été frottés d’huile consacrée, depuis le haut des cheveux jusqu’au bas du corps, et vous êtes entrés en communion avec l’olivier franc qui est Jésus-Christ. Détachés du sauvageon vous avez été entés sur l’olivier franc et vous avez eu part à la sève du Christ : elle chasse toutes les traces de la puissance adverse. De même, en effet, que le souffle des saints et l’invocation du nom de Dieu, à la manière d’une flamme violente brûlent et mettent en fuite les démons, de même cette huile consacrée reçoit par l’invocation de Dieu et par la prière, le pouvoir, non seulement de cautériser les traces de péché mais encore de faire fuir toutes les puissances invisibles du malin.

On vous a menés ensuite à la sainte piscine du divin baptême comme on a jadis porté le Christ, de la croix au sépulcre voisin. Et on a demandé à chacun de vous s’il croyait au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Vous avez fait alors la confession salutaire, puis vous vous êtes plongés trois fois dans l’eau et vous en êtes ressortis : c’était un symbole des trois jours que le Christ a passés dans le tombeau.
De même en effet que notre Sauveur est resté trois jours et trois nuits dans le sein de la terre, de même vous aussi, en sortant pour la première fois, vous avez représenté le premier jour que le Christ a passé en terre et en vous replongeant dans l’eau, la nuit qui l’a suivi. De même que celui qui est dans la nuit ne voit plus, tandis que celui qui est dans le jour vit en pleine lumière, de même pendant votre immersion, comme dans la nuit, vous ne voyiez rien, mais à votre sortie de l’eau, vous vous trouviez comme en plein jour.

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Pourquoi pratiquer le baptême par immersion ?

Le Rituel de l’Initiation chrétienne des Adultes : Célébration des sacrements de l’initiation chrétienne – Notes pastorales

RICA n° 208 et 209

Catéchisme pour les Adultes des évêques de France - n° 389 Le baptême

389. Le premier sacrement de l’initiation chrétienne est le baptême. Il est « la porte des sacrements ». C’est par lui que le croyant entre dans l’Alliance et commence à en vivre. Jésus déclare que le baptême est une nouvelle naissance, par laquelle on entre dans le royaume de Dieu.

Catéchisme de l'Église Catholique

  • CEC – Les sept sacrements de l’Église – La célébration du mystère chrétien

1225. C’est dans sa Pâque que le Christ a ouvert à tous les hommes les sources du Baptême. En effet, il avait déjà parlé de sa passion qu’il allait souffrir à Jérusalem comme d’un  » Baptême  » dont il devait être baptisé (Mc 10, 38 ; cf. Lc 12, 50). Le Sang et eau qui ont coulé du côté transpercé de Jésus crucifié (Jn 19, 34) sont des types du Baptême et de l’Eucharistie, sacrements de la vie nouvelle (cf. 1 Jn 5, 6-8) : dès lors, il est possible  » de naître de l’eau et de l’Esprit  » pour entrer dans le Royaume de Dieu (Jn 3, 5).

Vois où tu es baptisé, d’où vient le Baptême, sinon de la croix du Christ, de la mort du Christ. Là est tout le mystère : il a souffert pour toi. C’est en lui que tu es racheté, c’est en lui que tu es sauvé, et, à ton tour tu deviens sauveur (S. Ambroise, sacr. 2, 6 : PL 16, 425C).

Catéchisme de l'Église Catholique

  • CEC – La profession de foi chrétienne – Je crois en l’Esprit saint

720. Enfin, avec Jean le Baptiste, l’Esprit Saint inaugure, en le préfigurant, ce qu’il réalisera avec et dans le Christ : redonner à l’homme  » la ressemblance  » divine. Le baptême de Jean était pour le repentir, celui dans l’eau et dans l’Esprit sera une nouvelle naissance (cf. Jn 3, 5).

Dieu nous donne son Esprit Saint

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L’Esprit-Saint : approfondir sa foi

Le Saint Esprit : Pour tout savoir (ou presque !) sur l'Esprit-Saint

Cinq séances pour marcher vers la Pentecôte ou la confirmation. Découvrez qui est l’Esprit dans le credo, la Bible, la morale, la liturgie et comment parler de cette Personne de la Trinité.

Pentecôte : une fête qui a traversé les millénaires

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Eric Toledano, novembre 2011

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Cédric Klapisch, mars 2022

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La confirmation

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  • CEC – Les sept sacrements de l’Église – Le sacrement de la Confirmation

1287. Or, cette plénitude de l’Esprit ne devait pas rester uniquement celle du Messie, elle devait être communiquée à tout le peuple messianique (cf. Ez 36, 25-27 ; Jl 3, 1-2). A plusieurs reprises le Christ a promis cette effusion de l’Esprit (cf. Lc 12, 12 ; Jn 3, 5-8 ; 7, 37-39 ; 16, 7-15 ; Ac 1, 8), promesse qu’il a réalisée d’abord le jour de Pâques (Jn 20, 22) et ensuite, de manière plus éclatante le jour de la Pentecôte (cf. Ac 2, 1-4). Remplis de l’Esprit Saint, les apôtres commencent à proclamer  » les merveilles de Dieu  » (Ac 2, 11) et Pierre de déclarer que cette effusion de l’Esprit est le signe des temps messianiques (cf. Ac 2, 17-18). Ceux qui ont alors cru à la prédication apostolique et qui se sont fait baptiser, ont à leur tour reçu le don du Saint-Esprit (cf. Ac 2, 38).

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  • CEC – La prière dans la vie chrétienne – Le chemin de la prière

2681.  » Nul ne peut dire : ‘Jésus est le Seigneur’, sinon sous l’action de l’Esprit Saint  » (1 Co 12, 3). L’Église nous invite à invoquer le Saint Esprit comme le Maître intérieur de la prière chrétienne.

Jésus se révèle à la fraction du pain

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Catéchisme de l'Église Catholique

  • CEC – l’économie sacramentelle – Art.2 Le mystère pascal dans les sacrements de l’Église

1131. Les sacrements sont des signes efficaces de la grâce, institués par le Christ et confiées à l’Église, par lesquelles la vie divine nous est dispensée. Les rites visibles sous lesquels les sacrements sont célébrés, signifient et réalisent les grâces propres de chaque sacrement. Ils portent fruit en ceux qui les reçoivent avec les dispositions requises.

1133. L’Esprit Saint prépare aux sacrements par la Parole de Dieu et par la foi qui accueille la Parole dans les cœurs bien disposés. Alors, les sacrements fortifient et expriment la foi.

1134. Le fruit de la vie sacramentelle est à la fois personnel et ecclésial. D’une part ce fruit est pour tout fidèle la vie pour Dieu dans le Christ Jésus ; d’autre part il est pour l’Église croissance dans la charité et dans sa mission de témoignage.

Livre de Christian Salenson - Catéchèses mystagogiques pour aujourd’hui, habiter l’eucharistie

Catéchèse du pape : La prière eucharistique, « raison même de la célébration »

Vidéo

Pourquoi peut-on dire que ce sacrement est central dans la foi chrétienne ?

Vidéo KTO

Vidéo - Le pain de vie

Vidéo - Les tablettes de la foi - l'Eucharistie

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Livre de Philippe Béguerie et Claude Duchesneau - Pour vivre les sacrements

Edition Novalis Cerf – 2001 – p. 32-34

Livre de Bernard Sesboüé - Comprendre l'eucharistie

Une synthèse théologique sur le sacrement de l’eucharistie à destination des croyants. L’auteur se demande en quoi le sacrifice du Christ est un des fondements du mystère chrétien et comment sa célébration réunit l’Eglise comme symbole du corps du Christ. Il examine également les différentes déclinaisons confessionnelles de l’eucharistie et défend une réconciliation oecuménique.

Edition Salvator – 2020

Jésus est notre pain

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Livre

Christian Salenson, Catéchèses mystagogiques pour aujourd’hui, habiter l’eucharistie – Edition Bayard – 2008

Vidéo - L'Eucharistie

KTO

L'Église renouvelle le geste du Christ, don prodigieux de son corps et de son sang à chaque eucharistie. Pourquoi peut-on dire que ce sacrement est central dans la foi chrétienne ?

Vidéo - Le pain de vie

Lors d’un repas, 4 exégètes rappellent comment la Bible utilise les réalités (pain, vin) pour parler de la relation entre le Peuple et son Dieu. Une “mise en Cène” fait comprendre comment le Christ s’est offert comme “pain de vie”.

Vidéo - Les tablettes de la foi - L'Eucharistie

Souvent réduite à la Communion, qu’est-ce que réellement l’Eucharistie ?

PRIXM

La multiplication des pains, préfiguration eucharistique

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Catéchèse du pape François sur l’eucharistie

Eucharistie et partage - Louis-Marie Chauvet

Sacramentum caritatis – Benoit XVI

1. Sacrement de l’amour, [1] la sainte Eucharistie est le don que Jésus Christ fait de lui-même, nous révélant l’amour infini de Dieu pour tout homme. Dans cet admirable Sacrement se manifeste l’amour « le plus grand », celui qui pousse « à donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). En effet, Jésus « les aima jusqu’au bout » (Jn 13, 1). Par cette expression, l’Évangéliste introduit le geste d’humilité infinie accompli par Jésus: avant de mourir pour nous sur la croix, se nouant un linge à la ceinture, il lave les pieds de ses disciples. De la même manière, dans le Sacrement de l’Eucharistie, Jésus continue de nous aimer « jusqu’au bout », jusqu’au don de son corps et de son sang. Quel émerveillement dut saisir le cœur des disciples face aux gestes et aux paroles du Seigneur au cours de la Cène! Quelle merveille doit susciter aussi dans notre cœur le Mystère eucharistique!

De la soif à la source

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PRIXM

Jésus et la Samaritaine : tout ça parce qu’Il avait soif

Vidéo - Jésus et la Samaritaine

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Des ténèbres à la lumière

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Vidéo - Le jour du Seigneur

Miraculé de Lourdes

Article - La Croix

Pourquoi la lumière est si importante lors d’un baptême ?

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Le Rituel de l’Initiation chrétienne des Adultes : Notes pastorales de 148 à 153

148. Les scrutins, que l’on célèbre solennellement le dimanche, sont accomplis au moyen des exorcismes. Ils ont ce double but : faire apparaître dans le cœur de ceux qui sont appelés ce qu’il y a de faible, de malade et de mauvais, pour le guérir, et ce qu’il y a de bien, de bon et de saint, pour l’affermir. Ils sont donc faits pour purifier les cœurs et les intelligences, fortifier contre les tentations, convertir les intentions, stimuler les volontés, afin que les catéchumènes s’attachent plus profondément au Christ et poursuivent leur effort pour aimer Dieu. Ils donnent aux futurs baptisés la force du Christ, qui est, le Chemin, la Vérité et la Vie.

Télécharger et imprimer les images doubles proposées dans Initiales n° 229

Préparation ultime des catéchumènes : les scrutins, trois rites pénitentiels durant le Carême

Livre Scrute ton cœur - vivre les scrutins trois célébrations vers le baptême

Service du catéchuménat de Poitiers – Edition. CRER – 2006

Récit de la guérison de l’aveugle-né en Carême

De la mort à la vie

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Vidéo - Le jour du Seigneur

La résurrection de Lazare par Giotto.

Article - La Croix

La résurrection : un témoignage

Livre de Jean-Dominique Bauby - Le scaphandre et le paillon

Le 8 décembre 1995, brutalement, un accident vasculaire a plongé Jean-Dominique Bauby dans un coma profond. Quand il en est sorti, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce qu’on appelle le  » locked-in syndrome  » – littéralement : enfermé à l’intérieur de lui-même -, il ne pouvait plus bouger, manger, parler ou même simplement respirer sans assistance. Dans ce corps inerte, seul un oeil bouge. Cet oeil – le gauche -, c’est son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie.
Avec son oeil, il cligne une fois pour dire  » oui « , deux fois pour dire  » non « . Avec son oeil, il arrête l’attention de son visiteur sur les lettres de l’alphabet qu’on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières… Avec son oeil, il a écrit ce livre : chaque matin pendant des semaines, il en a mémorisé les pages avant de les dicter, puis de les corriger.

Edition Robert Lafont – 1997

Film

Le scaphandre et le papillon

Julian Schnabel

Livre de Philippe Pozzo Di Borgo - Le second souffle

Il est insupportable, vaniteux, orgueilleux, brutal, inconstant, humain. Sans lui, je serais mort de décomposition. Abdel m’a soigné sans discontinuité, comme si j’étais un nourrisson. Attentif au moindre signe, présent, pendant toutes mes absences, il m’a délivré quand j’étais prisonnier, protégé quand j’étais faible. Il m’a fait rire quand je craquais. Il est mon diable gardien. P. P. d. B.

L’histoire vraie de la rencontre improbable du riche tétraplégique et du jeune beur de banlieue qui a inspiré le film Intouchables.

Edition Bayard – 2012

Film

Intouchable

Olivier Nakache et Eric Toledano

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Le Rituel de l’Initiation chrétienne des Adultes : Notes pastorales de 148 à 153

148. Les scrutins, que l’on célèbre solennellement le dimanche, sont accomplis au moyen des exorcismes. Ils ont ce double but : faire apparaître dans le cœur de ceux qui sont appelés ce qu’il y a de faible, de malade et de mauvais, pour le guérir, et ce qu’il y a de bien, de bon et de saint, pour l’affermir. Ils sont donc faits pour purifier les cœurs et les intelligences, fortifier contre les tentations, convertir les intentions, stimuler les volontés, afin que les catéchumènes s’attachent plus profondément au Christ et poursuivent leur effort pour aimer Dieu. Ils donnent aux futurs baptisés la force du Christ, qui est, pour eux, le Chemin, la Vérité et la Vie ;

Je suis la résurrection et la vie

Préparation ultime des catéchumènes : les scrutins, trois rites pénitentiels durant le Carême

Livre Scrute ton cœur - vivre les scrutins trois célébrations vers le baptême

Service du catéchuménat de Poitiers – Edition. CRER – 2006

Noël

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Pour vivre l'Avent

  • Invité à visiter les sites diocèses et leurs propositions de l’Avent à Noël : retraite en ligne, calendrier de l’Avent, …
  • Proposer de faire chez soi une couronne de l’Avent et une crèche
  • Qu’est-ce que la couronne de l’Avent
  • Vivre une retraite en ligne avec Théodom

Pour vivre Noël

Invité à vivre la messe de la nuit ou du jour de Noël

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Directoire pour la Catéchèse n° 12 et n°19

La révélation et sa transmission

12. Dieu révèle et réalise son dessein d’une manière nouvelle et définitive en la personne du Fils, envoyé dans notre chair, par lequel les hommes « accèdent dans l’Esprit Saint, auprès du Père et sont rendus participants de la nature divine » (DV 2). La Révélation est une initiative d’amour de Dieu orientée vers la communion : « Par cette Révélation, le Dieu invisible (cf. Col 1, 15 ; 1 Tm 1, 17) s’adresse aux hommes en son surabondant amour comme à des amis (cf. Ex 33, 11 ; Jn 15, 14-15), il s’entretient avec eux (cf. Ba 3, 28) pour les inviter et les admettre à partager sa propre vie » (DV 2). L’économie de la Révélation « comprend des actions et des paroles intimement liées entre elles, de sorte que les œuvres, accomplies par Dieu dans l’histoire du salut, attestent et corroborent et la doctrine et le sens indiqués par les paroles, tandis que les paroles proclament les œuvres et éclairent le mystère qu’elles contiennent » (DV 2). En demeurant en tant qu’homme parmi les hommes, Jésus non seulement révèle les secrets de Dieu, mais accomplit l’œuvre du salut. En effet, « C’est donc lui – le voir, c’est voir le Père (cf. Jn 14, 9) – qui, par toute sa présence et par la manifestation qu’il fait de lui-même par ses paroles et ses œuvres, par ses signes et ses miracles, et plus particulièrement par sa mort et sa résurrection glorieuse d’entre les morts, par l’envoi enfin de l’Esprit de vérité, achève en l’accomplissant la Révélation, et la confirme encore en attestant divinement que Dieu lui-même est avec nous pour nous arracher aux ténèbres du péché et de la mort et nous ressusciter pour la vie éternelle » (DV 4).

19. La foi est un don de Dieu et une vertu surnaturelle, qui peut naître intérieurement comme un fruit de la grâce et comme une réponse libre à l’Esprit Saint, qui amène le cœur à la conversion et le tourne vers Dieu, en lui donnant « la douce joie de consentir et de croire à la vérité » (DV 5). Guidé par la foi, l’homme en vient à contempler et à apprécier Dieu en tant qu’amour (cf. 1 Jn 4, 7-16). La foi, comme accueil personnel du don de Dieu, n’est ni irrationnelle ni aveugle. « La lumière de la raison et celle de la foi viennent toutes deux de Dieu, […] c’est pourquoi elles ne peuvent se contredire »[10]. La foi et la raison, en effet, sont l’une et l’autre complémentaires : si la raison évite à la foi de tomber dans le fidéisme ou le fondamentalisme, « seule la foi permet de pénétrer le mystère, dont elle favorise une compréhension cohérente »[11].

L'Oasis n°14, La promesse de Dieu, c'est Jésus lui-même ! Mgr Carré

Détail de La Nativité de Noël Coypel

La promesse de Dieu, c’est Jésus lui-même !

La promesse de Dieu, c'est Jésus lui-même ! L'accueillir est un chemin de bonheur.

La visitation : rencontre entre deux femmes enceintes

Célébrer dans le temps de l'Avent et de Noël

Noël

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article sur Rencontre Jésus

Que fêtent les chrétiens à Noël ?

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Découvrir le bienheureux Antoine Chevrier

Fêter Noël en 21 questions

Visiter les crèches dans les églises du secteur

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Il a déjà tes yeux ! Bande annonce

film de Lucien Jean-Baptiste - 2017

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Catéchisme de l'Église Catholique

CEC la profession de foi chrétienne – art.3. §1 Le Fils de Dieu s’est fait homme

  1. Le Verbe s’est fait chair pour que nous connaissions ainsi l’amour de Dieu…
  2. 4 Le Verbe s’est fait chair pour être notre modèle de sainteté
  3. Le Verbe s’est fait chair pour nous rendre participants de la nature divine…
  4. La foi en l’Incarnation véritable du Fils de Dieu est le signe distinctif de la foi chrétienne…
  5. Le Christ est vrai Dieu et vrai homme, dans l’unité de sa personne divine…

L'Oasis n°14, La promesse de Dieu, c'est Jésus lui-même ! Mgr Carré

Détail de La Nativité de Noël Coypel

La promesse de Dieu, c’est Jésus lui-même !

La promesse de Dieu, c'est Jésus lui-même ! L'accueillir est un chemin de bonheur.

Des épiphanies

Des épiphanies – P Marcel Domergue

Pâques

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Inviter le catéchumène à vivre la semaine Sainte avec la paroisse

Série vidéos - ThéoDom

Pour vivre la semaine sainte, 8 vidéos pour entrer dans un mystère théologique de la Passion du Christ.

Vidéos - Le jour du Seigneur

Yves Combeau répond pour vous aux questions :

  • Pourquoi Jésus est-il mort sur une croix ?
  • Qui a tué Jésus ?
  • Pourquoi est-il mort ?

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Quel est le sens du chemin de croix ?

Chemin de croix, méditation active de la Passion

Pâques

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Inviter le catéchumène à vivre la semaine Sainte avec la paroisse

La Résurrection

Que se passe-t-il vraiment lors de la Résurrection de Jésus, fêtée à Pâques ?

Vidéo - Théodom

Résurrection de Jésus, que dit la Bible ?

Vidéo - Théodom

La résurrection selon Tolkien.

Vidéos - Le jour du Seigneur

Faut-il des preuves pour croire ?

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Directoire pour la Catéchèse et Kérygme

L'Oasis n°7 , La Résurrection de la chair

L'Oasis n°7 couverture

L’Oasis n°7 : La résurrection de la chair

« Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » (Genèse 3,19). Le mercredi des cendres, nous avons commencé ainsi notre carême. Le texte hébreu originel fait plus écho à la « terre » qu’à la poussière. Il se réfère à cette terre que Dieu, grâce à son souffle, a modelé en homme et femme, à la différence de tous les autres êtres créés. Donc au début de la création, face au péché originel, la Parole de Dieu n’était pas une menace de vengeance mais plutôt une promesse et une révélation inouïe.

Avec Marie Modèle pour notre foi

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La foi de Marie : catéchèse du pape Benoît XVI - audience du 19/12/12

Chers frères et sœurs,

Sur le chemin de l’Avent, la Vierge Marie occupe une place particulière, elle qui, de manière unique, a attendu la réalisation des promesses de Dieu, accueillant dans la foi et dans sa chair Jésus, le Fils de Dieu, dans une obéissance totale à la volonté divine. Aujourd’hui, je voudrais réfléchir brièvement avec vous sur la foi de Marie, à partir du grand mystère de l’Annonciation.

« Chaîre kecharitomene, ho Kyrios meta sou », « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 28). Ce sont les paroles, rapportées par l’évangéliste Luc, par lesquelles l’archange Gabriel s’adresse à Marie. A première vue, le terme chaîre, « réjouis-toi », ressemble à une salutation normale, selon l’usage dans le monde grec, mais cette parole, lue dans le contexte de la tradition biblique, acquiert une signification beaucoup plus profonde. Cette expression est présente quatre fois dans la version grecque de l’Ancien Testament, et toujours comme une annonce joyeuse de la venue du Messie (cf. So 3, 14 ; Jl 2, 21 ; Za 9, 9 ; Lam 4, 21). Le salut de l’ange à Marie est donc une invitation à la joie, à une joie profonde ; il annonce la fin de la tristesse qui existe dans le monde devant les limites de la vie, la souffrance, la mort, la méchanceté, les ténèbres du mal qui semble obscurcir la lumière de la bonté de Dieu. C’est une salutation qui marque le début de l’Evangile, de la Bonne Nouvelle.

Mais pourquoi Marie est-elle ainsi invitée à se réjouir ? La réponse se trouve dans la seconde partie de la salutation : « le Seigneur est avec toi ». Ici aussi, pour bien comprendre le sens de cette expression, il faut nous tourner vers l’Ancien Testament. Dans le livre de Sophonie, nous trouvons cette expression « Pousse des cris de joie, fille de Sion… le Seigneur est roi d’Israël au milieu de toi… Yahvé ton Dieu est au milieu de toi, héros sauveur ! » (3, 14-17). Il y a dans ces paroles une double promesse faite à Israël, à la fille de Sion : Dieu viendra en Sauveur et établira sa demeure précisément au milieu de son peuple, dans le sein de la fille de Sion. Cette promesse se réalise exactement dans le dialogue entre l’ange et Marie : Marie est identifiée au peuple épousé par Dieu, elle est vraiment la fille de Sion en personne ; en elle s’accomplit l’attente de la venue définitive de Dieu, en elle le Dieu vivant établit sa demeure.

Dans la salutation de l’ange, Marie est appelée « comblée de grâce » ; en grec le terme « grâce », charis, a la même racine linguistique que le mot « joie ». Dans cette expression aussi, on perçoit encore plus clairement la source de cette joie de Marie : la joie provient de la grâce, elle vient donc de la communion avec Dieu, de la connexion vitale qu’elle a avec lui, du fait qu’elle est la demeure de l’Esprit Saint, totalement modelée par l’action de Dieu. Marie est la créature qui a, de manière unique, ouvert grand les portes à son Créateur, elle s’est remise entre ses mains, sans limites. Elle vit entièrement de et dans la relation avec le Seigneur ; elle est dans une attitude d’écoute, attentive à saisir les signes de Dieu sur le chemin de son peuple ; elle est insérée dans une histoire de foi et d’espérance dans les promesses de Dieu, qui constitue le tissu de son existence. Et elle se soumet librement à la parole reçue, à la volonté divine dans l’obéissance de la foi.

L’évangéliste Luc raconte l’histoire de Marie à travers un parallèle subtil avec celle d’Abraham. De même que le grand patriarche est le père des croyants, qui a répondu à l’appel de Dieu à quitter la terre sur laquelle il vivait, à sortir de ses sécurités, pour emprunter un chemin vers une terre inconnue et possédée uniquement dans la promesse divine, ainsi Marie s’en remet avec une confiance totale à la parole que lui annonce le messager de Dieu et elle devient le modèle et la mère de tous les croyants.

Je voudrais souligner un autre aspect important : l’ouverture de l’âme à Dieu et à son action dans la foi inclut aussi un élément d’obscurité. La relation de l’être humain avec Dieu ne supprime pas la distance entre le Créateur et la créature, n’élimine pas ce qu’affirme l’apôtre Paul devant la profondeur de la sagesse de Dieu : « Que ses décrets sont insondables et ses voies incompréhensibles ! » (Rm 11, 33). Mais justement celui qui, comme Marie, est totalement ouvert à Dieu, parvient à accepter la volonté divine, même si elle est mystérieuse, même si, souvent, elle ne correspond pas à notre volonté et qu’elle est une épée qui transperce l’âme, comme le dira prophétiquement le vieillard Siméon à Marie, au moment où Jésus sera présenté au Temple (cf. Lc 2, 35).

Le cheminement de foi d’Abraham comprend le moment de joie qu’est le don de son fils Isaac, mais aussi un moment d’obscurité, lorsqu’il doit gravir le mont Moriah pour accomplir un geste paradoxal : Dieu lui demande de sacrifier le fils qu’il vient de lui donner. Sur la montagne, l’ange lui donnera un ordre : « N’étends pas la main contre l’enfant ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique » (Gn 22, 12) ; la confiance totale d’Abraham dans le Dieu fidèle à ses promesses ne diminue pas, même lorsque sa parole est mystérieuse et difficile, quasiment impossible, à accueillir.

Il en est de même pour Marie, elle vit la joie de l’Annonciation dans la foi, mais elle traverse aussi l’obscurité de la crucifixion de son fils, pour pouvoir rejoindre la lumière de la Résurrection.

Ce n’est pas différent pour le cheminement de foi de chacun d’entre nous : nous rencontrons des moments de lumière, mais aussi des passages où Dieu semble absent, où son silence pèse dans notre cœur et où sa volonté ne correspond pas à la nôtre, à ce que nous voudrions. Mais plus nous nous ouvrons à Dieu, en accueillant le don de la foi, en mettant toute notre confiance en lui, comme Abraham et Marie, et plus il nous rend capables, par sa présence, de vivre toutes les situations de la vie dans la paix et la certitude de sa fidélité et de son amour. Mais cela signifie sortir de nous-mêmes et de nos projets, pour que la Parole de Dieu soit la lampe qui guide nos pensées et nos actions.

Je voudrais encore m’arrêter sur un aspect qui émerge des récits sur l’enfance de Jésus racontés par saint Luc. Marie et Joseph amènent leur enfant à Jérusalem, au Temple, pour le présenter et le consacrer au Seigneur comme le prescrit la loi de Moïse : « Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur » (Lc 2, 22-24). Ce geste de la Sainte Famille acquiert un sens encore plus profond si nous le lisons à la lumière de la science évangélique de Jésus qui, à l’âge de douze ans, après trois jours de recherches, est retrouvé dans le Temple en train de discuter avec les maîtres. Aux paroles empreintes de préoccupations de Marie et de Joseph : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois ! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés », correspond la mystérieuse réponse de Jésus : « Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison d
e mon Père ? ». C’est-à-dire dans la propriété de mon Père, dans la maison de mon Père, comme doit le faire un fils. Marie doit renouveler la foi profonde avec laquelle elle a dit « oui » à l’Annonciation ; elle doit accepter que le véritable Père de Jésus ait la préséance ; elle doit laisser libre ce fils qu’elle a engendré, pour qu’il poursuive sa mission. Et le « oui » de Marie à la volonté de Dieu, dans l’obéissance de la foi, se répète tout au long de sa vie, jusqu’au moment le plus difficile, celui de la Croix.

Devant tout cela, nous pouvons nous demander : comment Marie a-t-elle pu vivre ce chemin à côté de son fils avec une foi aussi solide, même dans l’obscurité, sans perdre sa confiance totale dans l’action de Dieu ? Il y a une attitude de fond que Marie assume devant ce qui arrive dans sa vie. A l’Annonciation, elle est troublée en entendant les paroles de l’ange : c’est la crainte que l’homme éprouve quand il est touché par la proximité de Dieu, mais ce n’est pas le comportement de quelqu’un qui a peur de ce que Dieu pourrait lui demander. Marie réfléchit, elle s’interroge sur la signification de cette salutation (cf. Lc 1, 29). Le terme grec utilisé dans l’évangile pour définir cette « réflexion », dielogizeto, rappelle la racine du mot « dialogue ». Cela signifie que Marie entre dans un dialogue intime avec la Parole de Dieu qui lui a été annoncée, elle ne la considère pas de manière superficielle, mais elle s’arrête, elle la laisse pénétrer dans son esprit et dans son cœur pour comprendre ce que le Seigneur veut d’elle, la signification de l’annonce.

Nous trouvons encore dans l’évangile de saint Luc un autre signe de l’attitude intérieure de Marie devant l’action de Dieu, au moment de la naissance de Jésus, après l’adoration des bergers. Il est dit que Marie « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (Lc 2, 19) ; le terme grec est symballon : nous pourrions dire qu’elle « gardait ensemble », « mettait ensemble » dans son cœur tous les événements qui lui arrivaient ; elle plaçait chaque élément, chaque parole, chaque fait à l’intérieur d’un tout et le confrontait, le conservait, reconnaissant que tout vient de la volonté de Dieu.

Marie ne s’arrête pas à une première compréhension superficielle de ce qui arrive dans sa vie, mais elle sait regarder en profondeur, elle se laisse interpeler par les événements, elle les élabore, les discerne, et acquiert ainsi cette compréhension que seule la foi peut garantir. C’est l’humilité profonde de la foi obéissante de Marie qui accueille en elle ce qu’elle ne comprend pas de l’action divine, permettant que ce soit Dieu qui lui ouvre l’esprit et le cœur. « Bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! », s’exclame sa cousine Elisabeth. C’est précisément pour sa foi que toutes les générations la diront bienheureuse.

Chers amis, la solennité de la naissance du Seigneur que nous célèbrerons bientôt, nous invite à vivre la même humilité et la même obéissance de la foi. La gloire de Dieu ne se manifeste pas dans le triomphe et le pouvoir d’un roi, elle ne resplendit pas dans une ville connue, dans un somptueux palais, mais elle établit sa demeure dans le sein d’une vierge, elle se révèle dans la pauvreté d’un petit enfant. La toute-puissance de Dieu, même dans notre vie, agit avec la force, souvent silencieuse, de la vérité et de l’amour. La foi nous dit alors qu’à la fin, la puissance sans défense de ce petit enfant vaincra le bruit des puissances de ce monde. Merci !

Marie dans la Bible - Vidéo

Découvrir Marie à travers différentes propositions :

  • Sanctuaires et pèlerinages mariaux
  • Les fêtes mariales

Préparer la rencontre

L'Oasis n°18, Le seigneur est avec vous

L’Oasis n°18 : Le Seigneur est avec vous

Marie suscite à la fois de l'intérêt, de l'affection ; elle fait couler beaucoup d'encre alors qu'elle n'a rien dit ou presque et que dans la Bible elle a très peu la parole ... elle reste très vénérée dans les lieux de pèlerinage ... et en même temps elle dérange quand il semble que les croyants ne la mettent pas à la bonne place ...

Catéchisme de l'Église Catholique

CEC – 149-2618 (prière à Marie)

  • 466 (Marie mère de Dieu)
  • 966 (Assomption)
  • 975 (mère de l(Eglise)
  • 511 (le oui libre de Marie)

Catéchisme de l'Église Catholique

  • CEC 508 – Dogme de l’Immaculée conception

Avec Pierre sur le chemin de la foi

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Biographie de Saint Pierre

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Pourquoi Jésus a-t-il choisi Pierre ? Pierre renia Jésus trois fois, Pierre m’aimes-tu ? …

Croire

Simon-Pierre alia Saint Pierre

Article la foi à l'épreuve

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Directoire pour la Catéchèse n° 197 et 199

L’EXPÉRIENCE HUMAINE

197. L’expérience humaine est constitutive de la catéchèse, à la fois dans son identité et dans son processus, ainsi que dans ses contenus et sa méthode, car ce n’est pas seulement le lieu où l’on fait résonner la Parole de Dieu, mais aussi l’espace dans lequel Dieu parle. L’expérience des individus ou de la société tout entière doit être associée à une attitude d’amour, d’hospitalité et de respect. Dieu agit dans la vie de chacun et dans l’histoire et le catéchiste, s’inspirant du style de Jésus, se laisse rejoindre par cette présence. Cela libère du fait de penser la personne et l’histoire uniquement en tant que destinataires de la proposition et ouvre à une relation de réciprocité et de dialogue, tout en étant à l’écoute de ce que l’Esprit Saint est déjà silencieusement en train d’opérer.

199. La catéchèse, à l’instar de Jésus, aide à éclairer et à interpréter les expériences de la vie à la lumière de l’Évangile. L’homme contemporain connaît des situations fragmentaires dont il a lui-même du mal à saisir le sens unitaire. Cela peut même conduire à vivre de manière séparée la foi que l’on professe et les expériences humaines que l’on vit. La relecture de l’existence avec les yeux de la foi favorise sa vision sapientielle et intégrale. Lorsque la catéchèse néglige de corréler les expériences humaines et le message révélé, on court le danger de juxtapositions artificielles ou d’incompréhensions de la vérité.

Catéchisme de l'Église Catholique

  • CEC – La vie dans le Christ – La vocation de l’homme : la vie dans l’Esprit- La dignité de la personne humaine

1745. La liberté caractérise les actes proprement humains. Elle rend l’être humain responsable des actes dont il est volontairement l’auteur. Son agir délibéré lui appartient en propre.

  • CEC – La vie dans le Christ – La vocation de l’homme : la vie dans l’Esprit- La dignité de la personne humaine

1816. Le disciple du Christ ne doit pas seulement garder la foi et en vivre, mais encore la professer, en témoigner avec assurance et la répandre :  » Tous doivent être prêts à confesser le Christ devant les hommes et à le suivre sur le chemin de la Croix, au milieu des persécutions qui ne manquent jamais à l’Église  » (LG 42 ; cf. DH 14). Le service et le témoignage de la foi sont requis pour le Salut :  » Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, je me déclarerai, moi aussi, pour lui devant mon Père qui est aux cieux ; mais celui qui me reniera devant les hommes, je le renierai, moi aussi, devant mon Père qui est aux cieux  » (Mt 10, 32-33).